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Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde !

Article publié le 29 octobre 2008

Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde !

La crise du système capitaliste que nous subissons depuis le mois de septembre 2008 à l’échelle de la planète, mais dont les prémices avaient débuté aux Etats-Unis il y a un peu plus d’un an avec la crise dite des subprimes est l’occasion pour le Blog Citoyen de traiter d’un sujet particulier, à savoir la question de la pertinence du développement des agrocarburants ou des biocarburants. Mais avant de poser le cadre de la polémique actuelle d’autant plus prégnante en cette période de crise mondiale, il est nécessaire de faire un bref rappel de ce que sont les agrocarburants.

Les agrocarburants, ou biocarburants (d’aucuns considèrent que cette seconde appellation est erronée au motif que le préfixe « bio » implique une déontologie dont ne sont pas adeptes les producteurs et adeptes des « agro » carburants), sont des carburants pour moteurs thermiques issus de la biomasse étant entendu que le terme de biomasse regroupe l’ensemble des énergies provenant de la dégradation de la matière organique. La force du marketing développé autour de ces agrocarburants tient au fait que l’on soutient l’idée qu’ils peuvent se substituer partiellement, voire totalement, aux carburants pétroliers. Toute la polémique tient au fait que cette perspective constitue certainement une utopie ou pire un mensonge délibéré. Ces agrocarburants sont obtenus à partir de plantes terrestres résultant principalement de deux filières. D’une part, la filière huile, à partir de colza, de palme, de tournesol, de jatropha curcas. Et d’autre part, la filière alcool, à partir de la fermentation de sucres de betterave, de blé, de canne à sucre, de maïs ou de déchets végétaux.

Pour être à même de produire un bilan environnemental des agrocarburants il faut bien considérer que cela en fait dépend justement de la filière considérée et du type d’agriculture pratiquée (agriculture intensive, agriculture biologique, etc.). Pour un bilan environnemental sérieux, il faut pouvoir tenir compte de l’impact des engrais et des pesticides utilisés, de la consommation en eau qui peut être très importante pour certaines espèces végétales, de l’impact sur la biodiversité quand d’immenses zones de cultures remplacent des forêts tropicales par exemple. Sans avoir à développer plus ici, on notera que les agrocarburants peuvent aussi avoir des conséquences sociales importantes sur certains pays comme les pays du Sud, et que la culture de agrocarburants pour les pays du Nord est bien plus rentable que l’agriculture traditionnelle destinée à nourrir les populations locales.

Voilà, en peu de mots, posée la polémique de notre sujet ...

Il faut dire que nombreux sont ceux qui sont sceptique quand à l’intérêt des agrocarburants et met en avant les conséquences écologiques de la déforestation. Un rapport du Department for Transport britannique va dans le même sens RTFO. Ainsi, on notera que la déforestation en Malaisie et en Indonésie pour planter des palmiers à huile, et au Brésil pour planter de la canne à sucre nuit très sérieusement au bilan environnemental des agrocarburants classiques. Dans cette perspective, et selon l’ONG Via Campesina, la déforestation pourrait conduire à rendre les agrocarburants pires que le pétrole qu’ils remplacent.

Il n’est donc pas étonnant dans ce contexte que des initiatives puissent prendre forme comme celle initiée par de nombreuses associations sous le titre « Les agrocarburants, çà nourrit pas son monde  » L’argumentaire de ces associations porte principalement sur le fait que réduire la dépendance au pétrole, tout en limitant l’émission de gaz à effet de serre ne peut passer par les agrocarburants comme le prétend et y répond la Commission européenne car le problème est que, de la culture des végétaux jusqu’à la sortie de l’usine, l’énergie utilisée pour produire ces carburants prétendument écologiques est telle que leur rendement énergétique est très médiocre.

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur les ressorts d’une telle campagne, je vous invite instamment à consulter l’argumentaire qui pointe du doigt d’une part que les partenaires du Sud (la plupart du temps des pays dits en voie de développement, où en tout cas le problème de la nutrition sinon de la malnutrition est un problème majeur) s’alarment des impacts catastrophiques d’un développement à grande échelle des agrocarburants et d’autre part que des scientifiques émettent des doutes sérieux sur les avantages écologiques de nouveau carburant, en particulier sur sa contribution à réduire les émissions de gaz à effets de serre. En effet, ces agrocarburants sont issus de monocultures intensives, et ils accélèrent notamment la déforestation comme en Indonésie où l’équivalent en forêt d’un terrain de football disparaît toutes les 10 secondes pour faire place aux plantations de palmiers à huile. (Comptez le temps que vous aurez mis à lire cet article et vous mesurerez l’ampleur du problème)

Dans le contexte international actuel, le Blog Citoyen a donc choisi de prendre parti et d’interpeller ses lecteurs afin de diffuser cette information : les agrocarburants menacent aujourd’hui les populations locales et les cultures vivrières, en accaparant la terre et les ressources naturelles. Alors que des centaines de millions de personnes sur notre planète souffrent d’extrême pauvreté et de faim, poursuivre le développement massif des agrocarburants ne fait qu’aggraver la crise alimentaire mondiale.

