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L'intelligence des bêtes

Article publié le 13 décembre 2007

J’aime bien quand la science, dans son développement, renverse cul par-dessus tête les idées les mieux reçues. C’est le cas pour l’intelligence des bêtes et surtout des oiseaux. Il y a peu encore, héritière d’une tradition biblique sûre d’elle-même et dominatrice, renforcée par les Lumières qui disaient du bon sens que c’était la chose du monde la mieux partagée, l’opinion commune était persuadée - dur comme fer - qu’il n’y avait d’intelligence qu’en l’homme. Rapidement, il a fallu se rendre à l’évidence : l’homme « descendait » du singe (ô scandale dans la bonne société !). Ou plutôt, hommes et singes descendaient d’un ancêtre commun, antérieur à Lucy même. On admit alors, du bout des lèvres, que si c’était la cas, le singe devait avoir une forme d’intelligence. Le chimpanzé surtout, qui ressemblait le plus à un petit d’homme.

geai-buissonnier-sur-branche.1197449538.jpgOn en était là encore le mois dernier. Jusqu’à la parution dans la revue scientifique ‘La Recherche’ (n°414, décembre 2007) d’un article sur « le geai buissonnier, malin comme un singe ». Nicky Clayton, éthologue britannique alors à l’université de Californie, remarqua l’étrange comportement des geais sur le campus, à l’heure du déjeuner : ces fins oiseaux gris et bleu, de la famille des corbeaux, venaient piquer les restes de sandwiches que les étudiants laissaient. Mais, au lieu de les dévorer de suite, ils allaient les cacher. Elle se dit qu’un tel comportement avait tout de l’humain et n’était probablement pas un « instinct ». Revenue à Cambridge, elle a mis au point un grand nombre de tests avec ses collègues pour vérifier les capacités cognitives des corvidés : l’intelligence sociale et la capacité à se projeter dans l’avenir.

L’intelligence sociale est la capacité à expliquer son propre comportement en fonction des autres : il voit, il sait, il fait croire. La pratique de la tromperie est par exemple, pour les geais, d’empêcher qu’un congénère qui les voit vienne piller sa cachette de nourriture. On mit des geais en cage avec la possibilité de cachettes éclairées ou dissimulées par des barrières ou dans des coins sombres. « Face à ce choix, les geais ont préféré les cachettes les plus difficiles à trouver. Fait remarquable, dès lors qu’ils pouvaient cacher leur nourriture sans être observés par des congénères, ils ne montraient plus ce type de préférence. » Si le congénère peut tout voir, la tactique est de cacher et de recacher sa nourriture plusieurs fois, afin de perturber l’espion. Pas bête, la bête !

La projection d’expérience consiste à supputer sa propre expérience chez un autre. Une expérience a mis en présence des geais ayant déjà l’habitude de piller les cachettes des autres et d’autres geais qui n’avaient pas cette expérience de voleur. Tout le monde cache sa nourriture. Puis on met chaque geai en mesure de retrouver sa propre cachette à l’abri des regards des autres. « Résultat : seuls ceux ayant déjà eu une expérience de voleur déplacèrent leur nourriture vers une autre cachette. » Rien d’inné, seulement de l’expérience sociale.

geai-buissonnier-experience-3-chambres.1197449547.jpg

Le voyage mental est une autre capacité. Il permet de se souvenir d’événements passés pour en imaginer de possibles pour le futur. On donna aux geais la possibilité de cacher des vers et des cacahuètes. Les geais adorent le ver bien frais mais ne le mange plus quand il est avarié. Comme nous - ou presque. Les vers pourrissent vite, mais pas les cacahuètes. Un geai intelligent devrait donc revenir chercher dans ses cachettes d’abord les vers, et ensuite les cacahuètes. Il faut pour cela qu’il puisse se remémorer des choses évoluées comme « quoi, quand, où ». « Or, à la grande surprise de l’équipe, c’est exactement ce qu’ils firent. Ils se rappelèrent ce qu’ils avaient caché, où et quand ils l’avaient fait. »

