Article publié le 30 juin 2008
Quelle serait l’ampleur d’un accident nucléaire en France ? Y sommes-nous correctement préparés ? Prêts a en accepter les conséquences ?
284 projets seraient actuellement à l’étude dans 56 pays : disposent-ils tous de structures de sécurité fiables qui sont une condition indispensable à la mise en oeuvre du nucléaire ?
Citons les propos de André-Claude Lacoste, président de l’ASN, repris pas " Le Monde " : "On ne peut imaginer une telle filière que si une autorité de sûreté nationale préexiste, a insisté M. Lacoste. Celle-ci n’a de sens que si elle est dotée de moyens et d’une indépendance minimale par rapport au pouvoir. On ne peut la constituer en recrutant des gens qui seraient des mercenaires : il faut un ancrage dans le pays en question." Le tout nécessitant une quinzaine d’années. ".
Dans " Il faut assurer la sûreté des nouveaux projets de construction de réacteurs nucléaires dans le monde " on lira : pour " un pays qui s’engage pour de longues années dans un programme nucléaire.... On aboutit ainsi à un délai minimum d’une quinzaine d’années avant que puisse démarrer l’exploitation dans de bonnes conditions d’un réacteur nucléaire de puissance. ".
Il semble que le gouvernement français soit décidé à ce qu’une certaine transparence règne avec cette " Installation du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire " mais il sera également indispensable qu’un minimum de clarté soit également de mise dans tous les pays exploitant l’énergie nucléaire, clarté qui devra concerner tant les institutions mises de contrôle de cette activité (objectifs, moyens, composition, fonctionnement...) que les installations, leur état et leur fonctionnement.
Ceci parce-que le nucléaire comporte des risques qui ne peuvent être circonscrits à un pays : certains risques sont fortement mutualisés sans que l’on puisse se soustraire à cette mutualisation, c’est le cas pour un nuage radioactif indifférent aux frontières.
Mais il existe aussi des mutualisations décidées qui n’empruntent pas le circuit traditionnel des assurances, eu égard à l’importance exceptionnelle du risque nucléaire dans ses manifestations extrêmes.
" Le régime d’assurance et d’indemnisation en cas d’accident nucléaire " nous apprend les dispositions prises, nous y voyons que " Le scénario aux conséquences potentielles les plus graves envisagé en France est celui de la fusion du cœur d’un réacteur nucléaire, entraînant le percement de la cuve. Les rejets radioactifs que produirait ce type d’accident seraient très limités en raison de sa dynamique lente et de la protection conférée par l’enceinte de confinement des réacteurs occidentaux. ".
On envisage donc probablement comme rejet un " tout petit " nuage radioactif mais peut-être pas tant que cela qui dépasserait à peine le grillage d’enceinte... (à cause d’une malencontreuse fissure dans le béton de confinement, qui serait le seul aléa imprévu dans un scénario d’accident ?) : rien d’alarmant !
" On considère cependant qu’il pourrait être nécessaire d’évacuer la population dans un rayon de cinq kilomètres autour de la centrale, avant que ne se produisent des rejets substantiels de radioactivité. Dans un rayon de dix kilomètres, il y aurait lieu de demander à la population de se mettre à l’abri à l’intérieur d’habitations ou de locaux fermés. " Voir : " Les risques majeurs ".
Dédommagements et réparations ont été prévus et révisés, puis transposés dans la loi française après signature de " Protocoles d’amendement de la Convention de Paris sur la responsabilité civile dans le domaine de l’énergie nucléaire et de la Convention de Bruxelles complémentaire à la Convention de Paris " le le 12 février 2004 : " Loi n°2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire ".
Le montant d’indemnisation minimal garanti s’élève ainsi à 1,5 milliard d’euros sur lesquels 300 millions seraient fournis par les " parties contractantes ", c’est à dire les signataires des conventions : c’est ici qu’intervient la mutualisation de la couverture du risque.
Nous serions donc face à un risque assez mineur (grâce à l’excellent confinement de nos réacteurs) amplement couvert par des assurances sur-dimensionnées : " ...un coefficient multiplicateur de 20 a été attribué au nucléaire pour pondérer les coûts externes d’un accident, afin de tenir compte de l’aversion au risque du public, jugée plus importante pour le nucléaire à dégâts comparables. ".
On devra donc déduire de cela que le coût raisonnablement envisageable d’un accident nucléaire sera de 1,5 milliard d’euros / 20 soit 75 millions d’euros, le " prix de l’aversion " ayant été évalué à 1,425 milliard d’euros afin de calmer les réticents... et cela a été validé par l’ensemble des signataires des convention de Paris et de Bruxelles.
Ou... ne faut-il pas voir dans ce " salaire de la peur " la très grande incertitude dans laquelle nous nous trouvons vis à vis de l’hypothèse d’un accident nucléaire majeur ?
Aucun plan de gestion d’un accident nucléaire majeur !
En lisant " La phase post-accidentelle " sur le site de l’ASN on découvre que l’étendue des conséquences d’un accident peut dépasser le grillage de l’établissement concerné : " ...en 2005, l’ASN a lancé une réflexion globale en fédérant tous les acteurs concernés par le post-accidentel autour d’un comité directeur... ".
Dans " ...la diversité des domaines impactés par un événement radiologique ou nucléaire... " on trouvera les indices qu’on envisage aussi la possibilité d’un accident de grande ampleur : " réhabilitation en milieu bâti ;vie dans les territoires ruraux contaminés ;agriculture et eau ;évaluation des conséquences radiologiques et dosimétriques ;suivi sanitaire des populations ;indemnisation ;gestion des déchets ;produits contaminés et terres contaminées ;organisation des pouvoirs publics. "
Contrairement à ce que l’on pourrait déduire à la lecture de " Le régime d’assurance et d’indemnisation en cas d’accident nucléaire " qui nous décrit des accidents aux implications minimes nous nous apercevons que des impacts d’assez grande ampleur sont envisagés, jusqu’à nécessiter l’examen de la question de l’organisation des pouvoirs publics.
