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Réaction à l'article de Marianne “Quand l'écologie renvoie les femmes à la maison”

Nous sommes la génération de la réparation

Article publié le 26 novembre 2008

Accouchement à la maison, allaitement long, couches lavables, la liste est longue et vous horrifie. Elle décrit pourtant mon quotidien et me range donc dans la case de ces femmes que l’écologie « renvoie à la maison »… Méchante écologie phallique qui opprime les femmes du XXIe siècle ! Devant une telle caricature, je me sens contrainte de répondre.

Réaction à l'article de Marianne “Quand l'écologie renvoie les femmes à la maison”

Repenser le monde du travail et de l’agro-alimentaire

Je ne comprends pas votre cheminement. Vous listez les scandales sanitaires avec justesse, mais la seule conclusion que vous en tirez, c’est qu’ils vont sonner « le glas de la libération de la femme » et que Nicolas Sarkozy a raison de vanter les couches jetables ! De la même manière vous décrivez les difficultés pour les mères (mais ce n’est pas nouveau !) de retourner au travail après un, deux, trois enfants, et vous incriminez l’écologie. Pas un instant vous n’envisagez que ce soit le monde de l’agro-alimentaire et du travail qui soient à repenser.

Mère contre enfant, père zappé

Vous opposez le bien de l’enfant et le bien de la mère. Vous déniez tout rôle au père et vous évitez de trouver une solution qui permette de concilier les deux. Une main sur un œil, vous semblez ne voir le monde que de l’autre, comme s’il était coupé en deux moitiés strictement inconciliables : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Pour vous, la « tyrannie verte » ne concerne que les femmes et vous zappez totalement le rôle des hommes (tyrans ? absents ?). Bien sûr c’est la femme qui donne le sein, mais ne me dites pas que vous ne connaissez aucun couple biberonnant où l’homme continue de ronfler pendant que la femme se lève pour préparer le bib’ ! Quant aux couches lavables, je vous signale que l’on a inventé la machine à laver il y a un certain temps déjà.

Vous parlez de la quête éperdue d’une vie 100 % bio et là, vous avez raison, ça n’existe pas. Il s’agit à l’échelle globale de la planète de faire pencher la balance du côté d’une vie plus saine. Mais pourquoi parlez-vous sans cesse des mamans ? Je connais des centaines de papas qui ne sont pas tous chez les Verts et qui sont les premiers à s’inquiéter et à se proposer pour offrir une vie plus saine à leurs enfants. Vous citez des chiffres sur la répartition des tâches ménagères… qui ne sont pas le reflet du peuple écolo où les compagnons des soi-disant femmes des cavernes sont au contraire particulièrement présents.

La modernité ne peut faire l’impasse sur l’humain

Je me demande dans quel cerveau a pu naître l’idée que l’allaitement était une « aliénation totale » ! Pas un instant vous ne vous demandez si la mère peut y trouver du plaisir. Nous ne sommes pas des vaches qu’on trait, nous donnons un peu de nous-mêmes et nous recevons en échange. La modernité qui semble pour vous n’exister que par l’industrie (machines, aliments artificiels, etc.), ne peut de mon point de vue faire l’impasse sur l’humain. L’allaitement n’est pas une aliénation, c’est un lien au contraire. Un parmi d’autres. A chaque couple (et j’insiste sur le fait que c’est une décision qui se prend à deux) de faire son choix.

Vous citez des phrases excessives et caricaturales pro-allaitement, mais j’en ai tout autant entendu dans l’autre sens. Il n’y a aucun intérêt à dresser d’un côté des féministes de la première heure qui feraient passer leur émancipation avant leurs enfants, et de l’autre des écolos arriérées qui s’abîmeraient dans les couches. Quant à la liberté féminine dont parle Elisabeth Badinter, si elle ne passe que par des petits pots et des couches jetables, c’est une bien piètre liberté.

Sur l’accouchement à la maison vous enfoncez le clou en mettant en exergue un fait divers dramatique sans penser que l’hôpital aussi est responsable de cas tout aussi tragiques (et rares heureusement) de décès de la mère ou de l’enfant. Les femmes qui accouchent à la maison ne souhaitent pas la douleur et n’y voient aucune dimension biblique. Pour moi, la douleur était le dommage collatéral d’un meilleur respect… de moi en tant que femme. Pour moi, être ligotée dans la position la moins efficace avec des tuyaux partout était une négation de ma féminité et de mon statut d’être humain. Je ne veux imposer ce ressenti à personne, je veux que cela puisse être mon choix comme dans d’autres pays d’Europe.