Il n’est plus possible de penser le monde de manière égoïste et parcellaire, seule une démarche globale capable d’appréhender au niveau international les problèmes posés est encore à ce jour légitime et pertinente. C’est pourquoi le Blog Citoyen s’associe aux associations citées ci-après pour faire passer un message essentiel : « Les agrocarburants, çà nourrit pas son monde  ».

Les Amis de la terre

Les Amis de la Terre est une association de protection de l’Homme et de l’environnement. Elle mène des actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques et économiques et sensibilise le grand public sur les grandes problématiques environnementales : forêts tropicales, responsabilité des acteurs financiers, changements climatiques, OGM et agriculture...
www.amisdelaterre.org

CCFD, terre solidarité

CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement, créé en 1961)
Le CCFD-Terre solidaire soutient prés de 600 organisations partenaires dans plus de 80 pays, au profit des populations les plus vulnérables. Avec un réseau de 15.000 bénévoles en France, le CCFD mène également un travail d’éducation au développement afin de sensibiliser l’opinion aux enjeux de la solidarité Nord-Sud, et conduit des activités de plaidoyer vis-à-vis des décideurs. www.ccfd.asso.fr

Oxam France, agir ici

Oxfam France - Agir ici (créé en 1988) Oxfam France - Agir ici est une association de solidarité internationale. Son objectif : avec chaque citoyen, construire un monde plus juste où les droits humains fondamentaux sont respectés. Oxfam France - Agir ici est le membre français d’Oxfam International, confédération de 13 organisations indépendantes qui, avec leurs 3000 partenaires répartis dans 120 pays, abordent de manière collective les multiples facteurs de la pauvreté et des injustices. www.oxfamfrance.org

Le Centre d’Investigation et d’Education Populaire

CINEP (Centre de recherche et d’éducation populaire, créé en 1972) et ASCOBA (Association des conseils communautaires du Bas-Atrato, créée en 2003)
ONG jésuite de Colombie, le CINEP joue le rôle de centre de recherche et d’appui aux secteurs populaires sur la défense des droits de l’Homme et la construction de la paix. Il a ainsi soutenu la création en 2003 d’ASCOBA, qui vise à préserver l’identité culturelle des communautés afro-colombiennes de la côte Pacifique menacées par les projets de culture d’huile de palme. www.cinep.org.co

L’Institut Dayakologiy

Institut Dayakologi (créé en 1991) Présent sur l’île de Kalimantan en Indonésie, l’Institut Dayakologi vient en aide aux populations indigènes Dayaks. Œuvrant à la consolidation des capacités d’autonomie de ces communautés dans la gestion de leur vie sociale, culturelle et économique, l’Institut réalise également un travail sur la paix et la réconciliation entre les différentes populations sur l’île. www.dayakology.com

Synergie Paysanne

Synergie paysanne (créé en 2002) Synergie paysanne est un syndicat agricole du Bénin. Particulièrement impliqué sur les questions foncières, il vise à défendre les intérêts des paysans béninois devant les pouvoirs publics, à travers des plates-formes revendicatives.

FASE

FASE (Fédération d’organisations pour l’assistance sociale et l’éducation, créée en 1961)
Acteur majeur au Brésil de l’éducation populaire dans les domaines de l’économie et du développement, la FASE vise principalement à appuyer et conseiller les organisations sociales à un niveau local, régional et national. Elle réalise également de nombreuses études des politiques publiques à travers l’angle de la justice sociale et des droits des populations.
www.fase.org.br

 

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commentaires
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par marcob12 (IP:xxx.xx2.125.118) le 29 octobre 2008 à 13H44

