Article publié le 11 juillet 2008
Jatropha ou le biocarburant d’Afrique, un buvard pour éponger une marée noire, contrôler les vaches par wifi, un stylo pour apprendre à écrire, une tondeuse robot, ... retrouvez la suite de l’excellente revue de presse de Jean Zin. Cette fois sur les technologies.

Les soucoupes volantes ne seront peut-être bientôt plus le fait de la seule science-fiction. Subrata Roy, professeur de l’université de technologie mécanique et aérospatiale de Floride, a soumis une demande de brevet pour une conception circulaire d’appareil volant, rappelant les vaisseaux spatiaux des innombrables films d’Hollywood. Subrata Roy a cependant baptisé son appareil en toute simplicité "véhicule aérien électromagnétique sans ailes," ou WEAV.
Le véhicule se déplace par un phénomène appelé la magnétohydrodynamique. Une force propulsive est créée lorsqu’un courant ou un champ magnétique est passé au travers d’un fluide conducteur. Dans le cas de l’appareil de Roy, le fluide est créé par des électrodes qui couvrent chacune des surfaces du véhicule et ionisent l’air environnant en un plasma.
L’air environnant subit un mouvement, créant un effet ascensionnel, et assurant une stabilité contre les rafales de vent.
Un des aspects les plus intéressants de l’utilisation de la magnétohydrodynamique est que le véhicule n’aura aucune pièce mobile. L’absence de pièces mécaniques traditionnelles, telles que des propulseurs ou des réacteurs, devrait fournir une fiabilité énorme. Une telle conception permettra également au WEAV de planer et décoller verticalement.
Le prototype proposé à la construction est de petite taille, dans les 16cm, alimenté par des batteries embarquées.

General Motors s’apprête à commercialiser en Europe une voiture capable de voir et d’analyser certaines caractéristiques de la route. Plus précisément, le véhicule détecte et interprète les principaux panneaux de signalisation ainsi que le marquage au sol.
Le système utilise une petite caméra située entre le pare-brise et le rétroviseur central. Celle-ci filme la route à raison de 30 images par seconde et les retransmet à deux microprocesseurs de traitement de signal. Le traitement permet de repérer un panneau sur une portée de 100m environ. Lorsque c’est le cas, celui-ci est affiché sur le tableau de Bord, entre le compteur de vitesses et le compte-tours. Le système peut même détecter le non respect d’une limitation de vitesse, si c’est le cas, un signal sonore avertit immédiatement le conducteur. Toutefois, l’électronique ne sera pas aux commandes de la voiture et ce sera à l’humain de prendre la décision de freiner.


Les chercheurs de l’Institut Fraunhofer de techniques de mesures physique (IPM) élaborent actuellement un générateur thermoélectrique permettant de convertir la chaleur d’échappement des voitures en électricité. Ce module pourrait servir de source d’alimentation pour les systèmes électroniques à bord des véhicules. Par conséquent, le système permettrait une réduction de la consommation de carburant, et donc a fortiori une diminution des émissions de CO2 des véhicules automobiles.
Entraînés par le flux de chaleur créé entre les gaz d’échappement chauds et le circuit de refroidissement, les porteurs de charge traversent plusieurs semi-conducteurs spéciaux générant un courant électrique. A long terme, ce générateur pourrait rendre superflu le rôle de l’alternateur et alimenter directement les récepteurs électriques dans la voiture, dont le nombre croît constamment. Ainsi, "la consommation de carburant pourrait diminuer de 5% à 7%".

"Tous les pays tropicaux, y compris la Côte d’Ivoire, sont propices à la culture du jatropha".
La pourghère ou jatropha curcas, souvent appelée "l’or vert du désert" en raison de sa résistance à la sécheresse, "c’est l’avenir", affirme M. Anet, qui se présente comme un "jatrophaculteur".
"Ils sont très étonnés car cette plante n’avait aucune valeur marchande : elle servait à clôturer les cours dans les villages".
La société pétrolière canadienne Independence Oil and Gas, déjà implantée en Côte d’Ivoire via sa filiale Green Oil, vise plutôt le marché local.
"Il y a beaucoup de villages ivoiriens dans le noir alors que la loi autorise aux privés de produire l’électricité", explique Abel Deschamps Tia, directeur de Green Oil qui espère vendre de l’huile de jatropha pour alimenter des groupes électrogènes.
Pour mieux évaluer les effets biologiques des nanomatériaux, les chercheurs ont mis au point un outil de dépistage rapide qui permet d’évaluer un grand nombre de nanomatériaux et d’identifier les groupes de matériaux qui sont plus susceptibles de poser un risque.