Planifier le futur permet d’anticiper ses besoins et de faire aujourd’hui ce qu’il faut pour les satisfaire demain. Eh bien, vous n’auriez pas deviné, les geais savent le faire. Une étude a même montré que cette faculté d’anticipation ne résultait pas d’un apprentissage social mais d’une capacité propre. Les geais furent mis en une cage à trois pièces. Pendant 6 jours, on les a fait se réveiller aléatoirement dans l’une ou l’autre pièce. Quand ils se réveillent dans la première pièce, ils trouvent un petit-déjeuner ; dans la seconde pièce rien avant le déjeuner. La troisième pièce était réservée à la journée, il y avait des aliments non-transportables à disposition et tout le monde pouvait y accéder. Le clou fut le sixième jour : dans cette pièce n°3 furent placés cette fois des aliments qui pouvaient être transportés. Que croyez-vous que les geais firent ? Bien que s’étant déjà gavé, ils cachèrent spontanément de la nourriture. « Et, fait remarquable, ils préférèrent cacher la nourriture dans la pièce sans petit-déjeuner, là où ils pourraient en avoir besoin le jour suivant. » En sophistiquant l’expérience, on réveillait les petit-déjeuneurs soit avec des cacahuètes, soit avec des graines. La journée, ils avaient accès aux deux dans la pièce ouverte. « Résultat, ils cachèrent la plus grande partie de ces cacahuètes dans la pièce où ils avaient trouvé des graines au réveil et vice-versa. »

geai-buissonnier.1197449526.jpg

Il y a donc des capacités d’intelligence chez les geais.
Comme ces oiseaux, tout comme les autres corvidés, sont des animaux sociaux, il est fort probable que la pression de sélection ait choisi de privilégier les individus intelligents, par exemple aptes à se projeter dans l’avenir pour résoudre les problèmes sociaux.
Les cerveaux des mammifères et des oiseaux n’ont pas la même architecture neuronale donc le gros cortex préfrontal, fierté des primates, « n’est pas la seule plateforme à partir de laquelle l’intelligence peut se développer. »
La science n’arrête jamais de nous surprendre. Comme disait Flaubert, « la bêtise est de conclure » - par un dogme, une idée toute faite, une bible.

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commentaires
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par Thierry (IP:xxx.xx9.3.227) le 13 décembre 2007 à 15H06

@ Argoul

Passionnant article, mais je ne vous suis pas bien sur la fin. La capacité à cacher sa nourriture dans les endroits où elle sera la plus utile ne répond pas simplement à un problème social. Car il n’y a pas que les autres geais qui sont des voleurs potentiels, mais aussi d’autres animaux (autres espèces d’oiseaux, écureuils, etc.)

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par argoul (IP:xxx.xx6.18.97) le 13 décembre 2007 à 17H46

"Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge" - telle pourrait être la réponse à votre interrogation. Tous les animaux se défient par instinct de leurs prédateurs d’autres espèces, comme de leurs concurrents sur la même nourriture (observez pigeons, corbeaux et moineaux sur le même tas de miettes). Mais seules les espèces "socialisées" s’observent mutuellement et adoptent un comportement qui rend compte de cette observation là. Je conçois que le terme "social" soit plutôt biaisé en français par tout le fatras marxiste surajouté par l’histoire intellectuelle du demi-siècle écoulé - mais il reste la meilleure traduction de l’anglais ’social’ qu’utilisent les auteurs. Il s’agit du sens premier "compagnon" (socius) avec l’idée dérivée d’être agréables (sociable)- donc pas de ’lutte des classes’ interne ni de simple ’lutte pour la vie’ externe, mais de faire attention aux autres de sa propre espèce. En disant ça, je vais sans doute plus loin que votre question initiale, mais c’est bien le sens du mot "social" (et pas le comportement du geai) qui semble faire problème...

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par Thierry (IP:xxx.xx9.3.227) le 13 décembre 2007 à 18H37

@ Argoul

Ce que je voulais dire, c’est que ces expériences ne prouvent nullement que l’origine de l’intelligence des geais proviennent de sa socialisation. Même s’il me semble très probable que ce soit bien le cas. Mais ne peut-on imaginer une espèce asociale qui soit en même temps capable de présenter ce même type de comportement (qui suggèrent une capacité à se représenter les connaissances d’"autrui") à l’égard d’autres espèces ?

Il serait intéressant, par exemple, de reproduire cette expérience avec un geai et des corbeaux. Que se passerait-il ? Le geai aurait-il conscience des capacités cognitives des corbeaux ?

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par argoul (IP:xxx.xx6.18.97) le 14 décembre 2007 à 11H11

C’est vrai, rien ne prouve que la capacité d’intelligence soit d’origine "sociale". Mais les auteurs se sont empressés justement de définir ce qu’ils cherchent chez les geais : la seule "intelligence sociale". Pour le reste, ils le laissent à d’autres recherches.

Une expérience avec corbeaux et geais affinerait peut-être, mais ce sont deux espèces éminemment "sociales" chez les oiseaux. Il faudrait plutôt trouver des solitaires absolus... mais ceux-ci se mettront-ils en interractions avec les autres dans leurs comportements ? Cela paraît quelque peu contradictoire.

