Article publié le 21 août 2009
Alors que les réunions informelles qui préparent le sommet de Copenhague patinent, Yvo de Boer, le secrétaire général de la convention climat, tire le signal d’alarme sur la nécessité d’un changement de rythme dans les négociations.
Quatre mois avant le démarrage de la
conférence de Copenhague (qui doit établir la suite à donner au
protocole de Kyoto), le dialogue de sourds semblait se poursuivre la
semaine dernière à Bonn, entre représentants des pays Occidentaux et
pays en développement...
Les chiffres et l’argent...
Si
les chiffres de réduction d’émissions de CO2 proposés par les pays
développés ne donnent pas satisfaction aux experts internationaux,
c’est le projet de création d’une barrière douanière aux Etats-Unis qui
a fait monter l’Inde au créneau. Cette barrière économique est un point
important du projet de loi américain sur le climat, qui prévoit de
sanctionner les importations venant de pays qui refusent de limiter
leurs émissions de GES.
Les représentants indiens ont
demandé l’ajout d’une clause empêchant les sanctions commerciales sur
la seule base d’une politique climatique.
Et c’est bien
là la difficulté majeure d’un accord global. Comment ne pas comprendre
la position des pays qui sont dans une phase de développement à qui,
des pays "dits" développés, (et qui pour en être là où ils sont, ont
oublié pendant des décennies de se préoccuper de la question
climatique), demandent d’arrêter leur croissance économique sous peine
de sanctions ?
Un non accord stratégique...
Certains
représentants estiment que la conférence de Copenhague ne pourra au
mieux aboutir qu’à un accord "intérimaire", ce qui de manière
stratégique et politique, permettrait d’attendre le vote, aux
Etats-Unis, de la loi sur le climat. Jonathan Pershing, négociateur
américain a dors et déjà prévenu que "si les positions n’évoluent pas,
il n’y aura pas d’accord final à Copenhague".
Prochains rendez-vous importants
pour la préparation de Copenhague, la conférence des parties sous
l’égide des Nations Unies, à Bangkok, fin septembre, et en novembre à
Barcelone.
A suivre...
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