Article publié le 2 janvier 2008
Introduction
La banquise est une étendue de glace formée par une consolidation de l’eau de mer couverte en surface par une grande épaisseur de neige. Cette étendue se situe dans l’océan arctique, dans la région de l’arctique,[1] au pôle nord. La banquise est qualifiée de « no man’s land » [2] à cause des conditions extrêmes de vie, en hiver la température chute généralement jusqu’à 40° Celsius avec une majeure partie qui ne fond pas tout au long de l’année. Cependant avec le réchauffement actuel que connaît la planète, à cause principalement des activités humaines et des émissions de CO2 qui est un des gaz à effet de serre, cette étendue diminue fortement avec une perte de 500 000km² par an selon le chercheur Leif Toudal Pedersen[3]. A cette vitesse selon lui la banquise disparaîtra totalement d’ici 2050[4].
Cette région est extrêmement riche en ressources naturelles, selon les spécialistes elle contiendrait jusqu’à 25% des réserves d’hydrocarbures non découvertes, dans un contexte où on assiste à une flambée des principaux cours des matières premières dût à une demande mondiale croissante et à une raréfaction du pétrole, l’impact est retentissant. Cette fonte provoquera aussi l’ouverture d’une route commerciale maritime[5], en effet le trajet qui se fait actuellement vers l’Asie via le canal de Suez et vers la côte ouest américaine via le canal de Panama, pourrait se retrouver dépassé par une nouvelle route coupant par le Pôle Nord, on estime un gain de 5 500 km sur la distance initiale. Ainsi cette région qui était délaissée se retrouve désormais au centre de nombreuses revendications. Tous les pays ayant une frontière directe avec cette région sont rentrés dans une course à l’appropriation et à la revendication d’une partie de l’Arctique. Le ton est monté le 3 août 2007 lorsque les russes ont plantés leur drapeau national à 4200 mètres de profondeur sous la banquise dans des conditions extrêmes, ce geste a été perçu comme une provocation par la majeure partie de la communauté internationale et plus particulièrement par les pays ayant fait part de revendications sur une partie de cette région.
L’ambition de ce travail est de démontrer
la formation d’une crise d’ampleur internationale dans cette région du monde.
D’une part, crise ayant un lien direct avec la géographie de l’Arctique,
puisque nous démontrerons dans une première partie la richesse liée à sa
situation qui attire de nombreuses convoitises, mais une crise allant de paire
avec le problème de souveraineté que connaît la région sujette à de nombreuses
réclamations. Problème appuyés par des confusions et une difficulté qui règne
au niveau de la validation des demandes régit par la convention de Montego Bay
de 1982. Nous terminerons notre première partie en signalant le déclencheur de
la crise lors d’un évènement cet été, déclencheur ayant conduit directement à
son amplification. Dans une deuxième partie nous détaillerons cette
amplification symbolisée par un face à face russo-américain sans pour autant
négliger l’importance des autres acteurs qui conduisent à donner un caractère
international à la crise. Pour terminer nous mettrons en avant la faiblesse de
la situation du peuple Inuit et de leur droit à l’autodétermination qui était
jusque là, la seule issue pacifique à ce conflit.
I Pourquoi une crise dans cette région ?
A. Des richesses naturelles en abondance désormais exploitables ainsi que l’ouverture d’une exceptionnelle route commerciale.
Au centre de l’Arctique se trouve la banquise, région qui jusque dans les années 2000 était inexploitable à cause des conditions météorologiques caractérisant cette zone (froid extrême, nuit polaire, aucune végétation, couche de glace de plusieurs mètres). Malgré tout, plusieurs tentatives ont été intentées mais ont dues être abandonnées en cours de route à cause d’une difficulté d’extraction du aux conditions météorologiques, aux coûts élevés d’exploration et d’acheminement du pétrole, et de la difficulté à attirer une main d’œuvre dans cette région malgré des salaires élevés. Toutes les tentatives d’exploitation des ressources de cette zone se sont avérées infructueuses en dépit de la connaissance par tous de l’extrême richesse de celle-ci. De ce fait cette zone qualifié de « no man’s land » n’a finalement jamais été politiquement investit et a été plutôt utilisée comme zone d’essai nucléaire ou de repère géostratégique, en effet, durant la guerre froide, les américains considéraient qu’ils encouraient un risque via cette région à raison d’une proximité avec le territoire russe.