Bref notre prétendu retour à l’âge de pierre se fait tout de même avec des machines à laver, des machines à pain, des sages femmes équipées de monitoring tout à fait modernes, des épilateurs (si, si !) et des ordinateurs reliés à internet…

Nous, aujourd’hui, nous savons

Vous dites que nous allons le payer cher ? Ce ton comminatoire semble oublier un petit détail… ce que nous payons cher aujourd’hui, c’est votre émancipation. Car c’est au prix de votre liberté puis de la nôtre, hors de question de le renier, que nous avons hérité d’une planète dévastée, polluée par des couches jetables, des meubles à bas prix et des aliments dénaturés qui vous ont permis de quitter les fourneaux auxquels des générations d’hommes (et de femmes) vous avaient assignées. Attention, je ne critique pas votre combat, comment le pourrais-je, car d’une part c’est grâce à vous aujourd’hui que je vote, que je travaille, que j’ai mon compte bancaire, etc. et que d’autre part vous ne saviez pas. Vous avez fait confiance à l’industrie, à l’agro-alimentaire qui vous serinaient d’aller travailler l’esprit tranquille puisque les produits inventés pour vous soulager des corvées étaient d’une totale innocuité. Vous ne saviez pas… mais nous, aujourd’hui, nous savons. Bien sûr qu’il y a un retour de bâton, bien sûr qu’il est excessif. Il faudra un peu de temps pour arriver à une position médiane raisonnable, mais vos propos n’y aideront certainement pas.

Nous sommes la génération de la réparation

Nous vivons dans un monde qui ne ressemble pas au vôtre. Nous avons perdu la légèreté, l’insouciance, pour plonger dans un cauchemar où, comme vous le précisez justement, chaque jour apporte sa nouvelle annonce d’une catastrophe sanitaire et environnementale à venir. Alors nous n’avons pas le choix. Vous avez été la génération de la conquête, nous sommes la génération de la réparation. Vous avez créé, nous devrons détruire… et réinventer.

Car l’écologie n’est pas ce triste enfer gris que vous décrivez. C’est notre réponse, notre combat à nous, femmes du XXIe siècle, pour tenter d’offrir à nos enfants un monde vivable. Et si certaines d’entre nous renoncent à travailler, ce n’est pas à cause de l’écologie, c’est leur choix, tout simplement. Ce n’est pas le mien. Des femmes déçues par le monde du travail qui s’abîment dans la maternité ? Il y en a… autant que de femmes déçues par leur maternité et qui se jette à corps perdu dans le travail. Comme de nombreuses autres femmes, j’ai pour ma part choisi de consacrer une année ou deux de ma vie pour donner à mon fils mon amour, mon temps, un cadre de vie moins pollué et des aliments sains. Bientôt je vais reprendre ma vie de femme active en ayant la sensation d’avoir apporté ma pierre à l’édification d’une société différente.

Et non, je ne veux pas « tuer ma mère » qui avait arrêté de travailler pour nous élever, je veux faire mieux qu’elle : m’occuper de mon enfant ET me réaliser au travail. Je veux les deux et je pense qu’une société moderne doit pouvoir m’offrir cela.

Aidez-nous à construire le XXIe siècle

Vous vous trompez de combat. L’écologie n’est pas plus l’ennemie de la femme que la voie d’un retour au Paradis terrestre. Vous devez comprendre que le combat environnemental n’est qu’une partie de la vision globale d’une société où la femme a toute sa place (mère et femme). Il n’y a pas de « morale écologique » qui condamne des « petites choses » ! Il y a une planète polluée sur 100 % de sa surface et sur laquelle les femmes comme les hommes ne pourront bientôt plus vivre. Il y a de nouveaux combattants, femmes et hommes, des militants de leur époque qui voient dans leur lutte une suite logique à celle des féministes de la première heure et non un antagonisme aussi violent. Mais cette lutte est vaine si elle est isolée. Ne nous jugez pas du haut de votre XXe siècle, aidez-nous à construire le XXIe siècle.