Lisons : " En cas d’accident de gravité moyenne, la gestion au niveau local pourrait être assurée par une structure territoriale de droit commun comprenant le préfet appuyé sur les services déconcentrés et sur une équipe interministérielle déportée assurant les relais avec les administrations centrales. Il ne sera toutefois pas possible de renforcer la préfecture en cas d’accident grave sauf à augmenter considérablement son effectif. ... Le rôle de cette structure sera, au niveau central, de traiter de l’impact national de l’événement (économie, agriculture, implications internationales, mouvements de population…)."
Ce fameux comité, nommé Codirpa (pour Comité Directeur Post Accidentel) , examine " différents cas d’accidents " et nous rappelle que " Jusqu’à présent, seule la phase d’urgence est prise en compte dans l’organisation des pouvoirs publics, notamment au travers de la directive interministérielle du 7 avril 2005 et des plans déclinés par les préfectures. "
C’est avouer qu’il manque, et depuis longtemps, quelques étapes cruciales dans notre système de sécurité nucléaire !
Ainsi en date du 21 novembre 2007 le Codirpa proposait " pour la gestion de la phase post- événementielle :une phase de transition (semaines/jours/mois) qui concernera la levée des actions de protection d’urgence, le nettoyage des zones contaminées ainsi que la préparation des actions à long terme. La phase de transition s’inscrit dans la continuité de la phase d’urgence.une phase de gestion des conséquences à long terme (mois/années) qui concernera l’application du plan de gestion des conséquences à long terme de l’événement (élaboré avec l’ensemble des acteurs pendant la phase de transition). "
Actuellement, avec 58 réacteurs nucléaires en activité, nous n’aurions donc aucun plan de gestion des suites d’un accident, ceci 20 ans après Tchernobyl !
Mais pourquoi faire l’effort de construire plans et procédures si ces dispositifs ne correspondent à aucune nécessité réelle (les accidents nucléaires seraient relativement bénins en France) ?
Pour la seule satisfaction intellectuelle ?
Des calculs rassurants, mais...
" Le cahier des charges de l’EPR impose à cet égard une
probabilité de fusion du cœur inférieure à 1 sur un million par an (3,6
10-7soit un gain de 15 sur la génération actuelle) et sa conception
offre une protection renforcée contre les accidents graves (notamment
les rejets à l’extérieur de la centrale). " lit-on dans " Le régime d’assurance et d’indemnisation en cas d’accident nucléaire ".
Effectivement, la probabilité semble faible mais elle ne signifie ni
qu’une fusion du cœur est impossible ni qu’elle n’aura pas lieu demain
plutôt que dans un million d’années.
En outre même si l’on nous affirme que le confinement rend improbables (" une protection renforcée contre les accidents graves
" et non une protection absolue) des fuites importantes de matières
radioactives l’incertitude demeure sur ce qui pourrait réellement se
passer, et la seule façon de le savoir (de valider les calculs, en
fait) consisterait à réaliser un certain nombre d’expériences de fusion
du cœur en vraie grandeur (suffisamment pour établir des statistiques
utilisables), ce qui ne semble ni vraiment... prudent ni financièrement
imaginable.
Les travaux du Codirpa ne répondent donc pas à une simple
curiosité ou au seul souci de rassurer la population en lui affirmant
que " tout a été prévu " mais à l’établissement de processus de gestion
de crise absolument indispensables... et qui nous font défaut depuis
quelques décennies !
Par ailleurs il faudrait savoir précisément sur quelles bases cette probabilité fût établie.
Evolutions possibles de nos sociétés
On a tenu compte des caractéristiques d’une installation devant
fonctionner correctement dans une fourchette de situations donnée,
cette fourchette inclut-elle des évolutions non linéaires de nos
sociétés et de leur environnement, des phénomènes extrêmes qui ont été
jusqu’à maintenant improbables mais dont on peut estimer que le risque
qu’ils surviennent ne cesse de croître ?
Car nous sommes aujourd’hui dans une phase d’incertitude plus forte que
jamais vis à vis d’un certain nombre de phénomènes environnementaux,
politiques, sociaux...
Dans l’événementiel immédiat nous sommes frappés par une crise
énergétique dont rien ne laisse prévoir qu’elle s’apaisera bientôt, et
divers prévisionnistes envisagent un prix du baril de pétrole de 170 à
200 dollars pour l’été 2008.
Manifestations de pêcheurs, de routiers, d’agriculteurs, de
viticulteurs, de taxis, d’ambulanciers... parfois accompagnées de
violences : nous avons vu cela pour un pétrole à moins de 140 dollars,
qu’en sera-t-il pour un prix nettement plus élevé qui pourrait
paralyser des pans entiers de notre économie alors que les marges de
manœuvre de l’état et de l’Europe s’amenuiseront en proportion de la
hausse du baril ?
La sécurité nucléaire sera-t-elle parfaitement assurée en cas de
blocage durable de tous nos axes routiers, ports, aéroports, dépôts de
carburants, d’émeutes majeures... ?
De très grandes grèves ne mettraient-elles pas cette sécurité en péril ?
Du côté des dérèglements climatiques nous sommes probablement soumis à
des périls à court, moyen et long terme qui, tous, sont susceptibles
d’affecter le bon fonctionnement des centrales nucléaires.
Souvenons-nous de cette nécessité d’arroser l’enceinte extérieure du
réacteur de Fessenheim, lors de la canicule de 2003, car la température
limite de fonctionnement était atteinte, tandis que l’on relevait la
température des rejets fluviaux d’un certain nombre de centrales au
mépris des écosystèmes aquatiques déjà surchauffés et que l’EDF
achetait de l’électricité à l’étranger afin d’assurer un
approvisionnement correct du pays (" Canicule et augmentation de la consommation électrique : un cercle vicieux " " Une canicule exceptionnelle pendant l’été 2003 (Ministre déléguée à l’industrie) ").
Le 10 Septembre 2005 un cyclone tropical de classe 1 se dirigeait vers le Portugal et menaçait de déferler vers l’Europe.
Nommé " Vince " il s’est disloqué au large du Maroc, mais le fait doit
être noté : c’est la première fois que l’on mentionne un tel phénomène
depuis que l’on détient des relevés météorologiques réguliers (début du
XIX ème siècle).