Cette région a cependant un intérêt qui a toujours été exploitable, elle est très sensible aux changements climatiques et ainsi a toujours été un indicateur précieux pour les chercheurs puisqu’elle indique les modifications futures du climat. Cette même raison fait qu’elle est directement affectée par le réchauffement climatique cause première de la fonte de sa banquise. Ainsi, le réchauffement aura eu un impact « positif » pour les gouvernements, puisque ce qui était inexploitable l’est désormais et le sera de plus en plus au fil du temps avec une disparition totale de la banquise prévu pour l’été 2050.
Effectivement, cette partie du monde contient d’importantes réserves de pétrole, de gaz, de diamant, d’or, de plomb, d’argent, de zinc, d’uranium ainsi que de nickel. Selon Yves Mathieu [6] la région de l’arctique n’a été explorée qu’à 10 % et déjà nous y avons découvert 20 milliards de barils de pétrole et 8 000 milliards de m3 de gaz, selon lui, 200 milliards de barils de pétrole seront encore à découvrir et 80 000 milliards de m3 de gaz, pour nous permettre de mieux visualiser la découverte cela nous permettrait de faire face rien qu’avec ces découvertes à 7 années de consommation actuelle en pétrole et 30 années de consommation en gaz. Nous mesurons ainsi l’importance d’une telle découverte en ajoutant à cela une poussée extraordinaire de la demande asiatique[7] dans un contexte de raréfaction des ressources premières avec un épuisement des gisements actuel, voir le début d’un déclin. En effet la consommation asiatique est en constante augmentation avec notamment une hausse incroyable caractérisée ces dernières années par une demande chinoise en hausse de plus de 102 % et une hausse indienne de plus de 73 %.
L’autre enjeu de cette région se situe au niveau du transport commercial, en effet, la fonte de la glace va ouvrir la voie à une route commerciale maritime qui relierai le pacifique à l’atlantique par le grand nord. Londres et Tokyo ne serait plus qu’à 15 700 km au lieu des 23 300 km via le canal de Panama ou des 21 200 km via le canal de Suez. Autre avantage, les bateaux qui navigueront n’auront aucune limite de gabarit puisque le pôle nord offre une ouverture considérable. Ainsi d’ici quelques années le pôle nord deviendra certainement très fréquenté considérant le rythme actuel des flux circulant entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique.
B. La convention de Montego Bay de 1982 amplifie les confusions.
La convention de Montego Bay de 1982 ou Convention des Nations Unies sur le droit de la mer est entrée en vigueur en novembre 1994, rappelons que cette convention n’a toujours pas été ratifié par les Etats-Unis. Cette convention en ce qui nous concerne peut permettre à un Etat de justifier l’appartenance et l’exploitation exclusive des ressources d’un plateau continental même si celui-ci est situé à plus des 200 miles normalement accordés, à condition que cet Etat arrive à justifier que la croûte de ce plateau continental est une continuité de son plateau terrestre, ainsi de facto, en le revendiquant, il aurait l’exclusivité de son exploitation. La Russie a donc en 1996 déposé une demande pour revendiquer les dorsales du Lomonossov et Mendeleïev[8] qui selon le gouvernement russe sont des continuités de son plateau terrestre, si la réponse qui est attendue en 2009 de l’ONU est favorable, la Russie pourrait ainsi se voir dotée d’une surface de 1,2 million de Km² en Arctique. Le problème est la difficulté à prouver ce genre de revendications, un dossier avait déjà été déposé par les russes, dossier qui avait été refusé faute de preuves suffisantes. De plus un problème vient s’ajouter à des revendications déjà complexes, celui de la situation des Etats-Unis puisque ceux-ci revendiquent également une surface équivalente, mais eux, n’ont toujours pas ratifié la convention de Montego Bay. Nous nous retrouvons ainsi avec un face à face des deux grands ennemis de la guerre froide dans une zone très convoitée avec un droit international maritime qui peine à s’imposer.
