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Réchauffement climatique : aucune preuve de son origine humaine

Article publié le 21 août 2008

L’IPCC, créé sous l’impulsion des Etats-Unis et sous l’égide de l’ONU nous affirme avec force que le réchauffement climatique et l’augmentation dramatique de gaz à effet de serre sont dus à l’activité humaine, et surtout industrielle. Et ils le prouvent "scientifiquement" dans un rapport que doivent prendre pour pain bénit tous les dirigeants de la planète. Seulement, voilà : leurs preuves scientifiques sont fausses, avec des données bidonnées, des modes de calculs erronés et de raisonnements inexacts. Question : pourquoi continuent-ils à nier que leurs preuves scientifiques sont fausses ? Serait-ce une raison tout aussi inavouable que les fausses preuves fabriquées par les Etats-Unis pour envahir l’Irak ?


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Le réchauffement climatique

Cet article ne nie en aucune façon le réchauffement climatique. De nombreux signes convergents portent le témoignage de ce réchauffement, que ce soit par le climat mondial, la montée des niveaux des océans ou la diminution des calottes glacières pour n’en citer que quelques-uns. Personne n’est capable aujourd’hui de dire si c’est une tendance longue ou courte, mais il y a un réchauffement climatique.

IPCC = GIEC

On s’en inquiète donc et, dès 1988, ils nous fabriquent une nouvelle administration internationale pour étudier ce réchauffement climatique.
Les choses sont en place, le cirque va pouvoir commencer.
Toute l’histoire commence par le fameux rapport du Giec (Groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat). En anglais, il s’appelle IPCC (Intergovernemntal Panel on Climate Change).
L’IPCC est un truc un peu bizarre, créé par l’OMM (Organisation mondiale de météo) et le PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement). Les membres sont en fait un représentant par gouvernement (pas besoin qu’il soit scientifique) et l’IPCC vient nous commettre des super rapports qui deviennent la bible en matière de climat pour l’ensemble de tous les gouvernements.
Il y a parfois quelques scientifiques, mais nous verrons un peu plus loin que ce ne sont pas eux qui commandent ni qui décident des conclusions du rapport.

Les débuts de l’IPCC (GIEC)

Jusque en gros 1995, l’IPCC tient des propos très mesurés et prudents, n’avançant des conclusions que lorsqu’elles étaient scientifiquement prouvées. Mais, petit à petit, cette tiédeur n’est plus de mise, et les scientifiques climatologues sont désavoués et doivent démissionner, comme Richard Lindzen (chaire de climatologie au MIT), Christopher Landsea, Pielke, Christy, Rieter... et il ne reste en guise de scientifiques météo (utiles quand même pour étudier le climat) que des botanistes, sociologues, économistes, bref des gens qui peuvent peut-être mesurer les conséquences d’un réchauffement, mais que leur spécialité ne place pas vraiment bien pour étudier l’origine climatologique du réchauffement planétaire.

En 1996, ils nous sortent un rapport dont le titre en français est "Résumé pour les décideurs" et en anglais "Summary for policymakers" dans lequel la branche politique de l’IPCC impose de supprimer les deux dernières réserves que voulaient quand même mettre les scientifiques :

- aucune des études citées dans ce rapport n’a démontré clairement que nous pouvons attribuer le changement climatique observé aux gaz à effet de serre ;

- 
à ce jour, il n’existe aucune étude prouvant que tout ou partie du changement climatique résulte des activités humaines.

Et le rapport part donc, en expliquant que le changement climatique est dû aux gaz à effet de serre et à l’activité humaine, sans aucune des réserves scientifiques nécessaires.

Les incohérences de l’IPCC sur les températures

La courbe qu’utilise l’IPCC dans son rapport de 1996 est une courbe dite de "Michael Mann" (le mec qui l’a fabriquée) qui montre que la température baisse en moyenne depuis l’an 1200 et qu’à l’arrivée de l’industrialisation du XIXe siècle, apparaît une hausse brutale de température.

Avant 1996, l’IPCC utilisait d’autres courbes qui indiquaient quelque chose de tout à fait différent. Mais la courbe de Michael Mann est devenue la vérité en 1996.
Deux petits problèmes sont malheureusement apparus : d’une part le programme statistique utilisé par Mann s’est révélé buggé avec donc des résultats faux, et récemment la méthode utilisée pour calculer la température à partir des cercles de croissance des arbres est également mise en défaut.
En tout cas, la fameuse courbe de Mann n’apparaît plus dans le rapport de l’IPCC de 2004.

Donc, on ne parle plus vraiment de mesure de température en hausse grave depuis le XIXe siècle due à l’activité industrielle. Heureusement d’ailleurs, car l’Histoire nous dit bien qu’au Moyen Âge on faisait pousser du raisin et qu’on produisait du vin en quantité en Angleterre, ce que la température d’aujourd’hui après la brutale augmentation due à l’industrie que nous assène l’IPCC ne permet pas vraiment de faire...

