Article publié le 15 juillet 2009
Cette lettre a été adressée à trois quotidiens importants…
Monsieur le Rédacteur en chef
Je fais partie d’un groupe de scientifiques, répartis dans 24 Pays, qui s’est engagé à convaincre les médias de faire cesser le tabou qui s’oppose à toute discussion relative aux problèmes posés par la taille et la croissance de la population humaine en relation notamment avec la dégradation de l’environnement. Nous maintenons ce tabou à notre péril et à celui de millions d’autres espèces.
La surpopulation est étroitement liée à toutes les formes de
dégradation de l’environnement dont nous prenons conscience maintenant
: disparition d’espèces, modifications du climat, pollutions,
désertifications, diminution des réserves aquatiques, déforestations,
etc., or la croissance démographique mondiale est préoccupante.
Rappelons quelques chiffres, ils sont éloquents. Il a fallu attendre
longtemps pour que la population humaine franchisse le cap du milliard
d’individus. C’était en 1800. Cent ans après environ, en 1930, nous
étions deux milliards. Tout s’est accéléré ensuite : en 30 ans le
troisième milliard a été atteint, 15 ans après le quatrième. Nous
sommes actuellement six milliards sept cents millions d’êtres humains
avec, en projection, deux milliards supplémentaires d’ici 2050.
Pour nourrir ces deux milliards supplémentaires, on estime qu’il
faudra augmenter les surfaces agricoles de 18%. Faire de l’agriculture
c’est « affecter un espace à une espèce animale ou végétale utile à
l’homme et exclure de cet espace toute autre espèce concurrente » à cet
effet d’exclusion il faut ajouter toutes les pollutions liées aux
pratiques agricoles. Il faudra aussi loger cette population
c’est-à-dire recouvrir d’importantes surfaces nouvelles avec des
matériaux inertes incompatibles avec la vie qui y préexistait. Il
faudra développer les voies de transport et de communication, les
échanges, les industries, les moyens d’élimination des déchets, il
faudra accroître la fourniture d’énergie.
Il est illusoire de penser qu’en réduisant notre consommation (même
s’il est bon de le faire) nous arriverons à corriger les excès dus à la
croissance ininterrompue de la population humaine ; personne ne peut
réduire ses besoins organiques à zéro, il faut pour cela ne pas
exister. Il est temps de réfléchir à ces problèmes démographiques et de
préparer l’opinion à une perception nouvelle de leur évolution.
Le problème de la limitation des naissances est difficile dans les
pays en voie de développement où de grossières erreurs ont été commises
dans le passé. Mais les erreurs doivent être utiles pour progresser.
Il faudra dans ces pays, par recours aux médias sans doute, mieux y
éduquer les femmes en exposant de nouvelles options concernant la
taille des familles ; il faudra mieux protéger l’enfance pour qu’une
forte mortalité ne soit plus la justification des familles nombreuses ;
il faudra enfin rendre les moyens de contraception facilement
accessibles à tous.
Le projet d’aboutir rapidement à un palier de croissance de la
population humaine et, par la suite, à sa décroissance est une option
dont dépend l’avenir de notre espèce et du reste du monde vivant.
En espérant que vous voudrez vous intéresser au sujet que je vous
expose et que, convaincu de son importance, vous voudrez bien nous
aider à en faire prendre conscience (en publiant cette lettre par
exemple), veuillez agréer, Monsieur le Rédacteur en chef, etc.
Via BlogHardi
Thèmes
"Cette lettre a été adressée à trois quotidiens importants…
Je fais partie d’un groupe de scientifiques.... "
J’ai relu cette "lettre" deux fois. Je suis allé sur le blog dont le lien figure à la fin.
Je n’ai trouvé ni le nom de l’auteur, ni l’identification du groupe auquel il dit appartenir.....
De même les "trois quotidiens importants" destinataires ne sont pas non plus identifiés.... Drôle de pratique....






