Le système « production-consommation » français d’énergie électrique est un système national, homogène et solidaire, raccordé aux systèmes électriques des pays voisins. Schématiquement, deux types de production y répondent en permanence aux besoins des consommateurs : la production de base et la production de pointe.
Comme son nom le sous-entend, la production de base est présente sur le réseau, 24 heures sur 24. La variation, dans le temps, de son volume est relativement lente et résulte surtout de l’application d’un plan de charge prévisionnel, établi la veille pour le lendemain. Dans notre pays, la production de base est essentiellement constituée de la production nucléaire et de la production d’énergies dites fatales, comme l’hydraulique « fil de l’eau » et l’éolien.
Par définition, les énergies fatales sont prioritaires. De plus, à en croire les pro-éoliens, le lissage du régime des vents, sur l’ensemble du territoire national, garantirait la présence quasi-constante et prévisible, sur le réseau, de 20 à 25% de toute la puissance éolienne installée. Dans ces conditions, il n’est pas bien difficile de deviner que la variable d’ajustement de la production de base française soit exclusivement la production nucléaire, alors que cette production est sans conteste capable d’assurer, à elle seule, la totalité de ladite production de base. À quel autre outil de production, en effet, sinon à celui-là, pourrions-nous devoir notre solde exportateur annuel d’électricité, à hauteur de 15 % ?
Pour être complet, il convient de préciser que, en heures creuses comme en heures de pointe, l’ensemble du parc de production français est constamment astreint à une modulation « fréquence-puissance » - garantissant à tout instant le rigoureux équilibre production/consommation - de même qu’à un réglage contractuel : le réglage de la tension. Or, nos compatriotes doivent savoir que les éoliennes sont dispensées de contribuer à ces deux fonctions essentielles, pour une raison simple : elles y sont matériellement inaptes (1). Par conséquent, lorsque la production de base est seule sur le réseau, ces fonctions reposent presque exclusivement sur les épaules des tranches nucléaires.
Il va de soi que, à un moment ou à un autre, les capacités de réglage « fréquence-puissance » de ces dernières finissent toujours par s’avérer insuffisantes. Le nucléaire, que l’éolien avait remplacé, est alors peu à peu autorisé à revenir sur le réseau, jusqu’à ramener la totalité de son disponible et, surtout, jusqu’à ce que les capacités de réglages du nouveau parc de base s’avèrent, à leur tour, insuffisantes (2). À ce moment-là, le recours de plus en plus massif à l’hydraulique de barrages et aux tranches thermiques à flamme (THF) devient impératif. Notons que les carences de réglages, dont souffre la production éolienne, portent partiellement la responsabilité de ce recours. On ne peut donc considérer que l’éolien se substitue à l’outil de production de pointe - hydraulique de barrage et THF - que lorsque la période du même nom est franchement engagée. Car, le dimensionnement avantageux de notre parc nucléaire demeure capable de contenir l’intervention du THF – pour combien de temps encore ? – en périodes de pointes.
En définitive, un simple calcul arithmétique montre que le KW éolien peut prétendre se substituer au KW THF 10 à 13 % du temps, tout au plus, tandis qu’il ne remplace que le nucléaire et l’hydraulique de barrage, le reste du temps. Hélas pour lui, les outils de production de pointe ne sont pas seulement requis ou maintenus à cause de l’accroissement de la demande : ils le sont au moins autant pour des besoins de capacités de réglages « fréquence-puissance » et tension - notablement plus aigüs en périodes de pointe - que l’éolien ne peut fournir. Il résulte de cette exigence un recours supplémentaire au THF, difficile à évaluer, mais qui, en tout état de cause, doit être retranché à la contribution éolienne.
La conclusion de la démonstration s’impose : le KWh éolien ne saurait prétendre remplacer plus de 9 à 10 % du KWh THF. Comment pourrait-il en être autrement, quand il suffit de consulter sa facture EDF pour en avoir la confirmation ? Depuis des années, en effet, on y apprend que les productions nucléaire et hydraulique françaises représentent de 90 à 94 % de notre production électrique totale : on ne voit pas comment une production éolienne, prétendument quasi-constante tout au long de l’année (3), pourrait se substituer… à 75 % à la production THF ! C’est pourtant ce que semble affirmer RTE, avec la complicité passive de sa tutelle, EDF, promoteur éolien, zélé, s’il en est…
Messieurs les députés, vous n’ignorez sûrement pas que ce business ruineux, gratifié de vertus illusoires, se dispose à laisser plusieurs dizaines de milliards d’euros à la charge nette du consommateur et du contribuable français, dans les 10 ans qui viennent. Outre qu’un projet gouvernemental aussi insensé est à même de susciter des réactions incendiaires chez une population hantée par le spectre de la paupérisation, j’attire votre attention sur le comportement pour le moins équivoque de deux opérateurs publics, censés agir dans l’intérêt du plus grand nombre, de surcroît, sous l’égide de l’État.