Les incohérences de l’IPCC sur le taux de CO2

Le deuxième argument fort de l’IPCC sur l’influence l’activité industrielle sur le réchauffement climatique est basé sur le gaz à effet de serre et particulièrement la production de CO2.

Il y a quand même également quelques petits problèmes de raisonnement. D’abord, selon les auteurs, le CO2 ne serait responsable qu’à hauteur de 40 % à 10 % de l’effet de serre. En effet, c’est surtout l’eau qui est responsable de l’effet de serre.
Il y a quand même discussion sur le sujet, même si tous acceptent le fait que le CO2 a moins d’influence que notre bonne H2O. Une conférence contradictoire scientifique vient d’avoir lieu en 2007, avec un résumé des arguments des deux.

Ensuite, leur courbe d’augmentation brutale du CO2 dans l’atmosphère est malheureusement fausse...
En effet, depuis 1811, plus de 90 000 mesures directes du CO2 de l’atmosphère par des scientifiques très divers dont deux prix Nobels récompensé pour leurs travaux sur le sujet (Krogh en 1923 et Warburg en 1933) montrent des courbes totalement différentes ! Ernst-Georg Beck a bossé deux ans pour compiler toutes ces données et la courbe qu’il montre dans son rapport raconte une tout autre histoire avec en particulier un pic de CO2 à 480 ppm en 1820 et dans le début des années 1940 alors que le taux de CO2 dramatique d’aujourd’hui selon l’IPCC est de 384 ppm.

Mais, là, ils n’en démordent pas, parce qu’ils ont "mesuré" le taux de CO2 dans les micro-bulles de la glace polaire qui leur dit le contraire. Comme si une méthode indirecte de mesure pouvait être meilleure que la mesure directe. C’est un peu comme si je refusais de considérer votre taille parce que mesurer la longueur de votre manche pour en déduire votre taille me permet d’arriver à un résultat différent, mais qui m’arrange !

J’ai trouvé là-dessus des données qui me laissent rêveur, dans un article de Jean Martin (ancien directeur de recherche au CNRS, à la retraite) : voir "Carottages glaciaires et mesures directes du taux de CO2 dans l’atmosphère" vers la fin de page.
Il apparaît que c’est un chercheur, G. S. Callendar, qui avait bâti sa théorie disant ce que l’IPCC dit aujourd’hui (à savoir l’augmentation du taux de CO2 due à l’activité industrielle) et qui, pour justifier sa théorie, a "choisi" les points qui l’arrangeaient pour fabriquer une courbe qui disait ce que lui-même disait. Quand on regarde le nuage de points d’origine, on se rend parfaitement compte que c’est du bidonnage complet !
D’ailleurs, quand il a présenté son papier en 1938 devant la Royal Meteorological Society, il s’est fait jeté.

En plus de ce bidonnage qui ne prouve donc rien (mais dont les données sont utilisées par le rapport de l’IPCC), la méthode même de mesure est mise en défaut.
En effet, toute cette technique repose sur le fait que la composition des bulles est celle de l’atmosphère à l’époque. Mais rien ne permet de le dire : en effet, le CO2 se dissout dans l’eau et les molécules de CO2 peuvent passer dans la glace. D’ailleurs, les mesures actuelles tiennent compte de ce phénomène en corrigeant l’âge des bulles de 90 à 200 ans par rapport à la glace, parce que les bulles remontent. Tu parles d’une méthode scientifique... D’autres considérations physico-chimiques (Cf. la fin du papier de Jean-Martin) détruisent encore plus la méthode. Et l’IPCC ne se base que sur cette méthode fausse en ignorant volontairement les autres qui disent le contraire.

Pourquoi cette théorie continue d’exister ?


Le rapport repose donc sur des faits totalement non prouvés et, malgré leur apparence scientifique, rien ne permet de dire que le réchauffement climatique puisse être relié de façon quelconque à l’activité industrielle.

Et la continuation de cette mascarade me gêne beaucoup, car je ne vois pas l’intérêt de fabriquer de fausses preuves.

Quand les Américains ont fabriqué de fausses preuves d’armes de destruction massives, je le comprenais : c’était pour se justifier pour aller mettre la patte sur l’Irak et piquer le pétrole.

Mais là...

A moins que ce ne soit un moyen pour justifier l’interdiction aux pays en voie de développement de se développer pour cause de destruction de la planète. Et même peut-être d’envoyer une force d’intervention américaine autorisée par l’ONU pour fermer les usines de Chine qui sont en train de détruire notre planète ?

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commentaires
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par alter-éc(h)o - ludovic schneider (IP:xxx.xx1.246.118) le 21 août 2008 à 10H42

Visiblement ces temps ci, sur NaturaVox, c’est la mode du négationnisme climatique. Ce coup ci le "réchauffement" est bien réel, mais l’homme n’a pas d’impact sur le phénomène. Soit...

