Article publié le 1er juillet 2009
On le sait, le transport (de marchandises comme de voyageurs) compte
pour beaucoup dans les émissions de gaz à effet de serre (17% des
émissions de Co2 en 2004 selon les chiffres du GIEC).
C’est aussi pourquoi nous vous parlons souvent ici des innovations dans
le secteur automobile… mais pas seulement, car il suffit parfois d’un
peu de bon sens et de technologie déjà présente pour réduire ses
émissions, comme en témoigne l’histoire des Taxis Verts et de BeCitizen,
un cabinet de conseil en développement durable. Car tout ne réside pas
dans la haute technologie, mais bien dans les comportements.
Les taxis utilisent en général de grosses cylindrées (eh oui, on ne
voit pas beaucoup de taxi Twingo, Clio, ou Smart). C’est à dire que ce
sont les voitures parmi les plus polluantes, que ce soit les marques
comme Mercedes, ou les modèles « break » des constructeurs français.
BeCitizen, où l’on retrouve la philantrope Ariane de Rothschild,
pionnière dans les formation d’entreprenariat social, mais également
Maximilien Rouer qui vient d’être nommé membre du Conseil Général de
l’Environnement et du Développement Durable auprès du MEEDDAT – l’acronyme du ministère de l’Ecologie, a donc opté pour une éducation à l’éco-conduite.
Plus précisément, la compagnie parisienne (3 000 chauffeurs artisans en
Ile de France) s’est vue dotée des véhicules les moins émetteurs (voir
notre Top 3 essence et Top 3 Diesel des voitures les moins polluantes),
et d’un apprentissage de la conduite douce, celle qui évite les
à-coups, les pointes de vitesses. De la sorte, les émissions de ces
« Taxis Verts » sont plafonnées à 90g de Co2/km, un chiffre respectable
quand on sait que les grands constructeurs n’hésitent pas à vendre la
« verdeur » de leurs voitures dès 150g de Co2… et que généralement, les
émissions des voitures se situent entre 130 et 250g de Co2/km. Un
progrès qui n’a donc pas nécessité des années de tests, de prototypes,
de mises en situation.
A noter au passage que le cabinet BeCitizen est également l’éditeur de
deux livres très « technopropres » dont nous vous recommandons la
lecture (si ce n’est l’application pour les plus ingénieux !) :
- “Réparer la Planète, la révolution de l’Economie Positive”, d’Anne Gouyon et Maximilien Rouer, chez JC Lattès
- « 100 pionniers pour la planète », de Dimitri Caudrelier et Matthieu Roynette, chez JC Lattès également
Thèmes
C’est de l’écolo-marketing car le chauffeur, pressé par son employeur d’atteindre ses objectifs et par un client ne voulant pas rater son avion oubliera très vite l’éco-conduite. Les clients des taxis sont principalement des gros égoïstes qui ne veulent pas se frotter aux prolos dans les transports en commun, et prennent beaucoup l’avion. Le type même de l’écolo-irresponsable. Mais ils auront bonne conscience, seuls, dans la fraîcheur climatisée de leur taxi estampillé ’éco-conduite’. Ils continueront à mépriser le piéton, le cycliste et l’environnement.
Non, les clients des taxis sont aussi des gens qui ont raté leur dernier RER et qui voudraient juste rentrer chez eux en banlieue.
Mon cher commentateur anonyme,
je trouve que votre diatribe anti-taxi serait simplement consternante de stupidité, si on ne s’amusait pas d’y trouver un ressentiment bien crasseux tel qu’on n’a pas le plaisir d’en voir si souvent.
Bouh ! Les vilains riches qui prennent le taxi ! Les petits vieux, les noctambules, ceux qui doivent travailler quand les autres font grève, et les pires : ceux qui n’ont pas de voiture ! Vous avez raison, ça n’a pas de nom, des comportements pareils.
On se demande bien pourquoi toute la politique de circulation de la municipalité socialo-écologiste associe les taxis aux moyens de transport en commun, leur autorisant même les couloirs de bus, plutôt que de les envoyer au goulag des pollueurs...
@ Momo les bons tuyaux
Relisez mon commentaire.
Il concernait une catégorie particulière de clients effectuant, après un voyage avec le moyen de transport très polluant qu’est l’avion, un trajet aéroport centre ville qu’ils auraient très bien pu faire avec les transports en commun.
La principale motivation de l’entreprise de taxi me semble être son chiffre d’affaire. Celle de la personne transportée la bonne conscience. Voilà l’alchimie de l’écolo-marketing.
Les cabinets de conseil en développement durable ont de beaux jours devant-eux et leurs donneurs d’ordre de belles perspectives de chiffre d’affaire.
Rien à craindre pour la planète certains se sentent capables de la réparer.
Je suis moins rassuré par contre pour le sort de l’humanité.