C. Un évènement russe venu déclencher et amplifier la crise.
Le 3 août 2007, dans un contexte de fortes revendications territoriales sur l’Arctique par les nombreux Etats frontaliers, des chercheurs russes dans des bathyscaphes sont descendus à plus de 4200 mètres de profondeur sous la banquise pour y planter un drapeau russe en titane. L’évènement à suscité de vives réactions à travers le monde dont notamment de la part des canadiens via le chef de la diplomatie Peter Mackay, je cite « Nous ne sommes plus au XV siècle. On ne peut aller n’importe où dans le monde, planter des drapeaux et dire : nous revendiquons ce territoire »[9]. Les américains ont également réagit à travers leur porte parole Tom Casey, je cite "Je ne sais pas s’ils ont réellement planté un drapeau, en métal, en résine ou en plastique, au fond de l’océan. Mais quoi qu’il en soit, cela n’a aucune signification légale ni aucun effet vis-à-vis de leurs revendications".[10] Dans les jours qui ont suivi, le 7 août un haut responsable politique russe, membre du conseil supérieur du parti « Russie Unie » Artour Tchilingarov a déclaré que l’Arctique à toujours été et qu’elle restera russe.[11]
Le planté de drapeau aura eu comme effet une mise en lumière aux yeux de tous de la présence d’une crise d’ordre international entre les différents gouvernements avec une rupture dans la normalisation des rapports, après avoir fait des déclarations aussi radicales dans la presse, dans un contexte où les ressources naturelles se font de plus en plus rares, la crise est lancée et est vouée à s’amplifier comme le démontreront les prochains évènements.
II Une crise condamnée à s’amplifier
A. Vers un face à face américano-russe.
En effet après ces récentes déclarations, la crise s’est amplifiée et nous avons eu une cristallisation des relations russo-américaines qui laisse présager un face à face de plus en plus inévitable. En effet le 5 septembre 2007, soit quelques jours après la fameuse expédition russe en Arctique, le chef du commandement des forces aériennes russes Vladimir Mikhaïlov a affirmé que la Russie avait repris ses vols stratégiques de bombardiers au dessus de l’Arctique. Ces évènements ont immédiatement inquiété le gouvernement américain[12]. Ainsi le 12 octobre 2007 une délégation américaine menée par la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et par Robert Gates secrétaire d’Etat à la défense [13]s’est rendue en Russie pour selon le quotidien russe « Ria Novosti » discuter des nombreux survols des bombardiers près des côtes américaines de l’Alaska. Quatre jours après cette visite le chef du commandement de l’armée russe Vladimir Mikhaïlov a cette fois déclaré que la Russie allait entreprendre des exercices de tirs de combat en Arctique notamment dans des zones jouxtant avec l’espace aérien américain. Ce type d’exercice de l’aviation russe est fréquent a affirmé le Major Allen Heritage, porte parole du Norad [14]. Mais il observe une particularité, les exercices n’ont jamais eus une telle fréquence, ils sont comparables aux fréquences qui étaient observables durant la Guerre Froide. La crise qui avait débuté au mois d’août prend sérieusement une autre envergure et les attitudes du camp russe ainsi que du camp américain avec une volonté de déployer des ABM[15] en arctique ne favorisent pas une atténuation du conflit bien au contraire.