Si l’on prend l’exemple de l’espèce humaine, il semble bien que les associaux, marginaux et autres ermites n’aient pas fournis dans l’histoire de quelconques "génies". Ces derniers apparaissent surtout chez ceux qui pensent "en lisière" du groupe, pas qui s’excluent. En tout cas, il ne me vient aucun exemple contraire.

Et l’étude des "enfants sauvages", abandonnés très tôt, n’est pas en faveur d’une intelligence "en soi". Il semble plutôt que non seulement les capacités d’intelligence doivent être activées par la vie en société, mais qu’il y a des étapes irréversibles à franchir une à une. Il y a sans doute une capacité génétique, mais sans activation par l’environnement, les circuits restent inertes - et surtout, à la différence de l’électronique - ne peuvent plus jamais être activés ou éveillés par la suite.

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(IP:xxx.xx9.152.130) le 13 décembre 2007 à 15H57

C’est normal. L’intelligence est loin d’être un tout ou rien. C’est même probablement le cas pour la conscience aussi, même si c’est difficile à expérimenter. Ce qui caractérise tous les cerveaux, c’est la capacité d’apprentissage. Ce qui distingue l’homme c’est surtout ses capacités d’abstraction ( création de concepts ) et de "playback" associatif ( la conscience ).

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par TALL (IP:xxx.xx9.152.130) le 13 décembre 2007 à 15H59

Oublié de signer.

PS : Naturavox, Sportvox, etc... devraient être intégrés à Agoravox. Je ne vois pas l’intérêt de ce cloisonnement, au contraire.

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par argoul (IP:xxx.xx6.18.97) le 14 décembre 2007 à 11H16

Projeter sa propre expérience sur les autres, anticiper leurs comportements pas encore observables, prévoir la nourriture du lendemain matin - tout ce qu’accomplissent ces geais bleus - me semblent les témoins de ces fameuses "capacités d’abstraction" dont vous faites l’homme seul détenteur. Il s’agit d’une "projection mentale".

La "conscience", c’est autre chose : encore faudrait-il savoir ce qu’on entend par là (réflexion sur soi, sur sa place dans le monde, sur sa propre mort ?) et comment pourrait-on éventuellement la prouver par une expérience de comportement chez un geai.

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par gogol (IP:xxx.xx5.176.2) le 13 décembre 2007 à 19H12

je vis seul avec 4 chats dans un petit appartement et je peux dire que ces bestioles ont une très grande intelligence je les observe en permanence et bien de ce coté là aussi il y a de la recherche à faire... merci de votre article

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par remex (IP:xxx.xx4.224.191) le 13 décembre 2007 à 19H38

Attention : vous confondez la connaissance sensible dont bénéficient les animaux et la connaissance intellectuelle qui est propre à l’homme.

La connaissance sensible est issue de nos sens externes (les cinq sens) ainsi que de nos sens internes, c’est à dire l’imagination (qui conserve les sensations) et la mémoire qui fait des liens entre ces images.

La connaissance intellectuelle nous permet :
- de percevoir le caractère universel de nos idées et ainsi de donner des définitions et de classer.
- de se faire une idée de quelque chose qu’il est impossible de nous en faire une image sensible (par exemple, un myriagone qui est un polygone de 10000 côtés n’est pas "imaginable")

C’est cette capacité d’abstraction qui a par exemple permis à Newton de faire le lien entre la pomme qui lui est tombée sur la tête et la lune qui tourne autour de la Terre.

de même, un enfant qui demande "qu’est-ce que c’est ?" ne demande pas une description de ce qu’il voit déjà, mais une définition "abstraite" de ce qu’il désigne.

L’expérience décrite dans cet article démontre que ces oiseaux ont une intelligence sensible très développée.

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par argoul (IP:xxx.xx6.18.97) le 14 décembre 2007 à 11H02

Les auteurs parlent "d’intelligence sociale", qu’ils définissent comme la capacité de calquer son propre comportement en fonction des autres. Il ne s’agit donc pas d’intelligence "en soi" - dont je ne sais pas vraiment ce que c’est : il n’y a jamais que des PREUVES d’intelligence. Cette capacité des geais, prouvée par les expériences relatées ci-dessus, montrent bel et bien une capacité "d’abstraction" : c’est-à-dire de se sortir de l’immédiat et du sensible 1/ pour anticiper l’avenir et 2/ pronostiquer les comportements non encore commencés ou réalisés des autres. Je ne vois donc pas de coupure "radicale" avec la forme d’intelligence des humains, mais une question de gradation. "La nature" est probablement plus subtile que nos capacités à la comprendre. Mais l’effort continue.