Quelles seraient les conséquences directes (force des vents et
intensité des précipitations) et indirectes (désorganisation momentanée
de nombreux services, impact sur les télécommunications, les réseaux
électriques...) d’un tel cyclone sur l’Europe ?
Au terme de quelques années de cruelles surprises climatiques
pourraient nous affecter gravement : il vient d’être découvert que des
élévations de température moyenne de 10°C environ s’étaient produites
en quelques années il y a environ 10 000 ans : " Le climat a basculé de façon extrêmement brutale à la fin de la dernière période glaciaire "
Parmi les sources d’inquiétude, la fonte des permafrost qui provoquent en montagne des effondrements (" La fonte des gels éternels
") mais surtout libère d’énormes quantités de méthane susceptibles
d’engendrer un forçage climatique qui pourrait conduire à une
désertification assez rapide de l’Europe...
Les prévisions d’évolution des besoins énergétiques de la planète (et
des émissions de gaz à effet de serre liées) ne peuvent nous rassurer
(par exemple : " Annual Energy Outlook 2008 ").
Quoi qu’il en soit nous avons infiniment peu de chances d’échapper à un
fort réchauffement, probablement nettement supérieur à 3°C en 2100,
quelles que soient nos politiques pour l’entraver, et le seuil de 2°C
au dessus des moyennes de l’époque pré-industrielle est désormais hors
de notre portée (" Carbon Scenarios
") : cela aura des conséquences sur nos systèmes énergétiques, en
particulier les valeurs limites considérées pour les calculs de
sécurité pourraient être largement dépassées.
Est-il vraiment raisonnable de persister dans l’option nucléaire face à de telles hypothèses d’événements déstabilisants ?
Serions-nous tous correctement indemnisés ?
En cas d’accident majeur que se passera-t-il, et la zone à évacuer
n’excéderait-elle vraiment pas le rayon de 5 km envisagé dans les
documents officiels ?
Dépourvus de plans de gestion post-accident nous connaîtrons des
situations probablement très difficiles, de dangereuses détresses :
comment réagir, que faire face à des situations inédites, inconnues,
pour lesquelles nous ne disposons d’aucun mode d’emploi ?
En attendant que le Codirpa ait terminé ses travaux, qu’ils se soient
traduits par des dispositions et dispositifs opérationnels on peut
imaginer que des pertes humaines, matérielles et environnementales plus
importantes que ce qu’elles devraient être dans le contexte d’un
accident correctement géré se produiront, puisque les mécanismes qu’il
s’agit de mettre au point auraient essentiellement pour objectif de les
minimiser.
Cette absence aujourd’hui réelle de mécanismes de gestion des suites
d’un accident augmenterait donc le coût global d’un accident majeur.
Donner une estimation de ce coût est difficile mais nous pouvons examiner quelques pistes de réflexion.
La centrale de Gravelines (" ...il
a été détecté que ce réacteur avait été privé durant un an de la
commande automatique d’un circuit assurant son refroidissement en cas
d’accident... ") est située à vol d’oiseau à 16 km de Dunkerque
(70 000 habitants) et 20 de Calais (80 000 habitants) : on peut
présumer qu’un accident majeur aurait de fortes conséquences sur l’une,
l’autre ou ces deux agglomérations selon le régime des vents et leur
stabilité.
Combien coûterait l’évacuation totale de ces 2 agglomérations et des
communes situées dans le même rayon, la surveillance des lieux,
l’hébergement d’urgence d’environ 200 000 personnes à une distance
raisonnable du lieu de l’accident, puis leur rapatriement après 15
jours, un mois, ou plus ?

A 100 euros par jour et par personne " tous frais compris " le montant s’élèverait à 300 millions d’euros.
Toute l’activité économique de cette région serait stoppée durant cette période.
Son PIB était de 91 milliards d’euros en 2006 (" Comptes régionaux annuels : les séries de la base 2000 (1990-2006) "), soit une perte de 3,73 milliards d’euros au moins pour 15 jours et ainsi de suite...
On voit que l’indemnisation maximale de 1,5 milliard d’euros pourrait vite s’avérer d’une maigreur qui tend au famélique, et seul est pris en compte dans ce scénario le coût d’une évacuation et du manque à gagner.
Quel serait le coût supplémentaire pour la décontamination d’un secteur de 10 km de diamètre centré sur les réacteurs ?
Dans " La catastrophe nucléaire de Tchernobyl, 20 ans après " on lit : " ...les dépenses additionnées des trois pays excèdent certainement 500 milliards de dollars. ".
Et le " coût humain " ?
Pour faire un mauvais calcul mais qui illustre un peu les limites de la
garantie chiffrée à 1,5 milliard d’euros, c’est le prix d’un accident
dont la gravité voisinerait 500 / 1,5 = 333,33, soit le 1/300ème de la
gravité de Tchernobyl...
Accepter de payer très, très cher peut-être...
Pour disposer aujourd’hui d’une énergie qui nous est présentée comme
très bon marché il nous faut accepter l’hypothèse que nous pourrions
devoir payer demain (ou dès ce soir ?) d’un prix exorbitant les
conséquences d’un accident certes assez improbable mais dont
l’occurrence n’a rien d’impossible, avec un risque croissant en
proportion des troubles divers que peut connaître notre société.
Un accroissement du nombre des réacteurs dans le monde se heurtera à bien des obstacles, par exemple on lit dans " La pénurie de main-d’œuvre menace la filière nucléaire " : " Si
aucune mesure n’est prise, le secteur nucléaire risque d’être confronté
à une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée, tant pour assurer le contrôle
et le fonctionnement des centrales existantes que pour en construire de
nouvelles. ", puis : " D’ici à 2015, 40 % des équipes EDF d’ingénierie et de production devront être renouvelées. " et 2015 est dans 7 ans, un délai très court !
L’expérience d’un accident d’une gravité " moyenne " pousserait
vraisemblablement les primes d’assurances du nucléaire à la hausse.
L’augmentation du prix de toutes les énergies affectera le cours de
l’uranium, cette pénurie de main d’œuvre et la nécessité d’attirer des
travailleurs dans cette filière augmentera probablement le coût
salarial : les projections que nous faisons actuellement sur
l’évolution comparée des prix de l’électricité de diverses filières
devront être révisées, la compétitivité du nucléaire risque d’en
souffrir.