B. Une prise de position des autres acteurs renforçant le face à face russo-américain.
Les autres Etats frontaliers[16] de la zone Arctique ont montrés un vif intérêt sur une partie de la région, mais au jour d’aujourd’hui les seuls à avoir intenté juridiquement une demande auprès de l’Onu sont, la Norvège et la Russie. La tendance des grands pays en Europe comme la Norvège, la Suède, ou même la Finlande est plus à la coopération avec la Russie, effectivement le géant pétrolier norvégien StatoilHydro à signé le 30 novembre 2007 un contrat de coopération pour l’exploitation des gisements d’uranium en mer de Barents avec le premier exploitant de gaz au monde, le russe Gazprom. Quant à la Suède, les gardes frontières suédois ont signés un accord de coopération avec les gardes frontières russes pour la surveillance de la mer de Barents. La Finlande quant à elle à multiplié le montant de ses échanges économiques avec la Russie de 2000 à 2007 par 4, en atteignant ainsi au cours de l’année 2007 un montant de 15 milliards d’euros.[17]
Un autre camp est discernable, le camp plus axé outre atlantique avec le Danemark, ce pays est très lié directement aux Etats-Unis puisque la majeure partie des ABM sont installés au Groenland[18], signalons aussi que les danois sont les seuls en Europe à célébrer la fête nationale américaine du 4 juillet. Les canadiens frontaliers avec les Etats-Unis vont encore plus loin en adoptant un ton plus dur, ils ont multipliés les déploiements militaires, ainsi le premier ministre du Canada Stephen Harper a annoncé la création de la première base militaire en Arctique sur l’île de Baffin au nord du cercle polaire. Cette base devrait permettre de construire un centre d’entraînement pour le déploiement d’un millier de soldats qui seraient présent en permanence. Ils effectueront des missions de patrouilles régulières dans tout l’archipel. De plus ces investissements de plusieurs milliards de dollars permettront la construction de trois brise-glaces militaires et d’un port d’attache à Iqaluit. En plus de la surveillance des airs le premier ministre promet la mise en place de détecteurs de sous marins.[19]
C. Le droit du peuple Inuit à l’autodétermination tout aussi problématique.
Le peuple Inuit est un peuple autochtone de plus de 150 000 âmes vivant et répartis dans toute l’Arctique, dans les régions nord du Canada, de l’Alaska, du Groenland ou de la Russie. Ce peuple est représenté par la Conférence circumpolaire Inuit[20]. Le principal but de cette conférence est de réunir le peuple Inuit au sein d’une conférence les liant tous afin de mieux défendre leurs intérêts et de donner un plus grand impact à leurs réclamations sur la scène internationale. Les principales réclamations formulées par le peuple Inuit sont, une meilleure coopération dans la préservation de l’Arctique, un appui actif des gouvernements étranger pour l’édifice solide d’institutions Inuit politiques, économiques et sociales, mais surtout de leur reconnaître leur droit à l’autodétermination. En effet ce dernier point est très important puisque s’il était entendu, il permettrait un règlement pacifique de cette crise, mais ce dernier point se heurte à de nombreux problèmes. Le premier est que cette région est devenu trop importante aux yeux des grandes puissances, ainsi il est pratiquement impossible au stade où sont les revendications de souveraineté sur ce territoire par les grandes puissances qu’il y ai un retour et une acceptation de cette demande légitime formulée par le peuple Inuit. Deuxième problème, le peuple Inuit n’a pas les moyens militaires ou une écoute suffisante par la communauté internationale pour s’opposer aux décisions prises par les grandes puissances étatiques. Enfin admettons que l’impossible, le droit à l’autodétermination de ce peuple soit accordé, ce peuple vit répartis sur les territoires des principales grandes puissances mondiales prenant part au conflit. On rentrera ainsi dans cette dernière possibilité dans un autre problème au sein du peuple Inuit puisqu’il y aurait des pressions par les différents gouvernements sur les choix de ce peuple et ainsi une division de celui-ci qui contribuera à son affaiblissement.