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par decembre1 (IP:xxx.xx2.97.217) le 13 décembre 2007 à 22H05

....connaissance intellectuelle qui est propre à l’homme....

Comme celle de nommer les animaux. Ou de faire la grasse matinée avec sa belle, déjeûner au lit etc...

C’est peut-être parce que nos sens sont si insignifiants, si primitifs à comparer à ceux des animaux, que nous avons dû développer un monde virtuel ou nous serions plus heureux.

Par contre, curieusement, c’est le même gêne qui fabrique le pouce chez l’humain que celui du singe, etc...Nous sommes donc fabriqués avec des gênes similaires que ceux des animaux, comme si la nature avait créé des modèles de bases qu’elle utilisait chez des races tout à fait différentes.

J’habite avec 2 chiens. Ils vivent dans leur monde qui est assez différent du nôtre. Nous vivons dans le même environnement mais nous ne connaissons pas les mêmes choses mes sens humains étant tellement limités. J’aime les regarder vivre, ils sont spontanés et plein de joie.

Ce qu’un chien pense en marchant et en sniffant les odeurs lui explique tout ce qui s’est déroulé, qui est passé là, son âge, son sexe et même s’il est dominant ou faible, tout ça sans l’avoir jamais vu.

C’est comme on dirait, une autre sorte d’intelligence que nous n’avons pas mais que les chiens possèdent. Ils sont pourtant inférieurs non ? Salut.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.165.177) le 18 décembre 2007 à 02H12

ainsi que "qui pisse le plus haut". Bien que... pour cela...point n’est besoin d’intelligence.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.12.72) le 18 décembre 2007 à 17H15

J’ai un beau sapin derrière ma fenêtre et certains soirs d’été, une escadrille de moineaux s’y installent pour la nuit. En arrivant, ils piaillent pendant dix minutes et un soir, je les ai enregistré. J’ai passé la bande au ralenti et vous n’allez pas me croire...les oiseaux « parlent » entre eux. Je ne comprends pas encore très bien le moineau, la bande a été difficile à déchiffrer, voire défricher, parce qu’ils parlent tous en même temps, mais voiçi ce que j’ai compris :

« Je vous préviens, je m’installe sur cette branche et ferai mes besoins à la pointe. Je ne veux personne au dessus sauf les filles. Vous les jeunes, vous vous mettez entre vous et vous « parlez » moins fort, merci. Non, vous restez en bas mais pas trop à cause du chat. Et surtout, si la fenêtre s’ouvre je veux le silence complet » !

Et j’ai vérifié, dès que j’ouvre la fenêtre, le silence est instantané.

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par Pascale (IP:xxx.xx0.40.19) le 1er janvier 2008 à 12H08

Je suis interpelée par votre commentaire.

Comment savez vous que les chiens aient systématiquement le scénario précédant leur arrivée ? Ce que je comprends des informations que vous donnez, est principalement lié aux odeurs. Peut-être avons nous les mêmes facultés ?

Cela me faire penser à ce que certains peuvent pressentir, ressentir en termes de vibrations en croisant d’autres individus ou en arrivant dans une maison.

Je suis convaincue n’être pas assez attentive à mon intuition, ou je ne me fais pas assez confiance dans ce domaine.

Je vous rejoins sur le constat de la spontanéité et joie de vivre linéaire des bêtes, serait ce parce qu’ils font confiance à la vie, à leurs maitres, aux informations qu’ils reçoivent sans s’interroger davantage ?

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par delph (IP:xxx.xx0.220.40) le 13 décembre 2007 à 23H13

Bravo pour cet article qui prouve qu’une fois encore, dame nature a pensé à tout pour préserver l’équilibre de la vie sur la planète. Tout être vivant développe des stratégies pour au moins vivre : l’accacia tue des antilopes, lorsque celles-ci sont presque venues à bout de son feuillage, l’éléphant cmmunique grâce aux infrasons que d’autres éléphants lui envoient en frappant le sol à des dixaines de km,etc... L’être humain n’a que 5 sens (mais 10 doigts pour transformer la matière), tant de choses lui échappent ! Le cliché de l’être humain "être supérieur à tout autre" commence à tomber, ce qui permet à ce dernier de pouvoir observer avec moins d’affectif et plus d’efficacité les êtres vivants et les découvertes sont incessantes sous le regard des scientifiques émerveillés et si fiers des prouesses de leurs sujets d’étude.