A gauche, le flacon contient de l’eau sur laquelle flotte de l’essence, colorée en bleu. Après le passage du petit buvard, l’hydrocarbure a disparu. Il ne reste que l’eau...
Cette feuille de nanofibres peut absorber vingt fois son poids en huile ou en hydrocarbure. Strictement hydrophobe, elle peut facilement extraire un polluant d’un milieu aqueux sans jamais s’imbiber d’eau, comme on le constate sur d’éloquentes vidéos... En plus, ce super buvard ne coûte pas cher et il est réutilisable.
Cette étrange feuille est uniquement constituée de nanofibres d’oxyde de potassium et de manganèse, épaisses de quelques dizaines à quelques centaines de nanomètres mais très longues. Là réside le double secret de ce matériau. Ces filaments s’entortillent comme des spaghettis cuits et ne ménagent entre eux que des espaces d’environ dix nanomètres. Un corps gras, comme un hydrocarbure ou un liquide quelconque pourvu qu’il soit hydrophobe pourra s’insinuer dans ce réseau et s’y répandre, jusqu’à constituer vingt fois le poids du buvard.
Une fois ce buvard gorgé d’huile ou de polluant, il peut être facilement lavé à la chaleur. Le matériau résiste en effet à une température de 600°C. Il suffit de le chauffer juste au-dessus du point d’ébullition du liquide absorbé et celui-ci s’évapore.
Notre matériau peut être laissé dans l’eau un mois ou deux et, quand vous le sortez, il est sec.

Ce minuscule microscope aurait une résolution de 0,01 nanomètre.

Après une application aux élections de Genève, la cryptographie quantique arrive en France afin de sécuriser les échanges fibre optique entre deux sites.
Vous pouvez voir une vache dans un pâturage portant le système "vache virtuelle directionnelle" (DVF), comportant une batterie (1) et à gauche (3) comme à droite (4) des haut-parleurs logés dans un tube en PVC. Un système GPS avec antenne (5) est situé au centre d’un panneau solaire (6). Cette plate-forme prototype peut sembler maladroite, mais a été remarquablement robuste au cours de nombreux essais sur le terrain menées entre 2001 et 2005. "

Des éclairs arc-en-ciel aveuglants permettraient de submerger le cerveau et d’arrêter net l’agresseur ! Commercialisation en 2010.

On ne fait plus appel à l’intelligence des soldats mais à leur cerveau, devenus simple capteur d’un système d’alerte !
Lorsqu’un combattant observera le champ de bataille avec cet appareil, celui-ci sera en mesure de signaler les éléments du décor qui ont fait “tilt” dans le cerveau du soldat, révélant ainsi peut-être un danger imminent. Autrement dit, plutôt qu’interpréter l’environnement par lui-même à l’aide de capteurs et d’algorithmes sophistiqués, à la manière d’une intelligence artificielle, cette paire de jumelles laisse l’inconscient du soldat faire le travail !
Selon Dennis Mac Bride, président du Potomac Institute, l’être humain a largement développé le cortex préfrontal, qui permet de repérer plus aisément les structures, les modèles, mais qui possède aussi une forte capacité d’inhibition, susceptible d’éliminer bon nombre de données sans importance, mais aussi éventuellement de bloquer certaines informations capitales. Le rôle de l’électroencéphalogramme permettrait donc de court-circuiter ces fonctions inhibitrices. Reste à espérer que ce système ne va pas embrouiller les combattants avec une cascade de fausses alertes, ce que justement le cortex préfrontal nous permet d’éviter…
Un stylo-robot qui permet d’apprendre à tracer, rapidement et avec fluidité, des alphabets ou systèmes d’écriture.

Constitué d’un bras à retour d’effort contrôlé par ordinateur, le stylo-robot permet de guider la main au-dessus d’un écran, en contrôlant la forme et la dynamique du tracé.