Donc continuons à prélever les ressources énergétiques fossiles de la planète. "Gaspillons" l’énergie (je n’ai pas d’autre mot pour définir les passoires que sont nos maisons et nos villes). Continuons à construire des villes qui sont tout le contraire d’un assemblage logique (sectorisation de la ville qui créé une forte demande en transport, en voiture individuelle notamment).

Plutôt que de perdre notre temps à contredire des simulations scientifiques (il y aura toujours des contradicteurs, même s’il me semble bien que le GIEC créé un consensus quasi-général mais je me trompe peut-être, et d’autre part les simulations ne seront jamais la réalité !), essayons de construire une réflexion positive, revenons à des solutions logiques. Les solutions à nos problèmes d’aujourd’hui s’inscrivent dans une perspectives globale et permettent, bien souvent, d’agir sur des thématiques aussi nombreuses que l’environnement local, la disponibilité des ressources naturelles, la demande en énergies fossiles... et les émissions de gaz à effet de serre.

Nier l’impact de l’homme sur le changement climatique est donc totalement inutile : agissons... si ce n’est au nom du changement climatique, faisons le au nom de la paix dans le monde (! !! oui, si la réduction de la demande en énergie fossile ne résoudra pas tous les conflits dans le monde, je reste persuadé qu’elle modifiera considérablement le contexte géopolitique mondial !), au nom de la préservation des ressources naturelles, au nom de ce que vous voulez...

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 21 août 2008 à 11H52

"Visiblement ces temps ci, sur NaturaVox, c’est la mode du négationnisme climatique."

C’est que la croissance (des inégalités) est en baisse mon bon monsieur, les friqués (et nos hommes politiques à leur solde) sont bien mari de voir le flux d’argent s’inverser et ne voudraient surtout pas que cela se pérennise ! Donc on ressort les vieilles formules (gaspillage à outrance, vie à crédit etc) qui ont fait recette, on fait de la pub sur les sites internet (plus personne ne regarde celle à la télé ...) et à force de critiquer il en restera bien quelque chose ! En plus ça tombe bien, depuis qu’on a élu le nain on a que des été pourris, c’est bien la preuve qu’il faut ajouter plus de CO2 dans l’air pour réchauffer tout ça, non mais !

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par koudou (IP:xxx.xx4.67.9) le 21 août 2008 à 11H55

@ludovic schneider

Je ne fais pas partie de Naturavox, mais mon article a été repris d’Agoravox dont je fais partie. Je me suis demandé si je laissais faire, parce qu’en le mettant ici, j’étais certain que les lecteurs (je parle en particulier de vous) laisseraient leurs émotions primaires les envahir, ne comprendraient rien à l’article et le jugeraient inintéressant, non pas parce qu’il n’a pas de contenu, mais parce que l’opinion exprimé n’était pas le leur.

Notez bien que je ne dis pas que l’article est contre l’opinion du lecteur. En tout cas, il n’est certainement pas contre celui que vous exprimez dans votre commentaire, car mon article n’a rien à voir avec le négationisme climatique !

La faute de raisonnement que vous faites est très importante en pensant que l’article prétend qu’il n’y a pas de relation entre activité humaine et réchauffement climatique. J’aurais d’ailleurs du mal à l’écrire, car je suis persuadé de cette influence. Ce que l’article dit, c’est que les "preuves" scientifiques qu’apportaient les versions 1 et 2 du rapport du GIEC sont fausses. Et donc vous concluez que parce que je dis que la démonstration est fausse, je dis que la conclusion est fausse. C’est un raccourci au moins aussi violent que celui qui prétendrait que tous ceux qui aiment le foie gras (dont vous êtes peut-être) sont des sympatisants de Le Pen, parce que ce dernier aime le foie gras.

Quand au consensus des versions 1 et 2, je pense justement qu’elles manquaient du côté scientifique. Les scientifiques avaient accepté que les courbes citées dans l’article soient présentes à condition que les phrases très réductrices (toujours citées dans l’article) soient mises. Mais la phase 2 d’approbation (les politiques) a supprimé ces phrases réductrices (probablement pour des raisons politiques, puisqu’ils ne sont pas scientifiques), ce qui a provoqué la démission fracassante du GIEC de nombreux éminents professeurs qui avaient apporté leur caution scientifique.

La version 3 du rapport du GIEC (2007) ne publie plus les courbes dont il est question dans l’article et dit même : "Il est impossible d’imputer totalement la réaction observée des systèmes naturels au réchauffement anthropique ".

Au fait, l’avez vous vraiment lu ce rapport dans sa dernière version de 2007 ? (Ne répondez-pas, vous pouvez toujours me dire ce que vous voulez, et donc je n’ai pas besoin de savoir). Mais tous ceux qui interviennent sur le sujet du rapport devraient au mpoins prendre le temps de le lire, non ? Surtout que la version de sythèse (qui contient tout) ne fait que 73 pages sans les annexes.

