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Suicide et anti-acné : l'Afssaps alerte

Article publié le 23 novembre 2007

L’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) met une nouvelle fois en garde sur les conditions de prescription d’un traitement anti-acnéique à base de isotrétinoïne. En effet, l’isotrétinoïne, plus connu sous le nom de Roaccutane® est prescrit en cas d’acné sévère. Commercialisé depuis plus de vingt ans, la mise sur le marché des génériques tels que Curacne®, Procuta® et Contracné® datent de 2002.

Depuis une dizaine d’années, le Roaccutane® est suivi de près en raison des ces effets psychiatriques : tentatives de suicide, risque de dépression, etc. Au total, quinze suicides et une vingtaine de tentatives chez des patients présentant des antécédents psychiatriques seraient liés à sa prescription depuis 1985.

« La notice patient a régulièrement été modifiée pour mettre en garde sur le risque de dépression, de tentatives de suicide et de suicide dans la liste des effets indésirables des médicaments » précise l’Afssaps.

Selon l’Afssaps, ce médicament « fait l’objet d’un dispositif renforcé de pharmacovigilance depuis 1995 ». Elle ajoute que « les études publiées n’ont pas permis à ce jour de démontrer une association entre la dépression et la prise d’isotrétinoïne ». Suite au suicide d’un adolescent de 17 ans, l’Afssaps met en garde les prescriptions et tente d’ « explorer d’éventuelles mesures complémentaires » telles que la mise en oeuvre de RBP (Recommandations de Bonnes Pratiques) en vue de sensibiliser corps médical et patients.

Voir le communiqué de presse de l’Afssaps : http://www.datapressepremium.com/rmdiff/CPisotretinoine1.pdf