Amélie Piegay

Thèmes

Ecologie Femme

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commentaires
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par Calinelle (IP:xxx.xx1.218.105) le 26 novembre 2008 à 10H33

BRAVO ! C’est ce que je ne cesse de dire et de tenter d’expliquer autour de moi...

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par Dine (IP:xxx.xx0.110.102) le 26 novembre 2008 à 13H12

Juste merci...

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par Sabbio (IP:xxx.xx4.95.236) le 26 novembre 2008 à 14H08

Merci pour cette réponse qui exprime mieux que moi ce que je souhaitais leur rétorquer. J’ai été si scandalisée à la lecture de cet article !

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par bénédicte (IP:xxx.xx2.69.247) le 26 novembre 2008 à 15H04

merci pour cet article . je suis une décroissante mère de ...cinq enfants ! j’ai bossé, je suis actuellement responsable d’association et je vais compléter mon temps de travail concernant l’instruction de mes enfants (ils sont scolarisés, mais il y a tout le reste) par un temps partiel . Alors l’allaitement, les couches lavables je connais , la machine à laver aussi !!! Mais si on me fait souvent la remarque "oh ma pauvre !" , je ne me sens pas du tout aliénée . Pour avoir vécu les deux, Je trouve plus précieux le temps passé à allaiter un enfant que celui d’un meeting , même si c’est très subjectif ! Et il n’existe pas que les couches ! et les théorèmes de maths à expliquer, "le monde de sophie" à commenter , la plantation des légumes, la vie des abeilles... c’est plutôt chouette et je me sens pleinement femme dans chacune de mes activités . par ailleurs, je trouve le fait d’assainir le quotidien familial avec des produits écolos plutôt agréable et gratifiant (j’ai aussi lancé une amap , et mes enfants piquent la salade en encas dans la cuisine !) . On appelle la femme au foyer la femme aux cent métiers ...à méditer . Par contre, vous dites dans votre article que la génération d’avant à créer et que la notre détruit pour reconstruire . Il me semble que nous inventons et modifions tout simplement sur la voie la plus logique à suivre et que nous détruirions au contraire si nous nous contentions de suivre le chemin de nos aînés .

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par Biboudam (IP:xxx.xx5.16.161) le 26 novembre 2008 à 17H28

Merci pour cet article.

Moi aussi j’ai préféré pour ma fille l’allaitement au lait en poudre, les couches lavables au couches jetables et j’ai même envisagé l’accouchement à domicile. J’écris “moi” mais je devrais écrire “nous”, car ce sont des choix de notre couple. Effectivement “ce retour à l’âge de pierre se paie au prix fort”, puisqu’à ma demande de passer en télé-travail, j’ai du accepter de passer à mi-temps et ma société a embauché une nouvelle personne au même poste que moi. Mais la comparaison s’arrête là, car je suis cadre avec un bon salaire mais surtout je suis un homme.

Alors pourquoi répondre à cette article qui traite du cas des femmes ? Parce que contrairement à ce que prétend cet article, bien souvent ce n’est pas à cause de la pression de la “green attitude” ou autres que ces femmes s’occupent de leur enfant au détriment de leur carrière, mais c’est par choix, tout comme je l’ai fait. Oui, j’ai choisi de passer plus de temps avec ma fille même si cela implique que je fasse les courses, que je prépare les repas et que je fasse les lessives. Même si ce choix est dévalorisé dans notre société (et visiblement également par Marianne ou du moins par l’auteur de cet article), je préfère cela à perdre 9h30 (7h de travail effectif, 1h de déjeuner et 1h30 de transport) 5 jours par semaine pour pouvoir payer des inconnues pour qu’elles s’occupent de ma fille, une femme de ménage et des plats industriels et passer ainsi à côté de ma fille et de ma vie. J’ai choisi de “travailler moins pour vivre mieux” et si je dois en chercher la cause ce n’est sûrement pas l’écologie, mais la naissance de ma fille. Certes, je suis bien conscient qu’en tant qu’homme je reste une exception. Mais contrairement à ce que laisse entendre votre article, je pense que si une étude était faite, on trouverait une proportion inhabituelle de femmes “cadres bien rémunérées” qui font le choix de délaisser leur travail pour s’occuper de leur enfant. C’est en tout cas ce que je constate dans mon entourage. D’ailleurs la plupart de ces femmes trouvent des solutions pour concilier maternage et travail : télé-travail, travail en indépendant, création d’entreprise et même chef d’entreprise.