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par alter-éc(h)o - ludovic schneider (IP:xxx.xx1.246.118) le 21 août 2008 à 13H20

Merci pour ce commentaire que je trouve très intéressant malgré des critiques à mon égard que je trouve non justifiées : non je ne me laisse pas envahir par des émotions primaires (j’ai essayé de répondre de manière raisonnée et objective), oui, j’ai bien compris votre article, non je ne fais pas de raccourcis (et au passage, non je n’aime pas le foie gras).

Ce que je trouve dommage dans votre article, ce n’est pas tant la critique que vous pouvez formuler sur une organisation telle que le GIEC. Mais plutôt la confusion que vous semez dans l’esprit de vos lecteurs qui ne connaissent peut-être pas aussi bien la problématique du changement climatique que vous.

Ca commence déjà avec un titre en forme de polémique. Pourquoi ne pas dire plutôt "les mauvaises preuves de son origine humaine" qui serait plus modéré et plus en adéquation avec ce qui semble être votre opinion... Vous critiquez ceux qui semblent prendre ces travaux pour pain béni et vous tombez dans l’excès inverse en disant des choses telles que "leurs preuves scientifiques sont fausses, avec des données bidonnées, des modes de calculs erronés et de raisonnements inexacts". Je ne suis pas d’avis que "tout est bon" dans ces travaux mais je ne me permettrais pas de juger de façon si catégorique ce que beaucoup (pour ne pas dire "la plupart") des scientifiques valident. A moins que vous ne soyez le plus grand des climatologues et que vous ayez des preuves plus "vraies" à nous proposer. En tous cas j’attends avec impatience vos publications scientifiques qui nous expliqueront le vrai du faux et qui corrigeront les "erreurs" (qui, je n’en doute pas, existent) des scientifiques du GIEC. Ne prenez pas ces deux dernières phrases comme une provocation, ce n’en est pas une...

Dernière chose, si vous lisez bien mon commentaire vous verrez que je ne cherche pas un déni systématique d’une opinion contraire à la mienne (même si mon opinion est effectivement bien souvent différente de la vôtre). J’essaye d’y expliquer que je suis un peu désolé de la forme polémique que prend votre article parce qu’il s’agit pour moi d’un faux problème : laissons les climatologues (et j’espère sincèrement que vous en êtes) trouver les "meilleures" preuves si celles qu’ils proposent actuellement ne vous conviennent pas (mais visiblement certaines doivent vous convaincre malgré tout puisque vous dites que "je(vous) suis (êtes) persuadé de cette influence") et ne brouillons pas le message auprès du "tout public"...

Bien cordialement

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par zygomar (IP:xxx.xx9.45.4) le 21 août 2008 à 19H03

"En tous cas j’attends avec impatience vos publications scientifiques qui nous expliqueront le vrai du faux et qui corrigeront les "erreurs" (qui, je n’en doute pas, existent) des scientifiques du GIEC"

C’est malheureusement là tout le problème. Ces "preuves", ou plutôt ces "arguments" existent mais les scientifiques qui les génèrent et les défendent ont toutes les difficultés du monde à se faire entendre et à faire passer leur message.....

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par koudou (IP:xxx.xx4.67.9) le 21 août 2008 à 22H45

@ludovic schneider

Votre commentaire de commentaire me paraît d’une qualité très nettement supérieure à celle de votre première intervention.

Pour préciser mon avis sur le GIEC : c’est un "machin" qui est épouvantable à faire fonctionner. J’ai participé de façon très active dans des organisations internationales de ce type, et je suis encore stupéfait de voir la qualité de ce que peut sortir le GIEC (son rapport). Mais il n’en reste pas moins que si les "politiques" (le bureau politique du GIEC) se permettent de modifier le rapport des "scientifiques" (tout est entre guillemets, car cela concerne le processus d’approbation et pas une qualification des personnes), c’est gênant. Et si la modification est susceptible de permettre l’affirmation d’une chose non démontrée, c’est une manipulation honteuse.

En gros, le GIEC a mis en place des mécanismes très lourds de consensus des scientifiques, puis un processus de consensus des politiques, mais n’avait pas veillé à ce que les modifications des poltiques soient de nouveau soumises au consensus des scientifiques.

Il en est résulté un rapport (V1 en 1997 et V2 en 2004) qui racontait une histoire fausse parce que les politiques avaient modifié les conclusions des scientifiques en les citant pour se couvrir, ce qui a provoqué la colère de ces scientifiques. Et jusqu’au rapport V3 (de 2007), ces mensonges politiques ont servi de base pour définir toutes les politiques industrielles. 10 ans de politique industrielle orientée dans une direction qui n’est peut être pas la bonne ...

Le titre de mon article est "réchauffement climatique : aucune preuve de son origine humaine". Vous me dites que j’aurais du écrire "les mauvaises preuves de son origine humaine". Mais pour moi, le deuxième titre que vous proposez est bien plus faux ! En effet, votre titre sous-entend que le réchauffement climatique a une origine humaine, ce dont je suis certes persuadé, mais qui n’est pas prouvé. Quant à ménager le GIEC, il n’en est pas question : les politiques n’ont pas le droit de manipuler comme ils l’ont fait, et il faut bien souligner les errements de la partie politique parce que sinon, cela va devenir rapidement n’importe quoi.