Tout ira bien... tant que tout se passera bien, sinon...
Peut-être aurions-nous finalement intérêt à examiner de très très près
l’ensemble des solutions énergétiques qui s’offrent à nous et ne
présentent pas de tels risques, quitte à payer pendant quelques temps
notre électricité un peu plus cher ?
Le temps que deviennent compétitives certaines autres filières, qui
produiront de toutes façons bientôt de l’électricité à un prix très
bas, " progrès " oblige !
Merci pour ce dossier assez complet...
J’habite à 60 km de Gravelines : le nuage radioactif éventuel s’arrétera-t-il avant d’atteindre ma paisible maison ?
Plus sérieusement, il y a des aspects assez effarants dans ce dossier : "Actuellement, avec 58 réacteurs nucléaires en activité, nous n’aurions donc aucun plan de gestion des suites d’un accident, ceci 20 ans après Tchernobyl !"
J’aimerais aussi en savoir plus sur cette notion floue de "probabilité " de risques. Ce qui me préoccupe le plus, c’est la sous-traitance pratiquée par des personnels peu formés dans les centrales ,pour certaines tâches d’entretien , le manque de formation et d’expérience de certains cadres, l’espèce d’inconscience du risque auquel nous ne pensons plus, parce que Tchernobyl c’était ailleurs...
@ Zen
Sur le calcul des probabilités de risque je n’ai pas trouvé de documents complets ou fiables (mais je ne me suis pas focalisé sur cette recherche qui n’était pas le sujet central de mon exposé).
Je sais qu’une très grande part de ces probabilités est construite sur des questions de fiabilité du matériel (de circuits redondants par exemple doublement ou triplement des pompes vannes et autres organes pour ce qui concerne les fluides), résistance des matériaux, en statique et à la fatigue en milieux aux contraintes spéciales etc...
Bien entendu de nombreuses contraintes externes sont prises en compte (sismique, météo etc...) seulement il me semble que, comme pour la conception d’un bâtiment, les normes en vigueur se basent sur des moyennes et écarts par rapport à des relevés effectués bien évidemment dans le passé.
Ce qui m’inquiète est que nous connaîtrons des phénomènes qui ne s’inscriront pas dans ces fourchettes, raison pour laquelle j’interroge sur les évolutions non linéaires...
A noter un fait important : des calculs qui prendraient en compte des phénomènes non linéaires d’évolution de nos sociétés seraient peut-être effectués pour un réacteur de conception TRES RECENTE, éventuellement l’EPR.
Car depuis quelques années seulement ces phénomènes apparaissent comme pouvant exister, ce qui n’était pas le cas lorsque les 58 réacteurs actuellement en service en France ont été calculés.
Par définition ils ne sont pas conçus pour absorber certaines contraintes externes inconnues lors de la conception : nous avons donc probablement un parc nucléaire beaucoup plus fragile qu’on peut le supposer !
@zen : on a dit 10 KILOMETRES , vous étes bouché complétement ou .....vous étes un être qui peut encore réfléchir ? Alors, il faut se souvenir d’un petit détail lors de la construction, mais un détail qui me reste...il y avait eu lors de la quatrième tranche je crois comme un mouvement dans les ingénieurs béton et même dans les responsables de la construction ...et ceci doit être vérifiable à ce jour, la qualité des bétons a été modifiée et n’est pas prévue pour plus de vingt ans disaient-ils à l’époque ...mais pour quelle tranche ? donc pour quelles cuves ? De plus, un médecin responsable de la médecine du travail dans la région se posait un petit problème qui est que les usines autour...quelques unes seulement ...un peu plus même...sont déclarées ’ seveso ’ ou un nom comme cela et un seveso VRAI ! comme il disait ; donc, en cas de problème, ce n’est certainement plus Calais, ST Omer , Dunkerque mais un périmètre qui dépasse Lille avec nos chers amis de l’autre coté de la frontière (ceux qui savent nous montrer nos poutres ...pas les petites mais de celles des hangars de confinement)...car en cas de problème, quel ingénieur ira dans son usine ’seveso’ pour régler l’arret qui ne peut se faire qu’en plusieurs jours ...Mais, on a dit 10 KILOMETRES ? (et les usines sont environ dans ce périmèttre) PAS PLUS ...comme le vent en 1986...et il suffit d’un seul ingénieur , personne hyper pointue, hyper spécialisée d’une seule des usines pour tout faire sauter a-t-il dit . Alors, il fut déclaré par nos officiels qu’il y aurait un cordon (peut être à 10km) de sécurité infranchissable ...donc, plus de circulation sur l’axe Calais-Dunkerque . Mais, mon vrai problème fait suite aux bavardages des ingénieurs avant la construction du tunnel...alors, ils préparaient un pont ..ils prévoyaient que le tunnel ne pourrait supporter le trafic et surtout qu’il y avait une grande faille de 2000 mètres face à Calais où les gamins allaient pêcher des poissons (alors qu’à l’école on leur disait que la vie arretait à 25 mètres) et une faille peut à tout instant bouger , même si nos amis Anglais ont essaye de la boucher avec les déchets de la ville de Londres et il a fallu que la France se fache à l’époque, heureusement elle pouvait encore se faire respecter.. mais déchets quand même. ET..et, Gravelines n’est pas loin .Que signifie " peut bouger" ? J’ai lu ici que le sommet des digues sous Louis XIV est à moins 16 mètres du coté des Pays -Bas ...donc, de ce coté, celui de Gravelines, ça s’enfonce...rien à voir avec la durée du site, mais pour l’après site ? 250.000 ans j’ai cru comprendre dans un article de naturavox sur la vitrification pour foutre ces déchets sous notre sol alors que la protection ne durera que quelques siècles...alors, 60 km ...
à @ JCM,
Les risques externes ne sont pas basés sur des moyennes historiques.
