Plusieurs projets d’envergure soulignent la volonté du service public de s’inscrire dans une démarche environnementalement propre.
Le
secteur public se met au vert et aux technologies propres. Que demander
de mieux, après tout c’est l’argent du contribuable, alors quand il est
utilisé pour promouvoir des équipements qui bénéficieront à sa santé et
à son environnement… Ce sont plusieurs événements qui m’ont donné
l’idée d’écrire un post sur l’aspect « public » des technologies
propres. Après tout, vu les sommes et le « pari sur l’avenir » que cela
implique, il est bien du ressort de l’activité publique de montrer
l’exemple.
En Ile de France, c’est une station du RER A dans l’Ouest parisien qui se met au solaire. Le projet,
mené conjointement par la SCNF, exploitant du RER, et la région, est
estampillé HQE, le label de la construction propre et de qualité, pour
un coût de 3,2 millions d’euros. Une membrane photovoltaïque de 175m
carrés fournira 25% de l’énergie de la gare. L’énergie solaire ne sera
pas la seule mise à l’honneur, puisque l’isolation thermique du
bâtiment sera revue, un vrai problème dans les gares qui sont pleines
de courants d’air et d’ouvertures vers l’extérieur. Au final, la gare
devrait consommer 64% d’énergie en moins, et ses émissions de GES
seront réduites de 84%.
De l’autre côté de la région, à Pantin,
c’est une école « zéro énergie » qui doit ouvrir en 2010. Le concept
est donc que le bâtiment produise au moins autant d’énergie qu’il n’en
consomme, d’où le « zéro énergie », et pourquoi pas produire un surplus
pour d’autres services publics (on serait alors dans le cas d’un
bâtiment dit à « énergie positive »). Egalement estampillée HQE,
l’énergie produite le sera par le biais d’un peu plus de mille capteurs
photovoltaïque, toujours dans l’énergie solaire donc, mais également de
15 sondes géothermiques. Coût du projet : 10 millions d’euros, soit 23%
de plus que pour la même construction « standard », mais avec un gain
d’énergie de 30%.
Enfin en province, c’est à Grenoble
qu’une nouvelle initiative publique met la ville un peu plus au vert,
avec une convention signée entre Gaz Electricité de Grenoble et
l’office HLM de Grenoble Actis. L’objectif est d’optimiser la
consommation d’énergie, de promouvoir le renouvelable (avec des
installations photovoltaïques notamment, mais aussi des véhicules propres).
C’est également ici que le terme « public » prend tout son sens puisque
des tarifs sociaux vont permettre à des populations à faible revenus de
profiter elles aussi des énergies propres.