S’il n’y a pas de lien de cause à effet entre l’écologie et le maternage, il y a en revanche des convergences. Tout comme il y a des convergences entre le maternage et un questionnement plus général sur nos sociétés d’hyperconsommation, de compétition, de performance et du “travailler plus pour gagner plus”. J’ai été très surpris de trouver un tel article dans Marianne. En gros l’idée de cet article est que l’écologie prône le retour des femmes à la maison et il oppose féminisme et maternage, ce qui est à mon avis une grave erreur. Que faut-il conclure de cet article, qu’une femme pour garder sa liberté doit privilégier son travail ? Que le “travail c’est la liberté” ? Tiens c’était un slogan de campagne de notre président. Par très sérieux tout cela, pas très “Marianne” mais surtout très décevant.

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par greencity (IP:xxx.xx4.16.62) le 26 novembre 2008 à 17H40

Bonjour,

merci pour cette réponse à un très mauvais article de Marianne (que je lis pourtant très souvent), caricatural au possible et complètement à côté de la plaque sur ce sujet, sur lequel je croyais qu’on avait bien progressé. Une réponse était nécessaire, merci !

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par Adi (IP:xxx.xx5.234.235) le 26 novembre 2008 à 19H33

Simplement merci... J’espère que la journaliste lira votre article.

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par Antoine (IP:xxx.xx9.73.159) le 26 novembre 2008 à 21H57

Merci pour cette réponse qui exprime presque tout ce qui m’a révolté dans cet article. J’ai tout d’abord cru à une blague ou un canular. Je ne pensais pas qu’on puisse être aussi borné et aveugle (voir malveillant). Cela me fait penser aux "The Yes Men", qui caricaturent ce genre de personnes. Je pense qu’il y a aussi des choses à rajouter en ce qui concerne la dépendance financière de la femme vis à vis de son mari quand elle arrête de travailler. Tout d’abord, il existe des solutions temporaires qui ne sont pas du tout évoquées dans l’article(comme le congé parental par exemple), qui permettent justemnt à la femme de pouvoir reprendre son travail après quelques mois ou quelques années. Mais surtout, je ne comprends pas cette logique de méfiance qu’il faut absolument instaurer dans le couple qui vise à être indépendant l’un de l’autre au cas où, plutôt que de construire ensemble un projet de famille où chacun à son rôle à jouer. Non, il faut absolument suivre cette logique : avoir son petit travail, son petit compte en banque perso, une voiture à son nom (voir créer une SCI aux 2 noms pour acheter sa maison. Si, si je l’ai vu), bref le kit du divorce rapide. Normal puisque aujourd’hui 1 couple sur 2 divorce ! Cette logique sera encore plus vraie demain puisqu’elle mènera a une proportion encore plus forte de divorce. En se méfiant de son conjoint et en se croisant le soir après le boulot devant un plat surgelé, on donnera forcement raison aux statistiques. Je pense qu’elle prend tous les raisonnements à l’envers. Merci pour votre superbe texte

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par Rachel H (IP:xxx.xx3.222.253) le 26 novembre 2008 à 23H11

Merci Merci Merci Chère Amélie :-)

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par m-vivien (IP:xxx.xx2.217.40) le 27 novembre 2008 à 00H02

Merci pour cet article !

Je suis moi-même mère de deux enfants, 8 ans et 4 mois. J’allaite exclusivement, j’utilise des couches lavables, je garde les enfants, je travaille et je suis en train de monter une société. Donc ce n’est pas incompatible.

Je n’ai pas envie de choisir entre deux camps.

Je trouve que la société doit évoluer pour permettre aux enfants d’y être plus présents dans la vie professionnelle.

Et voir le couple autrement que comme un affrontement entre homme et femme peut être très enrichissant...