Par exemple, pour la prévention du risque sismique, le rapport préliminaire de Sûreté (RPS) prend en compte le plus grands des séismes historiquement connus dans la région concernée. Puis le risque majoré s’obtient en ajoutant 2 sur l’échelle des séisme, c’est à dire, un séisme 100 fois supérieur car l’échelle est logarythmique.
C’est sur cette base que sera dimensionné le réacteur ou l’installation nucléaire en projet.
Même principe de démarche pour les autres risques : inondations, incendie, explosion externe, chute de météorites etc...si ce risque est supérieur à une occurence de 10E-7 (1 évènement tous les 10 millions d’années).
Le risque principal reste la perte de refroidissement qui conduirait, après un certain temps sans réaction, à une fusion partielle ou totale du coeur. Le réacteur sera perdu, sauf s’il s’agit d’un EPR mais cela ne conduirait pas à l’émission de radioactivité à l’extérieur du site compte tenu des multiples barrières de confinement des matières nucléaires.
Merci de ce point de vue Pierrot.
Savez-vous où l’on peut trouver des documents officiels sur le Net qui décriraient les procédures d’évaluation et les valeurs prises en compte ?
Pour citer des valeurs vous devez bien savoir où on peut se les procurer ?
Bonjour @ JCM,
Ces informations proviennet de mes connaissances d’une expérience professionnelle de 20 ans dans le nucléaire.
Je ne sais pas si elles sont résumées dans un document public sur le net.
Les principes de prévention de Sûreté sont définis et examinés par l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) et l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) "gendarme" du nucléaire en France.
Il est aussi possible de consulter leur bibliothèque dans leur siège (Paris ou Fontenay-aux-Roses).
Sinon quelques sites consultables mais sans garantie de trouver l’information synthétique.
irsn.fr
asn.fr
cea
edf
areva
uarga.com
sfen
@(IP:xxx.x53.110.225)
Ouf ! me voilà rassuré... Mais je n’ai pas compris tout votre propos.
Bonjour Jcm Mon post précédent n’a pas été pris en compte...
Article stimulant
Je disais que j’habitais à 60 km de Gravelines ...Le nuage radioactif s’arrétera-t-il avant ma paisible maison , en cas de gros pépin.. ? Plus sérieusement, je m’interroge aussi sur la notion floue de probabilité de risques.. Je m’inquiète de l’utilisation de personnels mal ou pas formés dans les tâches de maintenance dans certaines centrales et du manque de formation de certains cadres . Je vais rechercher des sources là-dessus...
Gros bug..désolé !
L’outil principal utilisé a tchernobyl a été l’helicoptere lourd , de combien d ’helicopteres lourds dispose la france pour faire face en cas d’accident grave ? 2, 5, 10 ?
La paille et la poutre, vous connaissez ?
Que d’efforts pour trouver la petite bête dans l’électronucléaire pendant que les centrales à charbon poussent tranquillement aux 4 coins du globe...
En cas de (probable) merdier généralisé (que l’électronucléaire aurait pu contribuer à éviter si tous les grands pays en avaient fait assez à temps) je crains plus les grosses bombes que les petits becquerels. Et pourquoi s’embêter à faire du terrorisme avec ça, quand il y a toutes ces usines chimiques et barrages tellement moins protégés...
Mon souhait le plus cher serait que tout se passe très bien ad vitam aeternam.
Cependant je ne suis pas le seul a penser que ce pourrait ne pas être le cas, et en l’occurrence les spécialistes de la question, que l’on retrouve au sein de l’ASN et du Codirpa m’ont précédé !
Ce sont donc leurs efforts que vous mettez en cause !
Cet article est bien conçu, l’idée de la gestion post-accident étant rarement abordé dans les médias ou par nos politiques. L’exemple de Tchernobyl illustre parfaitement le thème : les responsables ont été débordé pendant 3 jours avant de prendre des mesures efficasses... c’est long et c’était déjà trop tard.
Par contre j’aimerai savoir pourquoi on va construire des centaines de nouvelles centrales sur tout en Asie, alors que les réserves exploitables d’uranium sont estimées à 45 ans pour le rythme de consommation actuel ?
Le nucléraire n’a pas plus d’avenir que le pétrôle, il s’appuie sur des ressources non renouvelables...
@Jaimz (IP:xxx.x0.101.7) le 30 juin 2008 � 18H28 : Je n’en crois rien lorsque vous écrivez :" les réserves exploitables d’uranium sont estimées à 45 ans pour le rythme de consommation actuel" . Si...si...et vous donnez ces chiffres qui viennent de où ? mais quand même 45 ans de déchets à foutre dans le sol et qui vont faire quoi ? surtout que l’on nous dira certainement qq chose du genre , ’pour si peu’...ou bien nos chercheurs ne trouvent rien pour vous protéger...aller jouer plus loin....et pendant 250.000 ans !
Arrêter avec Tchernobyl ! ! !
Pour avoir le même accident dans nos centrales il faudrait :
Que l’ingénieur responsable déconnecte l’ensemble des système de sécurité (il en existe trois niveaux)
Qu’il pousse ensuite le réacteur largement haut dessus des limites de fonctionnement (et cela quasiment manuellement les ordinateur de contrôles ne pouvant effectuer de telle tache a cause de leur programmation)
ceci sont les conditions dans lesquelles la catastrophe est survenus à Tchernobyl
d’autre part il faudrait dans le même temps avoir une brèche dans l’enceinte de confinement (constitué de mur en bétons armé)
a ce niveaux la j’appel plus cela un accident mais du terrorisme
@ l’auteur
Tu parle d’un cahot sociale, petit rappel l’armée est tenu de protéger les infrastructure sensible….
Concernant le problème du renouvellement de main d’œuvre cela se fera comme dans toute les autres entreprise française et du monde. On a une baisse du nombre d’individu par génération mais une choses est sur on forme tjrs autant d’ingénieur en France.
Enfin tu parle « réacteur de Fessenheim […] car la température limite de fonctionnement était atteinte » un remarque si la température avait encore augmenté il aurait tout simplement arrêter le réacteur. Sans utilisé un quelconque système d’urgence simplement comme on les arrête pour la maintenance. Il y a un grosse différence entre température limite d’utilisation normale (atteinte par le réacteur) et la température de fusion de celui-ci…
@ Tonio
Parce-que le terrorisme ne peut pas exister ???
