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Les notions fondamentales sur l'homéostasie

Article publié le 28 février 2008

En 1868, Claude Bernard (1813-1878), médecin et physiologiste français, a observé les fonctions du corps et des organes par les méthodes physiologiques, biochimiques et histologiques. Il a constaté qu’il y a une distinction entre le milieu intérieur (intra-organique) et le milieu extérieur (extra-organique). Les deux milieux ont des rapports d’échanges et d’équilibre. L’organisme possède la capacité de maintenir la constance des conditions de vie du milieu interne quelque soit l’environnement extérieur.

Il propose le concept d’"équilibre du milieu intérieur".

Dès 1865, Claude Bernard a remarqué, dans son Introduction à la médecine expérimentale que la "constance du milieu intérieur" est la condition essentielle à une vie libre. Mais il est nécessaire de trouver un concept qui permettrait de relier entre eux les mécanismes qui effectue le contrôle de l’organisme. Le mérite de ce concept va au physiologiste américain Walter Cannon.
 
En 1932, impressionné par "la sagesse du corps », capable de garantir l’efficacité du contrôle de l’équilibre physiologique, Cannon invente le mot homéostasie. 

Walter Bradford Cannon (1871-1945), physiologiste américain, qui s’intéresse à la fonction de l’endocrine sur l’émotion a publié ses travaux sur les relations psycho-endocriniennes. Dans son livre "Body changes in Pain, Hunger, Fear and Rage" publié en 1915, il nomme le terme "fiht or flight", traduit en français par affrontement ou fuite, pour décrire la réponse d’un animal face à une menace.

(sources de l’article : thèse de Pawithai Shaijarernwana sur les "Etudes exploratoires des effets bénéfiques de la méditation sur le stress professionnel" Université Louis Pasteur de Stasbourg 1, soutenu publiquement le 28 septembre 2007).

En 1929 et 1932, il renonce à la théorie de William James par l’expérimentation et il propose un fonctionnement du système neurovégétatif en prenant le nom de système nerveux autonome nommé par Langley en 1898. Il vérifie que ce sont les sentiments émotionnels qui influencent l’activité viscérale ce qui est le contraire du concept de W. James.

Dans son autre livre "The wisdom of the body" publié en 1932, il propose le concept d’homéostasie comme "une fonction fondamentale assurée par un ensemble de processus dynamique visant à la maintenance du milieu interne, et souligne la non spécificité de la réponse sympathique en fonction du stimulus".

Selon lui, l’homéostasie se compose de deux mots grecs qui sont homoios "semblable" et statis "position". Il affirme également l’idée du milieu intérieur de C. Bernard et ajoute le rôle du SNV ou système nerveux autonome.

La définition de l’homéostasie devient plus subtile et plus large :

"L’homéostasie est une des plus remarquables et des plus typiques propriétés de grande complexité des systèmes ouverts. Un système homéostatique (une entreprise industrielle, une grande organisation, une cellule) est un système ouvert qui maintient sa structure et ses fonctions par le biais d’une multiplicité d’équilibres dynamiques rigoureusement contrôlés par l’interdépendance des mécanismes de régulation. Ce système réagit à chaque changement dans l’environnement, ou à toute perturbation aléatoire, à travers une série de modifications de la taille et de l’égalité de sens opposé à ceux qui ont créé le trouble. L’objectif de ces modifications est de maintenir les équilibres internes. " (source)

Dans une situation normale, l’organisme maintient son état intérieur avec certaines conditions intérieures stables, par exemple : concentration du sucre dans le sang, température, équilibre acide-base. Le SNV a la fonction principale de contrôler ces conditions.

En 1935, Cannon a publié "Stress and strain of homeostasis" en démontrant le mécanisme qui permet à l’organisme de faire face aux changement de température, aux besoins énergétiques ou encore aux variations de la pression artérielle de l’oxygène dans l’air. Ce mécanisme dépend d’une hormone sécrétée par la médullosurénale qui s’appelle l’adrénaline.

Son travail sur le stress physiologique est complété par Hans seyle qui s’intéresse à la fonction d’hormones corticosurrénales quelques années plus tard. Hans Seyle, comme Walter Bradford Cannon, considère le stress comme un élément indispensable au développement.

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commentaires
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(IP:xxx.xx4.220.187) le 16 décembre 2008 à 12H06

l’homeostasie est la capacite d’etre en equilibre qui fait le maintien.


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