Vous me dites aussi que le titre aurait dû se rapprocher plus de mon opinion. Je n’accepte pas cette remarque. La raison en est simple : si je décide de faire un article basé sur des faits (Agoravox demande d’ailleurs de préciser si l’article est basé sur des faits ou est composé d’opinions), j’essaye de me baser le plus possible sur des faits. Et quand j’écris "réchauffement climatique : aucune preuve de son origine humaine", j’écris exactement cela et cela ne veut certainement pas dire "l’activité humaine ne participe pas au réchauffement climatique".

10 ans de propagande mondiale sur le fait que le réchauffement climatique est dû à l’activité humaine a déformé pas mal de personnes. Ceux qui ont entre 20 et 30 ans y ont été soumis dans la période où on se forge une opinion et des convictions. Le reste du rapport du GIEC est plutôt bon, en particulier l’étude sur l’impact du réchauffement climatique, et surtout ce qu’ils appellent les conclusions robustes et les incertitudes clef dans le rapport V3. Quoique certaines choses soient encore un peu bizarres comme le fait que l’eau ne soit pas indiquée parmi les gaz à effet de serre alors que la valeur communément admise est de 70% de l’effet de serre (avec une influence des activités humaines sur la vapeur d’eau, en particulier les avions en haute altitude) Mais avant cette version 3, le public a été bercé dans une conclusion fausse que les scientifiques qui l’ont combattu ont été soumis à des pressions pour les faire taire. Il y a d’ailleurs encore aujourd’hui des réactions purement viscérales de lecteurs de mon article qui ne vont même pas analyser ce que je dis, mais hurlent de suite à la "désinformation", à la "manipulation" ou au dogme méprisable.

A propos de preuves scientifiques que je pourrais apporter : je n’en ai pas. Dit autrement, je n’ai pas plus de preuve de l’influence de l’activité antropique sur le réchauffement climatique que de la non-influence. Et à ma connaissance, personne n’en a. Par contre, les preuves que je cite dans mon article et qui en sont l’objet principal sont claires : l’affirmation des premières versions du rapport du GIEC sont fausses. Et ce n’est pas un problème des scientifiques du GIEC, mais bien des politiques du GIEC.

Enfin, vous me dites qu’il s’agit d’un faux problème. Je pense que vous commettez là une grave erreur. Si - comme cela a été le cas pendant 10 ans-, les décideurs politiques (gouvernements, parlements, élus locaux, ...) ont eu cette information comme quoi le réchauffement climatique n’est dû qu’à l’activité industrielle à travers le rejet de CO2, ils ont été amenés à intégrer cette donnée dans leur politique industrielle. Et si on met de l’argent pour diminuer le rejet de CO2, on ne le met pas pour lutter contre la pollution, la protection de l’eau, les recherches pour faire progresser l’agriculture, la médecine, etc...

Un exemple : le protocole de Tokyo (qui résulte directement du rapport du GIEC de 1997) n’intègre pas le transport aérien. Mais s’il l’intégrait, cela veut dire automatiquement une réduction du tourisme (à la fois par une réduction des vols et un surcoût tarifaire) qui est devenu une des ressources clefs des pays en voie de développement. Pour prolonger l’exemple (qui n’est pas une preuve, je le rappelle), sans tourisme, l’économie du Kenya s’écroule. Et les fonds pour maintenir la densité animalière et la diversité biologique dans les parcs va disparaître avec les conséquences qu’on imagine. Certains pays d’Asie et d’Amérique du Sud n’arrivent à survivre que par l’apport du tourisme. Il n’y a donc pas qu’un problème d’information au public : c’est toute l’activité humaine qui doit être modifiée. Et le réchauffement climatique n’est qu’un élément face à toutes les autres problématiques planétaires. En conséquence, laisser dire des mensonges sur des points clefs peut avoir des conséquences dramatiques, non seulement sur la vie future, mais sur celle d’aujourd’hui. Car la politique industrielle, c’est notre vie d’aujourd’hui.

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par alter-éc(h)o - ludovic schneider (IP:xxx.xx3.239.79) le 21 août 2008 à 23H17

Merci pour cette réponse. Je trouve cette discussion très intéressante même si, encore une fois, je ne partage pas beaucoup de vos opinions sur ce sujet. Très compliqué un échange par ordinateur interposé. Je ne vais donc pas continuer la discussion qui de toute façon n’amènerait à pas grand chose ici. J’aurais préféré avoir cette discussion avec vous autre part que sur un média comme Naturavox mais c’est ainsi...

Au plaisir (sincère) de vous rencontrer en d’autres lieux.