Conclusion
Une crise internationale à pris naissance dans la région la plus froide de la planète. Une crise écologique due au réchauffement climatique qui aura pour effet selon l’organisation météorologique mondiale (OMM)[21] une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes avec une augmentation du nombre des tornades, canicules, tempêtes et inondations. L’OMM dénonce des canicules en France, des sécheresses en Italie, un nombre record de tornades aux Etats-Unis en 2007. Le continent asiatique n’est pas en reste avec plusieurs tsunamis enregistrés ainsi que de très fortes vagues de chaleur, avec un record pour l’Inde où la température a atteint 49 ° Celsius. Mais cela aura également un effet sur des millions d’espèces animales, en se réchauffant la planète modifie leur habitat naturel ainsi d’ici 2050, près d’un million d’espèces végétales et animales seront amenées à disparaitre. Un exemple incroyable de la pollution est celui de Moscou durant l’hiver 2006, durant le mois de décembre un nuage de pollution s’était concentré au dessus de la ville qui a causé une augmentation de la température ambiante de plusieurs degrés, ainsi, durant un mois, Moscou n’as pas connu de neige. Le nuage de pollution était fortement imperméable aux rayons du soleil, la population avait l’impression d’être en fin de journée alors qu’ils étaient en début d’après midi. Les répercussions furent tragiques et se sont caractérisées par une hausse des consultations psychiatriques, une hausse des taux de suicides et par un dérèglement de l’éco système puisque les animaux qui hibernaient sont sortis de leur habitat croyant le printemps arrivé. Après le passage du nuage, le froid est retombé et la neige s’est abattue sur la ville tuant tous les animaux qui n’étaient plus en hibernation. Avec une hausse de la température l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS)[22] prévoit aussi une multiplication et une extension du territoire des moustiques vecteurs de graves maladies en direction du nord. En effet ces moustiques vivent et se multiplient dans des zones tropicales, mais avec une hausse de 1 à 2° Celsius ils auraient la capacité de se déplacer et de se reproduire dans l’hémisphère nord. Il est tragique de voir que les plus grandes puissances Etatiques mettent tout en place jusqu’à préparer un affrontement militaire pour s’accaparer cette zone extrêmement riche sans avoir finalement régler le problème principal, le problème écologique.
Bibliographie
Livres :
Atlas de la menace climatique, Frédéric Dénez, Edition « Autrement », 2005.
Images économiques du monde, édition Armand Colin, 2006.
L’ABCDaire des pôles, Michel d’Arcangues, édition Flammarion, 1997.
Sites Internet :
Le site de Ria Novosti : http://fr.rian.ru/
Le site de Total : http://www.total.com/
Le site de l’OMS : http://www.who.int/fr/
Le site de l’OMM : http://www.wmo.ch/pages/index_fr.html
Le site des Nations Unies : http://www.un.org/french/
Le site des Nations Unies sur le droit de la mer : http://admi.net/eur/loi/leg_euro/fr_298A0623_01.html
Le site traitant du travail sur le Groenland de Matthieu Chillaud
Le site de l’IFP : http://www.ifp.fr/
[1]
L’Arctique est une région couvrant le pôle nord, une partie de la Russie, du
Canada, de l’Alaska, du Groenland, de l’Island, de la Norvège et de la Suède.
[2]
« No man’s Land » est un terme anglais désignant une partie inconnue,
inhabitée.
[3] Leif
Toudal Pedersen est un chercheur du centre spatial Danois.
[4] Voir
annexe 1
[5] Voir
annexe 2
[6] Yves
Mathieu est ingénieur de recherche à Institut Français du Pétrole
[7] http://www.planete-energies.com/contenu/petrole-gaz/societes-petrolieres/consommateurs.html
[8]
Voir annexe 3
[9]
Source Ria Novosti du 3 août 2007
[10]
Source Ria Novosti du 3 août 2007
[11]
Source Ria Novosti du 7 août 2007
[12]
Source Ria Novosti le 12 octobre 2007, information communiqué par le Norad à
l’Associated Press
[13]
Source Ria Novosti le 12 octobre 2007
[14]
Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord.