Cette tondeuse automatique est prétendue écologique car elle n’est pas à essence et comporte un panneau solaire mais la batterie la rend moins écologique qu’une simple tondeuse électrique. En tout cas elle va se recharger toute seule, comme tout robot qui se respecte, et recule quand elle rencontre un obstacle (avec changement aléatoire de direction). Elle peut tondre de 75 à 110 m² par heure (j’aimerais bien la voir sur mon terrain caillouteux, tout de creux et de bosses !) mais il faut délimiter l’aire de coupe par un fil, elle n’a pas de bac pour collecter l’herbe coupée et pas de liaison wifi non plus, ce qui devrait devenir vite indispensable pour ce type d’appareil. On peut voir une vidéo.



Conçu d’abord pour les cartes graphiques, ce circuit atteindrait selon AMD une puissance « supérieure à 1 téraflops », c’est-à-dire une vitesse de plus de mille milliards d’opérations en virgule flottante par seconde (floating point operations per second, ou flops). Le magazine TG Daily pense savoir que la puissance réelle théorique de la RV770 est de 1,2 téraflops.
Cette capacité n’est cependant permise que sur des calculs en simple précision (les nombres s’écrivent alors sur 32 bits). En double précision, la puissance chute (si l’on ose dire) à 200 gigaflops, soit seulement 200 milliards d’opérations par seconde sur des nombres à virgule.
La puissance consommée par la carte Firestream est annoncée à 150 watts, ce qui est peu en comparaison de la vitesse de calcul mais augmentera de beaucoup la consommation d’un micro, en général de 150 à 500 watts. Annoncée pour la fin de l’année, la Firestream 9250 devrait être vendue environ mille dollars (soit 650 euros).

Des scientifiques américains cherchent à miniaturiser le classique réfrigérateur pour refroidir les circuits électroniques en deçà de la température ambiante.
La difficulté consiste à trouver des moyens techniques différents pour réaliser un compresseur et un évaporateur, les deux éléments clés d’un réfrigérateur. Au niveau de l’évaporateur, la pression du liquide chute et cette détente génère du froid. Le contraire se produit dans le compresseur.
Dans le prototype développé au CTRC, le compresseur pend la forme d’une petite pastille souple de la taille d’une pièce de 10 centimes. Elle est constituée d’une feuille très fine de polyimide, une matière plastique très utilisée en électronique (par exemple dans les connecteurs souples entre la carte mère d’un ordinateur portable et son écran), recouverte d’un métal. En jouant sur les charges électrostatiques à son voisinage, ce diaphragme peut être mis en vibration et se transformer en pompe, à la manière d’un soufflet de forge. Le principe a été validé par l’expérience : le pompage fonctionne.
Selon les chercheurs, la plus grosse difficulté consiste à trouver un dispositif dont le coût de fabrication soit suffisamment bas. Mais le procédé, lui, a montré son intérêt. « Tous les autres systèmes de refroidissement (dans les micro-ordinateurs, NDLR) refroidissent le circuit jusqu’à la température ambiante, souligne Suresh Garimella. La réfrigération, elle, descend au-dessous. »

Un dispositif d’affichage tactile d’une extrême simplicité, souple et d’une épaisseur de 0,2 mm. La première application qui vient à l’esprit est un doigtier permettant à un aveugle de lire du braille.

En deux mots, elle applique au jeu vidéo l’excellent logiciel de vision de Cam-Trax. Celui-ci rend inutile la célèbre zapette à tout faire de la console de jeux Wii (Nintendo), car il est capable de pister en 3D, via une webcam ordinaire, jusqu’à quatre objets qui jouent illico le rôle d’un accessoire de jeu : un stylo sert de manche à balai, un livre devient raquette de ping-pong.
Dans peu de temps, la majorité de nos PC seront dotés d’un œil. Dès lors, les logiciels qui voient et interprètent pourront s’en donner à cœur joie. Parions que l’avenir de l’interaction passe aussi par la vision.

Disponible au 3ème trimestre, ce téléphone Nokia 6212 Classic pourra faire office de porte-monnaie électronique utilisant la technologie NFC (Near Field Communication).







