Article publié le 4 septembre 2008
Pour
le savoir, l’autorité européenne - EFSA - a analysé les risques pour le
consommateur liés aux nitrates présents dans les légumes par rapport
aux bénéfices d’une alimentation équilibrée riche en fruits et en
légumes
Le groupe scientifique sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) de l’EFSA a évalué les risques et les bénéfices pour les consommateurs de la présence de nitrates dans les légumes et conclue que les effets bénéfiques de la consommation de légumes et de fruits l’emportent sur le risque potentiel pour la santé humaine lié à l’exposition aux nitrates présents dans les légumes. Les fruits et les légumes sont des éléments importants d’un régime alimentaire sain et équilibré et leur consommation quotidienne en quantité suffisante peut contribuer à réduire le risque de certaines maladies. Le groupe scientifique a estimé qu’un consommateur moyen, qui ingère approximativement 400 g de légumes et de fruits mélangés par jour[1] ne dépasserait pas la dose journalière admissible (DJA) pour les nitrates[2]. Pour estimer l’exposition, le groupe scientifique s’est fondé sur l’éventualité que la totalité des 400 g de fruits et de légumes ingérés par les consommateurs puissent éventuellement n’être constitués que de légumes dont la teneur en nitrates est considérablement plus élevée que celle des fruits. D’après le groupe scientifique, une faible partie de la population européenne (2,5%), qui consomme des quantités importantes de légumes-feuilles, pourrait dépasser la dose journalière admissible pour les nitrates.
Le groupe CONTAM de l’EFSA a reçu l’appui d’un groupe de travail constitué d’experts ainsi que d’un membre du groupe scientifique sur les produits diététiques, nutrition et allergies (NDA) de l’EFSA. Les études épidémiologiques ne suggèrent pas que l’absorption de nitrates liée à l’alimentation ou à l’eau de boisson puisse être associée à des risques accrus de cancer. Cependant, l’organisme humain transforme les nitrates en composés tels que les nitrites et l’oxyde d’azote, qui peuvent avoir des incidences sur la santé[3].
Josef Schlatter, président du groupe CONTAM de l’EFSA : « Nous avons comparé les risques et les bénéfices de l’exposition aux nitrates liée aux légumes et nous avons conclu que les effets bénéfiques de la consommation de légumes prévalent ».
Les principales sources de nitrates dans l’alimentation sont les légumes, la viande en conserve et l’eau de boisson, mais les légumes et les fruits peuvent représenter plus de la moitié, voire les deux tiers, de l’ingestion totale de nitrates. La plupart des légumes contiennent des nitrates, en quantité variable, mais le facteur critique d’une exposition alimentaire élevée aux nitrates n’est pas la quantité absolue de légumes consommée mais le type de légumes (par exemple des légumes feuilles) et la concentration respective de nitrates. Des taux plus élevés peuvent être décelés dans les légumes-feuilles, tels les épinards, la laitue et la roquette. La teneur des légumes en nitrates varie également en fonction d’autres facteurs, comme l’ampleur de l’utilisation d’engrais à base de nitrates et l’exposition des légumes à la lumière solaire (les légumes cultivés dans les pays du nord de l’Europe ont tendance à présenter une teneur en nitrates plus forte). D’après l’avis, il n’est pas considéré comme probable que les végétariens et les végétaliens qui consomment de grandes quantités de fruits et de légumes dépassent la DJA, puisque leurs besoins en protéines sont normalement couverts par la consommation de céréales, de fruits à coque et de légumes secs, qui sont pauvres en nitrates.
Les légumes comme la laitue et les épinards font déjà l’objet d’une réglementation de l’UE qui fixe des taux de nitrates maximums[4]. Dans le groupe des légumes feuilles, la roquette contient les taux de nitrates les plus élevés, d’après les informations communiquées par les États membres. Par exemple, un consommateur qui ingère plus de 47 g de roquette par jour pourrait déjà dépasser la DJA sans tenir compte d’aucune autre source d’exposition aux nitrates. L’EFSA note qu’il est peu probable qu’une consommation quotidienne de roquette à ce niveau se poursuive sur une longue période et considère par conséquent qu’un dépassement occasionnel de la DJA ne constitue pas un risque pour la santé.
Le groupe scientifique CONTAM a noté que l’ingestion de nitrates pouvait être encore réduite par des traitements comme le lavage, l’épluchage et/ou la cuisson, ce qui fournit une marge de sécurité supplémentaire pour le consommateur.
Source : EFSA
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Tranquille la propagande Que veut dire l’amalgame entre pesticides et nitrates Et le bénéfice de 5 (portions) def ruit et légumes sans nitrates et sans pesticides doit etre encore supérieur
OUI...et merci d’oser. Un fait remarqué est que nous n’avons pas eu de corvée de nettoyage de pare brise de voitures cet été. Les petites mouches et moustiques semblent avoir disparus de notre atmosphère avec les petits oiseaux comme les piafs, les hirondelles , et même les perdrix. A ce sujet, les chasseurs constatent que depuis début juin les perdrix ont comme disparues dans la végétation des cultures . Seules celles bénéficiant de pâtures et de zones incultivées semblent avoir survécues. Pour les moustiques, une simple petite question aux vendeurs de produits de nettoyage de pare brise nous renseigne sur l’importance du fait dans notre région....si nous faisions de même en Europe ?
Y aurait donc un rapport avec la présence de nitrates dans les fruits et légumes ?? Bizarre bizarre !! Et surtout n’importe quoi. Seulement un prétexte pour râler à propos de tout et de rien même quand on n’a rien compris au film...
Curieux, curieux !! Votre titre fait état de "leurs PESTICIDES" en parlant des fruits et légumes et votre article traite uniquement des NITRATES....
Deux de choses l’une ou bien vous ne savez pas de quoi vous parlez ou bien l’emploi du terme "pesticides" dans le titre n’est là que pour apporter un peu de sensationnalisme. On appelle çà de l’amalgame.... Quelle que soit la raison, çà n’est pas très digne pour une " nutritionniste" d’une part "très attachée à l’éthique" d’autre part.
B2R.....reste il des pesticides apres avoir soigneusement lavé ou pelé fruits et légumes...les agriculteurs sont soumis a des durées de remanence et doivent respecter des délais entre sulfatage et cueillette....il faut beaucoup plus se mefier des ventes directes ""a l’exploitation"" sans aucun controle que des achats en grande surface qui ne peuvent pas se permettre le scandale et la saisie de leurs fruits ou légumes...c’est toujours une imprudence d’acheter chez un agriculteur dont on ne connait pas les methodes de culture...(..ex : magnifiques haricots verts sans pucerons mais sulfatés la veille..)