Qu’il n’y ait plus de terrorisme serait une excellente nouvelle, mais je n’ai rien vu paraître pour annoncer sa disparition... et je me tiens pourtant au courant de pas mal de choses !
Sur le "« réacteur de Fessenheim […] car la température limite de fonctionnement était atteinte »" : en effet cela pose problème, non parce-que température limite d’utilisation et de fusion du cœur se confondraient, et je n’ai rien avancé de tel, mais parce-que si l’on construit des réacteurs c’est pour qu’ils fonctionnent ET produisent de l’électricité (ça, je crois l’avoir compris).
Or comme je le rappelle EDF a été obligée de ralentir la production ("Une réduction de 4 % de la production nucléaire a été observée entre le 4 et le 24 août 2003.") et d’acheter du courant à l’étranger.
Vous n’ignorez probablement pas que le climat pourrait devenir plus chaud et plus sec : nous avons un déficit pluviométrique depuis quelques années qui ne se comble pas dans plusieurs régions.
A quoi serviraient des réacteurs qui ne pourraient produire qu’une partie de l’année, peut-être ?
Le coût du kWh nucléaire prendrait peut-être une petite hausse...
à @ JCM,
Effectivement au cours du mois d’août 2003, quelques réacteurs nucléaires français ont été arrêtés.
Cet arrêt provenait du fait que la température à l’intérieur de l’enceinte du bâtiment réacteur (et non à l’intérieur de la cuve du réacteur) était supérieure aux consignes d’utilisation d’équipements électroniques. Ces équipements ne concernaient pas les équipements participants à la Sûreté du réacteur, mais à son fonctionnement.
Le remède, un peu primaire, mise en place en urgence par l’EDF n’a pas été satisfaisant.
Depuis des mesures sérieuses pour pallier ces inconvénients ont été mis en place sur certains réacteurs en bord de rivières. Les aéroréfrigérants atmosphériques ont aussi été optimisés ailleurs.
Je pense que le risque d’élévation de température n’est pas sns solution simple pour le fonctionnement des réacteurs. Bonne journée.
ZEN ......effectivement tchernobyl est loin...mais nos centrales ont un socle anti sismique et une enceinte de sécurité ....
une fois de plus sur ce fil permettez moi de placer mon refrain ::""nos centrales sontles plus propres et les plus sures du monde.........""
cela dit malheureusement vous avez raison sur un point : l’entretien des parties non vives des centrales est concédé a des sociétés de nettoyageet cela est dangereux car cela ouvre nos centrales a des personnels changeants plus ou moins bien controlés qui peuvent cependant observer et noter beaucoup de filières vers les parties vives où il n’ont pas accès.....c’est un problème de gros sous le pesonnel sur et specialisé coute beaucoup plus cher......
cela dit rassurez vous un sabotage serait quand meme tres difficile chez nous .... bien sur le risque zero n’existe pas....
@jcm
je parlais d’acte terroriste de la par des équipes d’EDF car aussi bizarre que cela puisse paraître on n’entre pas dans une centrale comme dans un moulins
si on a observé une baisse de la production du nucléaire de 4% on observe les même carences sur l’ensemble des sources d’énergie :
même problème que le nucléaire pour les centrales à flamme
éoliens arrêter
quand à l’hydraulique une baisse de 20%
qd au solaire aucun impact inverse (le facteur d’échelle trop important)
donc dans la situation française comme tout nos voisin européens (hors Suisse bien sur) la situation était la même Y compris l’Allemagne avec les centrales solaires (l’ensoleillement n’a pas augmenté suffisamment pour palier au reste)
qd au source vous les connaissez c’est les vôtres
cordialement
Bonjour,
Je trouve malhonnête de jouer sur les peurs de nos contemporains pour combattre l’énergie nucléaire que vous refusez en fait pour des raisons religieuses :
En fait, vous êtes comme les témoins de Jéhova qui essaient de convertir à leur cause en menaçant tout le monde de l’apocalypse...
Bien sûr, aucune catastrophe n’est jamais exclue, mais si on devait continuellement vivre par exemple dans la peur d’un tremblement de terre, et les tremblements de terre ont fait beaucoup plus de morts que le nucléaire, Hiroshima et Nagasaki compris-et ce n’était pas des accidents !
Or tout le monde vit sur une terre qui a des tremblements de terre. Simplement, on essaie de s’en protéger, comme on se protège des accidents. Savez-vous qu’il meurt chaque année cent mille Chinois dans les accidents de la route ? Dans le cas des centrales nucléaires, on apprend du passé : les deux accidents sérieux ont été Three Mile Island (TMI)et Tchernobyl (TMI n’a fait aucune victime car le réacteur était bien conçu) ne se sont plus reproduits.
A l’époque où j’étais "neutre" vis-à vis du nucléaire, habitant alors dans la région de Malville, je suis allé écouter un de ces "missi dominici" anti-nucléaire. Pour argument, il nous a montré les photos de la destruction du corps d’un ouvrier sud-Américain qui avait mis dans sa poche une aiguille radioactive. Cela était particulièrement affreux. Mais un homme qui meurt, cela est toujours affreux !
Maintenant, nous avons eu droit aux photos d’enfants hydrocéphales de Tchernobyl, par Greenpeace (GP). Mais les statistiques de l’OMS montrent qu’il n’y a pas là plus d’enfants anormaux que là où il n’y a pas eu d’irradiation ! Par exemple, GP aurait très bien pu montrer de ces malheureux enfants dans un hopital parisien, là où aucun voyeur ne vient les photographier.
J’en conclus que les arguments de type catastrophistes ne sont tout simplement pas honnêtes : Vous êtes religieusement anti-nucléaire, comme les témoins de Jehovea refusent la transfusion sanguine et autres progrès, et vous donnez des arguments détournés pour faire l’article de votre secte anti-progrès.
Désolé, je me sens héritier des lumières, et je n’aime pas ce type d’obscurantisme passéiste !
Karva
@ Karva :
Vous écrivez : "Mais les statistiques de l’OMS montrent qu’il n’y a pas là plus d’enfants anormaux que là où il n’y a pas eu d’irradiation !".