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par Maïpi (IP:xxx.xx8.79.176) le 27 novembre 2008 à 10H16

MERCI BEAUCOUP ! Depuis la lecture (en diagonale) de l’article de Marianne, je boue, comme tant d’autres femmes des cavernes que nous sommes... et votre réponse est vraiment celle que j’aurais aimé faire, sans en être capable... Moi, femme des cavernes de 4 enfants qui allaite, porte, met des couches lavables, ou pire encore ! ne met pas de couches à mon enfant.. qui ai accouché chez moi après des expériences peu motivantes à la maternité (où j’ai perdu ma fille aînée...), je me sentais plus qu’agressée par l’article de Marianne. Et pourtant, j’ai l’outrecuidance de bosser à plein temps, comme ma mère que je ne tuerais pour rien au monde ! Merci d’avoir remis le père à sa place : dans notre couple !! oui, on n’élève pas nos enfants seules en général, du moins on ne les fait pas seules... Et si un jour nous venions à nous séparer, mon pauvre mari qui est sans emploi (enfin, papa au foyer, quoi !) ira se lamenter au MLF et pleurer dans le giron de Mme Badinter...

Enfin, merci à vous, merci merci. Et j’espère que la journaliste de Marianne lira votre article ET le comprendra. Nous sommes la génération de la réparation et nous nous appuyons sur ce qu’on fait nos prédécesseurs pour inventer un monde encore meilleur demain.

Bonne continuation.

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par Ben (IP:xxx.xx9.138.237) le 27 novembre 2008 à 14H17

*BRAVO ! Du bon sens dans ce monde de brutes qui s’est érigé de travers. à nous de le redresser, pour être fiers du monde que l’on rend à nos enfants.

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par Jraph (IP:xxx.xx6.17.190) le 27 novembre 2008 à 16H41

Marianne est tombée bien bas...Peut être ont ils des parts dans l’industrie agroalimentaire de masse ?

Merci pour votre texte qui exprime la vie réelle d’aujourd’hui ! Jessika.

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par eugene wermelinger (IP:xxx.xx0.46.4) le 28 novembre 2008 à 10H55

"Marianne" connaissait pas, mais n’en ai à présent aucune envie !

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par Marianne (IP:xxx.xx3.145.18) le 1er décembre 2008 à 15H52

Merci chère Amélie. J’ai lu cet article et d’abord, je n’ai pas compris. La génération pro-choix (de l’avortement) nous condamne car nous faisons NOTRE choix, qui finalement ne me semble même pas un choix, mais bel et bien une obligation. Cela dit, même si je perçois les couches lavables, l’alimentation bio et certaines autres choses commes nécessaires, je ne me permets pas pour autant de juger celles et ceux qui font des choix différents du mien. J’essaie d’influencer, notament à travers des articles, sur mon blog, à chacun de faire ses choix. J’ai personnellement choisi mes combats et mon conjoint a été l’iniciateur de plusieurs d’entre eux. Ma fille est ma priorité, et pourant je suis une passionnée des affaires avec une belle carrière derrière moi et une non moins belle devant.

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par Cat (IP:xxx.xx0.49.2) le 1er décembre 2008 à 17H28

Ce qui m’étonne toujours dans le discours de ce "type de féministes" c’est à quelle point leur vision est calqué sur un modèle inventé pour et par des hommes. Les hommes ne peuvent avoir des enfants et par conséquent ne sont pas "contraints" aux exigences de la maternité. Ces féministes nous proposent donc de nier notre féminité et de revendiquer une fausse masculinilité. Pour moi, cette vision est désuète et réflète un total manque d’imagination sur ce que pourrait être une version plus féminine du monde et nous condamne à nier ce que nous sommes.

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par Christine (IP:xxx.xx1.65.167) le 3 décembre 2008 à 14H19

Merci, mille mercis pour ce droit de réponse. A savoir que les "journalistes" de Marianne censurent automatiquement les commentaires en désaccord avec ce pseudo-article, merci de pouvoir nous laisser nous exprimer ici. Quand on lit ce genre de stupidités, on se demande vraiment tout ce qu’ils nous font gober le reste du temps :-((

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par cimdy (IP:xxx.xx3.102.10) le 6 décembre 2008 à 15H25

Juste merci pour cette réponse, je n’aurai pas exprimé mieux mes pensées !

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