Dans le relatif (les agrocarburants tels qu’ils sont effectivement mis en oeuvre et les projets à court terme) je suis d’accord avec vous. Beaucoup (je songe à David Pimentel et Tadeusz Patzek sur le site "ifg.org") ont bien décortiqué l’impasse de la filière éthanol (y compris cellulosique) pour moteurs thermiques. Mais condamner d’emblée toutes les filières concevables pour tous les usages concevables serait une grosse erreur. On ne peut définitivement fermer la porte au concept d’agrocarburant. On sait par ex qu’avec un ha de maïs on va faire rouler une voiture près de 25 000km quand le même ha via d’autres végétaux (je songe au miscanthus par ex) mis en fermentation méthanique, méthane brûlé en pile à combustible ou centrale à co-génération fournira au minimum 6 fois plus d’énergie. La filière méthanisation (en plus de ne pas être une usine à gaz) valorise simplement et à toute échelle non seulement la biomasse mais la totalité de nos déchets organiques qui peuvent alimenter cette filière énergétique. Sachant que le reliquat de méthanisation à meilleur valeur que le compost (retour des minéraux au sol) et qu’il nous faut des centrales "de base" pour épauler des sources renouvelables intermittentes est-il raisonnable de se priver de cette cartouche ? Par ailleurs la filière "BECS" (bio-energy with capture and storage) est la seule connue pouvant concrètement capter du CO2 atmosphérique et le séquestrer durablement, donc être une filière énergétique à émissions négatives de CO2 (toutes les énergies renouvelables émettent peu ou prou du CO2, le nucléaire aussi). Sans parler des bénéfices à petite échelle des centrales à biomasse qui permettent aux collectivités pauvres de valoriser la biomasse locale avec les déchets locaux pour un investissement minimal et la durée. C’est un sujet très complexe qui fera encore couler beaucoup d’encre (ou taper beaucoup de touches...).

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par Tony Pirard (IP:xxx.xx7.175.2) le 29 octobre 2008 à 14H45

Pour commencemment de conversation,j’aimerais de dire que la "Via Campesina,n’est une entité apte à parler.. !car,elle n’existe comme unité,ni de gouvernement(comme MST,entité illégal et psdo-anarchiste).Donc,je peux dire,que leurs informations sont érronné.Le biocarburants(ou agrocarburants) de "Canne de Sucre" sont une réalité brésilliene et que n’occupant seul une petite área du térritoire brésilien,sans null déforestation... !(cet affirmation c’est une bavardage,avec tendence politique). les principaux ONGs,contraire aux biocarburants brésilien,sont mantenu par parti politique anarchistes anciens de la politique archaîque venu de Cuba. La produtions d’aliments brésilien c’est normal et plus..."Brésil c’est un cellier dans l’Amérique Latine" en respectant tout l’environmental sans null dégâts au environnement.. !Ce que se trouve,c’est une politique sale contrarie au ..pro-alchool-brésilien(éthanol). Le Brésil a battu records et plus records dans l’exportation de grains,sans null préjudice de l’environnment.. ! Notre exportations y compris ,pour les pays voisins sont immense,comme..Venezuela,Bolivie et Argentine.

L’éthanol brésilien c’est une réalité malgré,d’une politique par pseudo-organisation dit vouloir salver le planéte.. !!

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par Nathalie J- (IP:xxx.xx3.206.115) le 29 octobre 2008 à 18H17

Comme disait Jean Ziegler, les agrocarburants sont à qualifier de crime contre l’humanité. Il n’inclut pas forcement la notion écologique dans son propos, mais une chose est sûre, l’homogénéisation des cultures que ce soit pour faire du pétrole végétal ou du riz nourricier, ce n’est pas le top :(

De mon petit point de vue, non paysan, je me pose cependant une question. L’agriculture bio, elle est bio oui , c’est très bien, mais elle utilise quand même du pétrole pour faire avancer les tracteurs, les moissonneuses et tout ce fabuleux outillage paysan ? Ne pourrait-on pas réserver les agrocarburants à un usage exclusivement paysan ? Si chaque paysan cultive=ait un bout de terre pour produire son propre combustible, ce serait peut-être une bonne chose ? Car on est bien d’accord que c’est une utopie de remplacer le pétrole par les agrocarburants ...

D’ailleurs il faudrait d’abord penser à revoir l’utilisation de la sacro sainte bagnole et faire ce genre de concession n’est plus du ressort de la science, ni des paysans, mais bien des citoyens et de nos gouvernements.

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par Cultilandes (IP:xxx.xx3.86.65) le 29 octobre 2008 à 22H18

Encore un article uniquement à charge, citant exclusivement des sources d’associations et "collectifs" "écolos"...

Nathalie : Effectivement, les agriculteurs bio utilisent de l’énergie fossile comme les autres. Ils en utilisent même davantage : pour désherber mécaniquement, il faut plusieurs sarclages, alors qu’un seul passage avec un herbicide suffit... et encore pire s’ils utilisent le désherbage thermique (avec du gaz) ! De plus, si on raisonne, non pas à l’hectare cultivé mais à la tonne produite, comme les rendements en "bio" sont inférieurs, il faut encore plus d’énergie directe et indirecte par tonne produite.

