Les taxis passent au vert
On le sait, le transport (de marchandises comme de voyageurs) compte
pour beaucoup dans les émissions de gaz à effet de serre (17% des
émissions de Co2 en 2004 selon les chiffres du GIEC).
C’est aussi pourquoi nous vous parlons souvent ici des innovations dans
le secteur automobile… mais pas seulement, car il suffit parfois d’un
peu de bon sens et de technologie déjà présente pour réduire ses
émissions, comme en témoigne l’histoire des Taxis Verts et de BeCitizen,
un cabinet de conseil en développement durable. Car tout ne réside pas
dans la haute technologie, mais bien dans les comportements.
Les taxis utilisent en général de grosses cylindrées (eh oui, on ne
voit pas beaucoup de taxi Twingo, Clio, ou Smart). C’est à dire que ce
sont les voitures parmi les plus polluantes, que ce soit les marques
comme Mercedes, ou les modèles « break » des constructeurs français.
BeCitizen, où l’on retrouve la philantrope Ariane de Rothschild,
pionnière dans les formation d’entreprenariat social, mais également
Maximilien Rouer qui vient d’être nommé membre du Conseil Général de
l’Environnement et du Développement Durable auprès du MEEDDAT – l’acronyme du ministère de l’Ecologie, a donc opté pour une éducation à l’éco-conduite.
Plus précisément, la compagnie parisienne (3 000 chauffeurs artisans en
Ile de France) s’est vue dotée des véhicules les moins émetteurs (voir
notre Top 3 essence et Top 3 Diesel des voitures les moins polluantes),
et d’un apprentissage de la conduite douce, celle qui évite les
à-coups, les pointes de vitesses. De la sorte, les émissions de ces
« Taxis Verts » sont plafonnées à 90g de Co2/km, un chiffre respectable
quand on sait que les grands constructeurs n’hésitent pas à vendre la
« verdeur » de leurs voitures dès 150g de Co2… et que généralement, les
émissions des voitures se situent entre 130 et 250g de Co2/km. Un
progrès qui n’a donc pas nécessité des années de tests, de prototypes,
de mises en situation.
A noter au passage que le cabinet BeCitizen est également l’éditeur de
deux livres très « technopropres » dont nous vous recommandons la
lecture (si ce n’est l’application pour les plus ingénieux !) :
- “Réparer la Planète, la révolution de l’Economie Positive”, d’Anne Gouyon et Maximilien Rouer, chez JC Lattès
- « 100 pionniers pour la planète », de Dimitri Caudrelier et Matthieu Roynette, chez JC Lattès également
TechnoPropres
Technologies-propres.blogspot.com