Cordialement

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par dda (IP:xxx.xx4.47.77) le 18 septembre 2009 à 16H40

Je suis étonné de vos propos : D’une part vous publiez tout un article remettant en cause les conclusions du GIEC concernant l’implication directe du CO2 rejeté par l’homme dans les changements climatiques et d’autre part vous précisez que "vous êtes persuadé que l’homme en est responsable". Qu’est-ce qui vous permet d’en être persuadé ? J’avoue avoir été déçu de lire ces propos car tout ce que vous présentez avant est scientifique, il s’agit de fait corrélés à des expériences, des études réalisées par des milliers de scientifiques dont des indépendants et dont beaucoup n’ont jamais travaillés ensemble. Ces scientifiques pour beaucoup vont jusqu’à nier l’implication de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. Aussi autant votre article de départ est sensé, s’appuyant sur des faits scientifiques autant vous sortez complètement de ce cadre lorsque vous indiquez etre persuade du role de l’homme dans le réchauffement climatique. ça n’est plus du tout scientifique, c’est votre avis propre qui ne s’appuie sur aucun faits scientifiquement prouvés (c’est d’ailleurs la base de votre article). Vous avez le droit d’avoir vos convictions (heureusement me direz-vous ;-)) mais je trouve curieux d’avoir votre sentiment après avoir adhéré au fait qu’aucune preuve ne corrèle votre sentiment. C’est un peu comme une femme enceinte qui vous dit qu’elle sait qu’elle attend un petit garçon ou une petite fille, alors qu’hormis une echo rien ne peut le dire, et qu’elle persiste en vous disant qu’elle sait. En meme temps elle a qu’une chance sur deux de se tromper ;)

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par koudou (IP:xxx.xx7.30.113) le 18 septembre 2009 à 17H55

@ dda J’ai publié tout un article qui remet en cause non pas tellement les conclusions du Giec, mais de la transformation qu’on a fait des conclusions du Giec. Dans l’article, la démarche est purement scientifique : rien ne permet d’affirmer que le réchauffement climatique est dû aux activités antropiques. La conclusion du Giec dans son dernier rapport de 2007 (version 4) dit simplement "qu’il est très improbable que la variabilité naturelle puisse expliquer à elle seule [...] le réchauffement" et "qu’il est impossible d’imputer totalement la réaction observée des systèmes naturels au réchauffement antropique". Ce qui diffère fondamentale du premier rapport.

Merci de noter que ce que je rejette est la fausse conclusion de ce que le réchauffement climatique est dû aux activités humaine, ce que le Giec ne dit plus. Maintenant, le fait qu’on ne puisse pas dire scientifiquement quel est le degré d’influence de l’activité humaine sur le réchauffement ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’influence.

Je suis persuadé que cela a une influence, mais je ne sais pas de combien. Cette position personnelle qui est à la limite un acte de foi (mais pas tout à fait) n’est pas dans l’article, mais dans les commentaires. Il ne devrait pas y avoir confusion des genres, sauf si vous faites volontairement l’amalgame. Ma conviction est basée sur la logique de dégagement important de gaz à effet de serre (il suffit de compter le nombre de barils de pétrole transformés chaque année en carburant et en tonnes de charbon et de gaz qui sont brûlés pour se rendre compte que cela fait beaucoup, même à l’échelle de la planète), et sur les effets induits comme le dégazement de CH4 des permafrosts qui se réchauffent. On est loin de votre argument du sexe d’un enfant qu’on devine au hasard ...

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par zygomar (IP:xxx.xx4.156.6) le 21 août 2008 à 13H20

UN TRES GRAND MERCI POUR CET ARTICLE !!! IL FALLAIT LE FAIRE !! VOUS ALLEZ VOUS FAIRE COPIEUSEMENT INSULTER ET EXCOMMUNIER PAR LA COMMUNAUTE DES SUIVISTES BELANTS DEFENSEURS IRREDUCTIBLES DU DOGME. DE TOUT COEUR AVEC VOUS DANS L’ADVERSITE.

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(IP:xxx.xx4.218.231) le 21 août 2008 à 15H35

JE REPETE LE SOLEIL TOURNE AUTOUR DE LA TERRE. ON NOUS MENT DEPUIS DES SIECLES, C’EST UNE CONSPIRATION. IL EN EST DE MÊME POUR TOUT LE RESTE.

NATURAVOX EST UN SITE DE QUALITE. NE CROYEZ PAS CE QU’ON VOUS DIT CES TEMPS SUR LA PUBLICATION D’ARTICLES FOIREUX SUR NATURAVOX, IL N’Y A QUE DE LA QUALITE. :->

MAIS REVENONS AU SOLEIL ET ALLONS VOIR MADAME SOLEIL

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par libre (IP:xxx.xx7.119.42) le 21 août 2008 à 16H24

Merci pour cet article. Pour ma part, j’ai pas mal lu sur ce sujet, et je pense que l’influence de l’homme sur le climat n’est pas si importante que cela. Par contre on nous vend à toute les sauces ce réchauffement pour imposer un type de société. Et cela je ne l’accepte pas. La fin ne justifie pas les moyens. De toute façon, si les températures continuent a évoluer à la baisse, comme elles le font actuellement, ce sont les réchauffistes qui vont bientôt devenir des négationnistes ! :-)

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par koudou (IP:xxx.xx4.67.9) le 22 août 2008 à 01H36

Franchement, je ne sais pas que penser du degré d’influence de l’activité humaine sur le réchauffement climatique.