"Si chaque paysan cultivait un bout de terre pour produire son propre combustible, ce serait peut-être une bonne chose ?" Mes aïeux faisaient cela : ils consacraient une partie de la production d’herbe et de céréales pour nourrir les animaux de trait (bœufs et chevaux) de la ferme, mais aussi les chevaux des nobles et bourgeois ! Les pauvres allaient à pied et mangeaient ce qui restait, quand ils pouvaient...

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par titi7 (IP:xxx.xx6.119.180) le 29 octobre 2008 à 22H56

Les agro carburants posent de sérieux problèmes...

Mais c’est la seule alternative à court terme. Tout simplement parce que la voiture est une réalité, et encore pour quelques années, et qu’il faut donc trouver de quoi les faire avancer.

Du point de vue émission CO2 du "puit à la roue" les agro carburants ont un bilan largement avantageux. Songez qu’aujourd’hui, on extrait du pétrole des sables bitumeux d’Alberta. Je vous laisse voir quel est l’impact environnemental de telles exploitations http://fr.wikipedia.org/wiki/Sables...

Alors évidemment la fabrication des agro-carburants a plus d’impact que de ne rien produire du tout, et de laisser la voiture au garage. Mais la réalité aujourd’hui est que l’humanité est mobile et de préférence auto-mobile.

De plus nous n’en sommes à la première génération d’agro-carburant et celà représente déjà des avantages. Il ne faut pas fermer la porte, sinon les industriels préférerons sacager un peu plus le Canada que de faire de la recherche dans un domaine sans débouché. Songez également que des alternatives telles que la pile à combustible ne sont pas envisageables à court terme :
- le parc automobile serait à changer ;
- tout le réseau de distribution devrait subir des aménagements lourds. Les agro-carburants sont compatibles avec le parc existant et avec le réseau de distribution existant.

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par Romain Desbois (IP:xxx.xx1.235.237) le 30 octobre 2008 à 08H01

J’AVAIS PROPOSE LE COURT ARTICLE SUIVANT IL YA UN MOIS ET REFUSE : dommage qu’Agoravox soit squatté par des pros de l’écriture néanmoins talentueux. Mais bon, cet endroit n’est -il pas fait pour ceux qui ne peuvent s’exprimer dans les médias classiques. Bon excellent article néanmoins, bravo.

Que le PDG de Nestlé soit contre donne déjà une piste. Car les biocarburants deviennent le premier concurent de l’élevage et de ses dérivés (lait, fourrage,etc.) Donc la tactique est de faire porter aux agrocarburants toute la responsabilité de ce qui fait scandale. Même si je le souhaiterais, pourquoi les producteurs d’agrocarburants seraient-ils plus vertueux ? Je n’entends personne s’émouvoir de la famine quand on se lave les cheveux avec du shampooing aux oeufs ou quand on se désodorise au lait. Monsieur ziegler que j’aime beaucoup doit pleurer en pensant à la famine lorsqu’il consent à s’offrir un whisky avant de s’engouffrer une belle entrecôte de beauf (heu de boeuf pardon). Toutes ces pratiques utilisant de la nourriture pour en faire autre chose font pourtant partie de notre quotidien. Alors pourquoi accuser les agrocarburants ? Ce n’est pas manger ou conduire, grâce aux agrocarburants ce sera manger et conduire. Ou alors reformulons le slogan : Picoler ou conduire. De plus la spéculation sur les matières premières est bien orchestrée. L’OMC impose au Japon d’acheter des milliers de tonnes de riz à l’étranger alors que ce pays est producteur exédentaire de cette céréale. Cette même OMC (cocorico, présidée par un socialiste français), interdit au Japon de vendre son excédent ! Du coup, comme nous l’avons fait avec les excédents laitiers en Europe, le Japon dépense des fortunes pour stocker son riz. Voilà les vraies raisons de la famine ! En Amazonie, au Brésil, en Argentine, en France ou ailleurs, l’essentiel des déforestations et des terres cultivables sert à l’élevage, directement ou non. EuroDisney n’a-t-il pas été construit sur les terres les plus fertiles de France ? Rudolph Diesel, dés l’origine a conçu son moteur pour fonctionner à l’huile végétale. La solution existait donc dés le début. Et pourtant certains affirment encore que l’on ne peut se passer du carburant pétrôle. Allons nous aussi, nous faire manipuler sur les agrocarburants ?

Les agrocarburants peuvent aussi être utiles dans la lutte contre la drogue en proposant aux producteurs une alternative rentable et viable. Je ne comprends plus les écolos.


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