[15] ABM
est le système de défense américain anti missile.
[16] La
Norvège, la Suède, la Finlande, l’Islande, le Canada, les Etats-Unis, la Russie,
le Danemark.
[17]
Source Images économiques du monde, édition Armand Colin, pages 419.
[18]
Territoire autonome en Arctique rattaché au Danemark.
[19]
Source Le Monde 2 n° 198 supplément au Le Monde n° 19550 du samedi 1er
décembre 2007.
[20]
Source Le Groenland, entre contraintes géographiques et vertus stratégiques
[21]
Source OMM http://www.wmo.ch/pages/index_en.html
[22]
Source OMS
Photo : http://blog.bmykey.com/immobilier/i... ;
Thèmes
Climat Changement climatique CO2 Gaz à effet de serre Energies fossiles Conflits Géopolitique
;-)c’est c bien mais un peu long pour moi mdr non serieus il est bien
Salut, je ne comprend pas comment on peut écrire "avec une perte de 500 000km² par an selon le chercheur Leif Toudal Pedersen[3]. A cette vitesse selon lui la banquise disparaîtra totalement d’ici 2050[4]." (je n’ai pas accès aux annexes, "espace rédacteurs") En effet, l’Ocean glacial arctique s’étend sur une surface globale de 14 090 000 km² , dont 4,13 millions de km2 de banquise d’été seulement, un record, en septembre 2007 (source wikipedia). Ainsi avec une disparition de 500 000 km² / an (moyenne 2005-2007), on peut difficilement envisager un après 2040 pour la surface totale de la banquise... D’autre part les estimations de la fonte de la banquise sont tous les ans revues à la hausse. Selon les dernières estimations des chercheurs de l’expédition TARA DAMOCLES, "il suffirait de 8 à 10 ans pour que la banquise d’été disparaisse" http://www.taraexpeditions.org/fr/c...
mis à part ce "point de détail", votre article est très intéressant et montre bien les futurs enjeux géostratégiques des grandes puissances mondiales.
...et pendant ce temps, rien...
Bonjour "nicoton", je tiens d’abord à vous remercier pour votre intérêt, mais aussi pour votre remarque constructive.
En effet quand je dis "perte totale de la banquise" j’entends par là pas sa perte d’été, mais de sa perte totale en hiver comme en été. Ainsi par un calcul à la portée de tous si la banquise fait 15 000 000 Km² et qu’elle perd 500 000 Km² par an elle aura totalement disparu dans 30 ans. (15000000/500000) ansi si on est en 2007, sa perte totale sera effective en 2037.
Mais plusieurs spécialistes estiment qu’on ne pourrait juger ainsi les choses et qu’il faut mettre en évidence le "facteur futur" de la protestation écologique qui risquerait de ralentir cette fonte par une pression sur les gouvernements afin de mieux réglementer les émissions de CO2, du début d’une prise de conscience générale pour un monde tourné plus vèrs l’écologie et de la protection de l’environnement, et du futur tout simplement ce n’est pas parce que les choses évoluent à cette allure qu’ils continueront à évoluer dans ce sens là d’où l’intérêt par ce travail de travailler pour chercher un impact auprès de tous et ainsi sans prétention avec les millions de personnes travaillant de proche ou de loin pour la protection de la santé publique. Ainsi par une moyenne de plusieurs spécialistes, les chercheurs se donnent une marge d’erreur de ralentissement de la fonte d’une dizaine d’année ce qui donne une fonte totalement effective pour 2047.
Mon travail est alarmant car les risques le sont mais je ne voudrais pas pour autant choisir que des sources alarmantes. Je fais la moyenne de plusieurs sources sérieuses ainsi j’interdis le risque de décridibiliser et de dénaturer un phénomène si important.
Merci "Nicoton", joignez vous à moi dans la diffusion de cet article pour ainsi essayer de contribuer à stopper cette marche vèrs un désastre proche.