Mais c’est un vrai problème, car on peut imaginer les effets très négatifs que peut avoir le réchauffement (cf le rapport du GIEC).

Mais faut-il foncer pour mettre le maximum de budget et rentrer en récession pour lutter contre l’émission de CO2 en négligeant les autres sujets (pollution, sauvegarde de l’eau, problème alimentaires, recherhe scientifique dont médicale, ...) ou faut-il laisser tobmer on vera bien après. Il y a de nombreuses questions annexes dont celui de l’énergie nuclaire, seule solution pour avoir de l’énergie en quantité suffisante sans GES. Et quel type de technologie, sachant que cela provoque des effets de bord sur l’armement des pays en voie de développement ?

Je suis d’accord avec vous sur le principe que la fin ne justifie pas les moyens. Mais j’ai vu à plusieurs reprises dans ma vie que la faim elle, peut effacer toute autre considération.

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 22 août 2008 à 10H13

A propos de preuves scientifiques que je pourrais apporter : je n’en ai pas. Dit autrement, je n’ai pas plus de preuve de l’influence de l’activité antropique sur le réchauffement climatique que de la non-influence. Et à ma connaissance, personne n’en a.

Le mécanisme d’effet de serre est quand même bien connu, et les propriétés des gaz émis par l’activité humaine également. Leur effet est complexe dans l’atmosphère, leur chimie atmosphérique également, mais on sait que globalement et moyenné dans le temps ils participent à piéger le flux solaire.

Que certains scientifiques essaient d’avoir des indices, des corrélations en "regardant dans le passé" est certes contestable, ou du moins doit être pris avec les précautions qui s’imposent vu les incertitudes. Reste les expériences de physique et chimie qui dégagent des données beaucoup plus fiables.

Et si les politiques avaient trahis les scientifiques, sans pour autant leur donner des fonds (que je sache IPCC ne finance pas directement et est arrivé bien après les sonnettes d’alarmes des scientifiques), je vois pas pourquoi les scientifiques resteraient massivement à bord du bateau. J’en connais même qui travaillent sur la chimie aéro qui disent que c’est même le contraire : les conclusions/consensus scientifiques sont clairement allégées quand on passe le relais aux politiques. A force de pousser, les scientifiques ammène les politiques à revoir les conclusions à la hausse à chaque fois, car dès le départ ils avaient clairement joué contre les consensus scientifiques.

Enfin, le net permet largement aux scientifiques de tout bord de s’exprimer. Il y a qu’à regarder les dossiers OGM par exemple (car il est d’actualité). Vos scientifiques contestataires sont dans la "fondation pour des science citoyenne" par hasard ?

Enfin, le problème des économies basées sur le tourisme est complètement autre et vous le savez. Le pétrole n’est pas infini et comme on est au pic les prix commencent à grimper fissa. Mais c’est tellement commode de faire porter le chapeau à un organisme qui joue déjà dans votre sens ...

Bon, je vais m’arrêter ici car tourner autour d’une théorie du complot qui n’a pas même pas de sens ni d’objectif identifié (j’avoue que c’est une première, en général faut bien étayer ce genre de théorie mais là c’est bancal dès le départ et sans argumentation) n’a aucun intérêt. Cela relève plus de la religion ou de la propagande ...

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par jojo (IP:xxx.xx8.33.228) le 22 août 2008 à 14H02

Ce qui me gêne dans tous celà, c’est que réchauffement ou pas, cause insdustrielle ou pas, le réchauffement n’est qu’un problème parmi beaucoup d’autres ! Tous les autres problèmes (désertification, disparition des insectes pollinisateurs, salinisation des nappes d’eau potable, pollutions, augmentation des cancers, diminution de la production agricole, gaspillage des ressources énergétiques et minérales etc ...) passent un peu à la trappe alors qu’ils sont là et que leurs conséquences peuvent être encore pire que le réchauffement climatique. De nombreuses politiques indistrielles et publicitaires se basent sur le réchauffement climatique en proposant des solutions complètement aberrantes au nom de la lutte contre le CO2, des solutions souvant bien pires que le mal (voir l’exemple des bio-carburants et des émeutes de la faim).

Conclusions : 1. La climatologie est une science trés difficile et les hypothèses doivent rester des hypothèses et non des dogmes. 2. Réchauffement ou pas, il est de toute façon indispensable de diminuer notre consommation et gaspillage d’hydrocarbures et autres matières premières. 3. Il faut garder l’esprit critique et le bon sens. Avoir une vue d’ensemble sur les problèmes.

La nature s’en sortira toujours sur le long terme, c’est l’homme qui est en péril. Si vous avez des enfants, pensez à eux ...

