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Gandrange mise sur le développement durable pour changer d'image

Article publié le 26 mars 2013

La silhouette noire de l’aciérie fermée en mars 2009 écrase encore Gandrange. Rue des Ecoles, on ne voit qu’elle. ArcelorMittal s’est engagée à faire disparaître du paysage d’ici 2017 ce souvenir des promesses non tenues de Sarkozy. Depuis, le symbole de l’industrie sidérurgique qui se meurt est devenu celui du développement durable. La commune de 2 850 habitants a en effet dernièrement décroché sa troisième au concours des villes et villages fleuris. Histoire de regarder vers l’avenir et de changer radicalement d’image.

Gandrange mise sur le développement durable pour changer d'image

Situé à l’une des entrées de la ville, le verger lorrain rappelle le Gandrange d’antan avec ses vignes et ses arbres fruitiers. La commune a été créée en 842. L’aciérie a marqué l’histoire de la ville que sur une courte période de 45 ans.

Dotée d’une fleur en 2008, Gandrange en a obtenu une seconde en 2010 et une troisième en 2012 sans pour autant augmenter son budget fleurissement et sans service dédié aux espaces verts. La commune a dépensé malin et a séduit le jury par sa démarche globale qui va dans le sens du développement durable.

Une cuve de 3 000 litres a été enterrée près du lavoir fontaine dans le quartier de Boussange, afin de récupérer une partie de l’eau provenant des sources pour l’arrosage. Gandrange a également décidé d’intensifier le recours aux plantes vivaces, peu exigeante en eau, pour son fleurissement. De la même manière, le paillage des massifs a été systématisé pour garder l’humidité et l’arrosage automatique des ronds-points est désormais effectué aux heures les moins chaudes de l’été pour limiter l’évaporation. Dans le but de préserver la biodiversité, la commune a implanté un hôtel à insectes sur le rond-point de Boussange et a semé des mélanges fleuris près du parking de la cité Saint-Hubert. Les trois écoles communales se sont par ailleurs dotées d’un jardin pédagogique. Elle s’est en outre doté d’une machine à désherbage à eau chaude et a réduit son utilisation de produits phytosanitaires de 66,7 % entre 2008 et 2012.

Enfin, l’ensemble du cadre de vie a été repensé. En témoigne les panneaux modulables aux deux entrées de ville qui ont remplacé les bâches d’information, ainsi que les onze installées pour endiguer l’accroissement du nombre de déjections canines.

Thèmes

Biodiversité Développement durable Environnement Développement local