Voyez donc ceci : "Au Bélarus aujourd’hui, 85% des enfants des régions contaminées sont malades ; avant l’explosion ce n’étaient que 15%. Le Médecin chef de la Fédération de Russie signalait, en 2001, que 10% des 184.000 liquidateurs russes étaient décédés et qu’un tiers était invalide. L’Ukraine a fourni 260.000 liquidateurs. Selon le communiqué de presse de l’ambassade d’Ukraine à Paris publié le 25 avril 2005, 94,2% d’entre eux étaient malades en 2004. Lors des Conférences de Kiev en 2001, on apprenait que 10% de ces travailleurs sélectionnés, la moitié étant de jeunes militaires, étaient décédés et qu’un tiers était gravement invalide, la situation se détériorant rapidement. L’ambassade d’Ukraine comptait 87,85% de malades chez les habitants des territoires encore radiologiquement contaminés. La proportion des malades augmentait d’année en année." sur : "Pour l’indépendance de l’OMS.
Vous y lirez : "En conséquence, ce sont les promoteurs du nucléaire, l’AIEA et son porte-parole l’UNSCEAR, tous deux obligés aux cadres autoproclamés de la CIPR 1, qui informent l’ONU sur les problèmes de santé à Tchernobyl. Citant 32 morts par irradiation en 1996, ils en concèdent 54 en 2005, et 4000 cancers de la thyroïde chez l’enfant, que l’AIEA ne peut plus contester, comme elle le fit jusqu’en 1995.".
Vous devez bien savoir que pour ce qui dépend du nucléaire l’OMS EST SOUS UNS TOTALE DEPENDANCE de l’AIEA dont son directeur de la sûreté nucléaire, M. Morris Rosen, déclarait en 1986, 4 mois après la catastrophe : "Même s’il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme une énergie intéressante" en parlant de Tchernobyl ("Les dossiers enterrés de Tchernobyl").
Vous écrivez en introduction : "Je trouve malhonnête de jouer sur les peurs de nos contemporains...".
Je me suis contenté de faire un état des lieux basé sur des sources publiques, ce n’est pas moi qui invente que "seule la phase d’urgence est prise en compte dans l’organisation des pouvoirs publics" mais le Codirpa, et je mets en relation différents paramètres, différentes réalités dont il peut être tout à fait raisonnable de tenir compte pour finalement poser cette question : ne serait-il pas plus sûr de faire appel à d’autres sources d’énergie ?
Il me semble que chacun peut se poser très honnêtement cette question sans le moindre "obscurantisme passéiste" !
Cher monsieur,
les rapports de l’OMS, couples a ceux de l’IAEA dans le forum tchernobyl tenu en 2007, qui sont un peu plus serieux que vos sites partisans, ont fait une comparaison entre les cas de malformations congenitales observees dans diverses regions de l’ex-URSS et ont montre qu’il n’y avait pas de variation significative entre les diverses regions. On trouve ces comparaisons dans le tres gros rapport publie par la conference interorganismes qui s’est tenue sur le bilan de Tchernobyl (il y a un resume de 55 pages en Anglais, ci-dessous), faut-il que je vous demande de le lire plutot que de vous entendre continuellement reciter des lecons apprises ? Mais je crois que les fanatiques sont incapables de lire des informations quand elles ne leur plaisent pas. Le site ou vous trouvez un digest des travaux sur Thernobyl :
http://www.iaea.org/Publications/Bo...
En page 20, une figure resume un travail de recherche sur les malformations congenitales comparees en fonction de l’exposition aux radiations, et aucune difference n’a ete constatee entre les arrondissements irradies et les autres.
Je sais que les fanatiques nient a ces rapports faits par des specialistes mondialement connus toute legitimite. Je repete, c’est comme les temoins de Jehova : si les mesures ne sont pas en accord avec les theories, supprimons le thermometre. C’est l’attitude actuelle des retrogrades- Bush a deja nie toute expertise de l’AIEA sur l’Irak, et maintenant sur l’Iran- maintenant, on veut court-circuiter les specialistes (l’IAEA) pour les remplacer par des medicaux, j’imagine parce qu’on pense que des medecins donneront des resultats differents ???
RIDICULE !
Quant aux legendes propagees sur les enfants de la region, moi aussi je me sens patraque...quand je vois debitees tant d’inepties.
Karva
J’ajoute :
le rapport Tchernobyl : "The Chernobyl forum" est cosigne par TOUS les organismes de l’ONU qui ont COLLABORE pour les recherches sur les effets sanitaires de Tchernobyl :
L’IAEA, qui s’occupe des questions nucleaires, cela lui a valu le prix Nobel dela Paix
L"OMS, qui s’occupe de la sante,
L’UNSCEAR, qui s’occupe d’irradiation,
et toute une serie d’organismes internationaux. Comment peut-on dire que ces conclusions sont sans valeur ?
Je le repete, c’est refuser le thermometre parce qu’il ne donne pas la mesure que l’on attend ! Il y a une avalanche de sites sectaires que l’on peut trouver sur le web qui nient la qualite de ce travail, mais quelle valeur ont ces contestations ? Quelle expertise peuvent-ils opposer aux meilleurs specialistes internationaux ?
Cela pose le probleme de l’information scientifique : peut on mettre sur le meme plan des travaux scientifiques et les elucubrations des gourous anti-nucleaires ?
Karva
Eh oui, Karva, c’est affligeant !!!
Il faut toujours que des ignares contestataires et qui plus est mal intentionnés viennent remettre en cause les positions officielles : proprement scandaleux !
Vous rangerez probablement les responsables de l’ambassade d’Ukraine à Paris (voir mon commentaire ci-dessus) parmi ces "gourous anti-nucleaires" et qualifierez leurs communiqués "d’élucubrations" ?
Plus simplement vous les traiterez peut-être de menteurs ?
Et vous refuserez de prendre en compte le fait que l’OMS est tenue de ne rien publier dans le domaine de la santé en rapport avec le nucléaire sans l’aval de l’AIEA, contrainte qu’elle est par des règlements qui la soumette aux diktats de l’AIEA.