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par jean yves (IP:xxx.xx9.95.43) le 29 août 2008 à 06H13

je viens d,ecrire un message et il a disparus brusquement l,avez vous recu merci de me repondre

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par zygomar (IP:xxx.xx9.169.178) le 5 septembre 2008 à 11H37

BE Allemagne 384 >> 7/05/2008 >> Sommaire

Environnement/Climat Des prévisions climatiques fines laissent présager un ralentissement du changement climatique pour les prochaines années

http://www.bulletins-electroniques....

Des variations climatiques naturelles pourraient, au cours des 10 prochaines années, atténuer la tendance du climat à se réchauffer sur le long terme. C’est le résultat auquel sont parvenus des chercheurs de l’Institut Leibniz de sciences marines (IFM-GEOMAR) et de l’Institut Max Planck (MPI) de météorologie de Hambourg, à l’aide de prévisions sur modèles climatiques.

Les calculs effectués jusqu’ici sur le changement climatique, tels que ceux publiés dans le dernier rapport du GIEC (2007), ont été réalisés sous l’hypothèse de certaines évolutions des teneurs atmosphériques en gaz à effet de serre. Cette stratégie est pertinente, tant qu’il s’agit de déterminer des évolutions du climat à long terme, c’est-à-dire jusqu’à la fin de ce siècle. En revanche, pour prévoir les évolutions à plus court terme, pour les prochaines années, les modèles doivent aussi intégrer des informations sur les variations naturelles du climat, en particulier les variations des courants marins.

Jusqu’ici, le manque de mesures dans ce domaine empêchait de réaliser ces prévisions à court terme. Les scientifiques de l’IGM-GEOMAR et du MPI de Hambourg ont mis au point une nouvelle méthode qui permet de déduire les courants marins grâce aux températures de surface des océans, les températures étant des données qui sont bien connues pour les cinquante dernières années. Grâce à la connaissance de ces variations des courants, il est possible de pronostiquer, à l’aide des modèles climatiques, les variations naturelles du climat à court terme, qui se superposent au réchauffement anthropique à long terme. Les prévisions ainsi obtenues laissent envisager que le réchauffement global va quelque peu s’atténuer.

Comme l’explique le Dr. Noel Keenlyside (IFM-GEOMAR), l’intégration des données de températures marines a déjà été utilisée avec succès pour les prévisions décennales, comme celle d’El-Niño. Les températures marines influencent les vents et les échanges de chaleur entre l’océan et l’atmosphère, et ces deux facteurs jouent eux-mêmes sur les courants marins. Selon le Dr. Keenlyside, "les résultats sont très encourageants et montrent qu’il est possible, au moins pour quelques régions du globe, de prévoir les évolutions naturelles du climat à l’échelle de la décade. C’est le cas pour l’Europe et l’Amérique du Nord, qui subissent l’influence des variations naturelles en Atlantique nord ou dans la zone tropicale du Pacifique".

Le Prof. Mojib Latif de l’IFM-GEOMAR précise : "Pour éviter tout malentendu : nous ne postulons pas que le changement climatique dû à l’homme ne sera pas aussi grave que redouté. La tendance générale au réchauffement est seulement couverte par une oscillation de période longue, ce qui pourrait conduire dans les prochaines années à une faible augmentation de la température considérée en valeur nette." Et son collègue, le Dr. Johann Jungclaus du MPI énonce : "C’est comme si vous vous rendiez de la côte à un haut massif montagneux en traversant constamment les montagnes des contreforts et des vallées, avant d’arriver au sommet. Au plus tard dans quelques années, lorsque les tendances des deux phénomènes s’ajouteront, les températures augmenteront de nouveau plus fortement".

"Avec de telles prévisions, vous n’allons certes pas prédire s’il y aura de la neige à Noël en 2012 en Allemagne du Nord, nous pouvons cependant déjà déterminer une tendance en estimant si certaines décades seront plus chaudes ou plus froides que la moyenne, à condition que les prévisions ne soient pas remises en cause par d’autres effets imprévisibles, comme des éruptions volcaniques, par exemple", résume le Prof. Latif.

- Prof. Dr. Mojib Latif - IFM-GEOMAR, Kiel - tél : +49 431 600 4050 - email : mlatif@ifm-geomar.de Article original : Keenlyside, N. S., M. Latif, J. Jungclaus, L. Kornblueh, and E. Roeckner, 2008 : Advancing Decadal-Scale Climate Prediction in the North Atlantic Sector. Nature, 453, 84-88. Code brève ADIT : 54527

Source : - Communiqué de presse de l’IFM-GEOMAR - 30/04/2008 Süddeutsche Zeitung - 02/05/2008

Rédacteur : Claire Nicolas, claire.nicolas@diplomatie.gouv.fr

Origine : BE Allemagne numéro 384 (7/05/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques....

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par zygomar (IP:xxx.xx0.162.138) le 18 septembre 2008 à 12H19

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