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(IP:xxx.xx7.177.224) le 14 décembre 2007 à 03H44

Depuis la nuit des temps, on connaît l’intelligence des corvidés, des passeraux, des hirondelles. Mes braves corneilles se souviennent de moi et de mes largesses d’une année sur l’autre. À peine débarqué, ma valise à la main, elles volètent autour de moi en me faisant fête. Lorsque je tarde trop à leur donner les morceaux de viande ou de fromage, elles tapent au carreau de la fenêtre !... Je ne connais personnellement aucun animal qui ne soit pas apprivoisable. Araignée comprise.

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par jeanmarie (IP:xxx.xx1.240.203) le 14 décembre 2007 à 10H16

Pour qui connait tant soit peu les oiseaux, voici qui n’est pas du tout étonnant. En fait, il est également affirmé que le geai des chênes (à l’instar de l’écureuil, un mammifère celui-là...) faisait provision en prévision de l’hiver, tout simplement. L’un (le geai des chênes) est parfaitement organisé et connait ses caches, l’autre (l’écureuil) est tellement tête en l’air qu’il passe un temps certain à tenter de les retrouver. Ces oublis permettent à certains glands de chêne de devenir arbres puisque germant et se développant depuis une cache d’écureuil oubliée... Ainsi va dame nature de laquelle nous avons toujours, et presque à chaque moment de notre existence, des leçons à apprendre. Mais nous sommes devenus si cons...

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par maxim (IP:xxx.xx8.45.173) le 14 décembre 2007 à 10H27

votre article est interessant,et j’ai pu constater le degré d’intelligence ,tout au moins d’organisation chez les corvidés .... j’habite en lisière de forêt de fontainebleau ,dans un parc ,il y a des pigeons et des corbeaux ,les pigeons vivent dans les structures maçonnées et les corbeaux dans les arbres ,des gens nourrissent les pigeons ,ceux ci se precipitent vers la nourriture,aussitôt un corbeau guetteur avertit ses frêres et ceux ci arrivent à plusieurs en planant au dessus des pigeons pour les effrayer,se servent chacun leur tour en emmenant le maximum de provision ( du pain) le guetteur vient à la fin ,c’est lui qui fait la sentinelle si un chien ou un chat ou un passant venait à troubler l’opération ...... les corbeaux on d’ailleurs fait leurs nids dans le secteur pour être aux premieres loges .......

en fôret,idem avec les geais,il y a des guetteurs ,et vous avez beau essayer d’approcher le plus silencieusement possible ,vous vous faites griller immanquablement .......

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(IP:xxx.xx5.5.68) le 18 décembre 2007 à 09H45

Passionnant comme article.Comme cet été fut découvert un homme avec un cerveau "gros comme une noix" mais avec toute son intelligence , peut-être que l’organe cerveau ne fait que "décripter" ce qui est dans ou autour du corps physique comme il est écrit dans certains livres anciens , peut être avons nous confondu la fonction avec l’organe ? Si c’était le cas, on expliquerait ainsi l’apprentissage des oiseaux et des rats qui en moins d’une seconde apprennent/comprennent le mécanisme pour ouvrir le dispositif qui apporte la nourriture , expliqué, au lot qui est aux usa ,tandis que eux sont au Japon, je crois ; et surtout, les oiseaux se font de moins en moins happer par les voitures le long des autoroutes dans le monde (sauf talus par exemple ce qui expliquerait le contre exemple , ils ne pourraient prévoir) et non seulement sur le lieu de leur vie + plus, les poules traversent moins devant les voitures qu’avant ! tout compte fait , on est peut-être en train de comprendre l’expression " ’ les idées courent le monde ’ " et donc les découvertes concomitantes de nos scientifiques qui trouvent en même temps lorsqu’ils cherchent en même temps.

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par Marie-Thérèse & Alain (IP:xxx.xx1.240.235) le 23 juin 2008 à 18H57

Depuis 2 ans nous avons en liberté totale dans la maison avec sortie extérieure autorisée des geais, le premier a repris sa liberté il y a 1 an 3 semaines après l’arrivée du second et notre observation recoupe exactement l’article de Argoul.

Bien d’autres choses font notre étonnement mais on ne fait pas d’observations "scientifiques" et notre amour pour ces oiseaux pourraient altérer notre jugement aussi sur le blog qui raconte notre aventure avec les geais nous traitons les choses avec, si possible, "humour"

Nos deux geais ont des choses en commun mais aussi un comportement individuel différent...Nous ne cherchons absolument pas à "les apprivoiser" mais bien entendu ils sont imprégnés...


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