Je crains que vous explosiez si par hasard un jour certains documents réalisés par l’OMS notamment sur Tchernobyl étaient rendus publics : prenez un bol d’air, détendez-vous, personne en vous souhaite une si triste fin !
A propos, nous n’aurions jamais connu de "positions officielles" un temps critiquées et soudainement invalidées, avec même des procès à la clef ?
Le fait que l’on qualifie d’officielle une position la range-t-elle par définition dans la classe des vérités incontestables ?
Le fait qu’une certaine unanimité soit affichée dans un certain domaine est-il une preuve de vérité universelle ?
Une réponse positive à ces deux question mériterait une démonstration solide que je vous mets au défi de nous donner !
à @ Karva et JCM,
Karva a tout a fait raison. Les conséquences sanitaires de l’accident de Tchernobyl survenu le 26 avril 1986 sont :
56 décès
environ 2500 cancers de la thyroide chez les jeunes de moins de 25 ans (dont 9 décès) car heureusement ce type de cancer a une chance de survie d’environ 99,7 % chez l’enfant.
aucun surcroit de cancer (autre que ceux de la thyroide,
aucun surcroit de malformation chez les humains et bétail (même si quelques photos sont parfois présentés mais ne dépassant pas le nombre d’anomalies en france, USA, Australie et partout ailleurs.
aucune conséquence en France (voir sites invs, irsn ...)
Cela est confirmé par des centraines de rapports scientifiques indépendants. Par contre des associations obscurantistes se prétendants écologistes donnent des valeurs de décès bien supérieures mais sans jamais fournir d’éléments de preuve.
La vérité commence à être connue et admise après plus de 20 ans.
A vous suivre, ainsi que quelques autres commentateurs, on en viendrait presque à penser que Tchernobyl n’a été qu’un petit épisode, certes regrettable, de l’histoire du nucléaires avec des conséquences extrêmement réduites et tout à fait acceptables.
En considérant que les réacteurs en service en France sont a priori nettement plus sûrs que celui de Tchernobyl et qu’ils sont beaucoup mieux entretenus estimez-vous que les travaux du Codirpa sur la gestion d’un accident au delà de la phase d’urgence sont véritablement justifiés, et pourquoi ?
@JCM
si j’ai bien compris votre points de vue vous dites que les organisme suivant AIEA et l’OMS produise de faux rapport ?
pourquoi pas mes prouvez le.... répondez donc aux questions suivantes :
ces organisme couvre qui ?
dans quels but ?
financé (s’il y a) par qui ?
pourquoi dans ces organisme constitué de millier de chercheurs (qui ont leur conscience), personne n’est jamais rien dit ?
essayer pour une fois de donné quelque fait a vous de jouer
cordialement
@ Tonio :
Les premières lignes de votre message indiquent que vous acceptez l’idée que ces organismes aient pu produire de faux rapports : dont acte.
Vous savez que ces rapports ont été fortement contestés partout dans le monde et qu’ils ont suscité des demandes d’informations complémentaires dont certaines existent, c’est en particulier le cas des actes des Conférences OMS de Genève sur Tchernobyl du 23-27.11.95.
Mais la publication de ces actes a été censurée : "Le Dr. Nakajima, alors Directeur Général de l’OMS, confirme en 2001, devant la télévision suisse italienne, que la censure des actes est due aux liens juridiques entre l’OMS et l’AIEA..
Si vous désirez que la question d’éventuels faux rapports soit éclaircie la première étape du processus d’éclaircissement voudrait que ces actes soient rendus publics afin que nous en connaissions le contenu.
Cette publication a été demandée, peut-être pas avec assez de force : il faut donc relancer cette demande jusqu’à ce que cette publication ait lieu.
Pour ce faire unissons donc nos efforts pour relancer cette pétition : L’APPEL DES PROFESSIONNELS DE LA SANTE POUR L’INDEPENDANCE DE L’OMS.
Indépendante, l’OMS pourra alors se permettre de publier les documents qu’elle juge pertinents, ce qui lui est interdit à ce jour dans le domaine du nucléaire !
de Karva
Sur la question de l’Ukraine, la reponse est evidente : ce sont des politiques qui mentent...par interet : sans victimisation, ils vont perdre les subventions qu’on leur accorde pour reparer les degats (bien reels, bien sur). Malheureusement, ils jouent un jeu tout a fait idiot : toutes les etudes serieuses des liquidateurs montrent que leur mortalite est normale. Leur irradiation moyenne est de 100 msieverts, ce qui ne peut induire qu’un porcentage limite de "cancers statistiques", tres difficiles a observer au-dessus de la normale (je crois que le chiffre est autour de 600000 liquidateurs, on leur applique la "formule Hiroshima, extrapolee des etudes de victimes de la bombe..). Cela est estime dans le rapport complet du "froum Tcehrnobyl" de 2006, et on n’obtient jamais les chiffres fantaisistes que citent les autorites ukrainiennes. Il y a eu des etudes sur des contingents de diverses nationalite de l’URSS et les chiffres sont disponibles. On ne peut etudier tout le monde cependant a la suite de la decomposition de l’URSS.
Accessoirement, je vous trouve bien rigolo : vous ne faites jamais confieance dans les politiques, d’habitude, mais la, exception...car ils contredisent ces foutus scientifiques arrogants. Deux poids, deux mesures....
Je repete, le contestation de ce rapport est RIDICULE. Ma seule peur est que j’imagine qu’il y a des gens qui vous croiront...malheureusement. Karva
une fois de plus merci Karva ...tout ce que vous dites est vrai....les chiffres donnés parle belarus et l’ukraine sont manifestement gonflés pour obtenir davantage de l’union européenne....
@ JCM
bien sur que j’envisage la possibilité que ces rapport soit faut
mais le fait est que selon VOS dire ces compte rendue ne sont accessible qu’au initié
alors où est l’intérêt de les falsifié...
d’autre part vous n’avez répondus à aucune des questions... vous m’avez juste donné un obscure exemple qui ne repose que sur votre bonne parole....
pour une fois produisez un véritable argumentaire avec des sources solides qu’un lecteur puisse vérifier...
arrêter de joué sur l’affectif.
cordialement