Cordialement Elie KHOURY
Article très complet et correct en tout point. Merci. Petite précision concernant les Inuit, ceux-ci sont gravement menacés et pas seulement par la fonte de leur habitat mais par un autre phénomène beaucoup moins connu que je développe dans un article paru également aujourd’hui, à savoir le déséquilibre à la naissance, qui engendre 2 filles pour un garçon. http://www.agoravox.fr/article.php3...
Bonsoir Yves Rosenbaum,
Merci pour vos compliments et de votre intérêt pour mon travail, merci également pour votre remarque très pertinente. En effet c’est un lieu de dialogue où tous et toutes peuvent s’enrichir des connaissances de chacun, moi le premier.
Je ne manquerai pas de lire votre article.
Cordialement, Elie KHOURY
Bravo pour cet article très bien documenté et très complet. Avec le documentaire d’hier soir sur Arte au sujet de l’Antarctique, plus personne ne peux plus se cacher derrière une pseudo ignorance sur l’avenir noir auquel nous devons nous préparer. Puisque c’est apparemment votre premier article sur NaturaVox, j’espère que vous en partagerez de nombreux autres de la même qualité ;-)
Bonjour Lilith,
je vous remercie pour vos compliments, je suis heureux de l’intérêt que je peux susciter auprès les nombreux lecteurs de "Natura Vox".
Cordialement, Elie KHOURY
Bravo Elie KHOURY
J’ai seulement parcouru (lu très vite ) connaissant le problème de fond ; peu m’importe qq km2 de plus ou de moins , c’est à pleurer de voir ce qui se passe. On a sérieusement un problème d’info. De hiérarchisation de l’info ; malgré le coup de chapeau qu’on peut tirer à Agora vox ,et à des auteurs comme toi, cet outil reste sur une base thématique et quantitative . On passe de Sarko et carla , à la guerre froide en arctique etc etc
Le message qui passe réellement pour la grande masse des gens qui n’ont pas le temps d’éplucher le net (ou qui y vont sur d’autres thématiques) est assez désastreux : c’est comme si tu mettais en garde quelqu’un d’un grand danger en continuant de lire Paris Match et de siroter une bière. On a là un big big problem.
Bonjour Di Girolamo, et merci pour vos compliments j’en suis très honoré. Vous soulevez cependant un question très interessante avec la hierarchisation de l’info, la question du divertissement de la masse par un flux énorme d’informations parasites à pour objectif de cacher les vrais problèmes et les vrais intérêts du peuple. A mon humble échelle j’essaye commes des millions d’autres personnes de m’efforcer d’ouvrir les yeux sur un monde qui ne tourne pas rond et d’essayer de lui redonner des couleurs en attirant le regard sur ces problèmes que nos politiques nous cachent. Il ne faut pas perdre espoir et je ne le perdrai pas, le combat continue...
Bonjour Di Girolamo, et merci pour vos compliments j’en suis très honoré. Vous soulevez cependant un question très interessante avec la hierarchisation de l’info, la question du divertissement de la masse par un flux énorme d’informations parasites à pour objectif de cacher les vrais problèmes et les vrais intérêts du peuple. A mon humble échelle j’essaye commes des millions d’autres personnes de m’efforcer d’ouvrir les yeux sur un monde qui ne tourne pas rond et d’essayer de lui redonner des couleurs en attirant le regard sur ces problèmes que nos politiques nous cachent. Il ne faut pas perdre espoir et je ne le perdrai pas, le combat continue...
Félicitation elie, c’est un travail très complet et cela montre toute l’énergie que tu as impliqué dans ton travail.Article très interressant et je t’encourage vivement a continuer dans cette direction, tu t’en sort pas mal du tout. a bientot !
Amicalement, Manuel. ;)
Bonjour Manuel, merci pour tes encouragements.
Elie
trop pa bien ton site