Non seulement, il entre dans vos prérogatives indirectes de sommer RTE et EDF de rendre des comptes – de produire une pédagogie de l’éolien, exhaustive et référencée à un retour d’expérience, authentique et mesurable –, mais la sagesse ne devrait pas manquer de vous commande de censurer sévèrement les résolutions éoliennes du Grenelle de l’Environnement, arrivant devant le Parlement. Tous les Français vous regardent, vos mandants, en particulier. Beaucoup d’entre eux vous adjurent de manifester une conscience et une objectivité professionnelle à toute épreuve. D’ores et déjà, ils vous font savoir qu’un tel comportement marquerait une date que le pays tout entier attend de célébrer, depuis très longtemps : celle de la réhabilitation de la fonction parlementaire. Par la même occasion, Ils aimeraient assister à la restauration de la grandeur de ceux de ses serviteurs qui n’hésitent pas à mettre leur mandat en péril dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Personne n’ignore que la mouvance « hulotienne » s’apprête à faire un casus belli électoral d’une question éolienne dont l’écologisme triomphant est parvenu à faire le principal tabou du soi-disant consensus. Messieurs les députés, n’en ayez cure : montrez-vous digne et courageux. Tôt ou tard, votre carrière politique vous saura gré de l’honneur que vous retirerez d’une telle attitude.
(1) Et pour cause ! Elles consistent à mobiliser des réserves de puissance active et réactive, que, par essence, une énergie fatale ne peut fournir.
(2) Notons que, pour quelques années encore, les capacités de réglage du parc nucléaire sont en mesure « d’encaisser » l’apparition ou la disparition de la totalité du parc éolien !
(3) À supposer que 20 à 25 % de la totalité de la puissance éolienne, installée dans le pays, soit constamment et uniformément présente sur le réseau : ce qui reste largement à démontrer, que l’expérience et que nombre de spécialistes contestent.
André Pellen, lobbyste du nucléaire civil… bénévole
alors,
j’avoue ne pas avoir tout compris dans l’explication tres technique sur l’opposition de l’énergie nucléaire à l’énergie éolienne.
Quoi qu’il en soit, au niveau politique, une prise de position pro nucléaire ne saurait être plus respectable qu’une prise de position pro éolien. Et si certains députés se sentent électoralement obligés de pencher en faveur de l’éolien a cause du grenelle ou de nicolas hulot, c’est que ces gens ne font pas bien leur boulot.
le grenelle n’est qu’une illusion, il ne s’oppose que timidement au nucléaire (et tout ce qu’il représente). Donc devant cette fumisterie, il est moins difficile d’être pro nucléaire que ce que vous affirmez. Je ne pense pas que la prise de position que vous souhaitez de la part de nos députés soit la résultante d’un courage particulier.
Pour finir, je ne suis pas specialisé dans les énergies, mais j’habite dans une région ou le vent en devient gênant tant il est présent et je me pose encore la question de savoir pourquoi nos politiques locaux n’ont pas fait le choix d’une plus grande part de l’éolien. Car le choix de l’éolien doit s’affranchir de la question du coût et de sa capacité de production. C’est avant tout un choix idéologique et une volonté de changer de mode de vie. nous sommes nous posés la question du cout financier, humain et sanitaire du traitement des déchets que le nucléaire produit et produira ?
posons nous la question de nos besoins énergétiques et de notre consommation et peut être que l’énergie éolienne pourra prendre une place plus cohérente dans le système de production d’énergie de notre pays.
Cher Monsieur,
À elle seule, votre réaction illustre le mal français du moment : vous ne savez pas, ne semblez pas vouloir savoir ni même qu’on vous explique, mais vous vous êtes déjà fait une idée précédant toute analyse.
Je répondrai néanmoins ceci à une question qui ne me paraît pas vraiment appeler de réponse : oui, on s’est posé la question du coût financier, humain et sanitaire du traitement des déchets nucléaires et l’on y a même répondu précisément, au moins sur les plans financier et sanitaire… faudra préciser ce que vous entendez exactement par « plan humain ». Mais voilà, ces réponses, il faut se donner la peine d’aller les chercher là où des compétences indiscutables les ont produites, sans idée préconçue, et s’imposer de les examiner avec l’objectivité qui convient, quitte à se faire assister pour être certain de les avoir bien comprises. Sachez, en tout cas, que, depuis plus de 30 ans, le prix de vente du KWh électrique français inclus les coûts des démantèlements et du traitement des déchets à venir.
Non monsieur ! Le choix de l’éolien ne saurait être, en aucune manière, un choix idéologique : les gens faisant, comme vous, le rêve absurde que le monde physique peut se plier à l’idéologie, au point d’autoriser l’émergence d’on ne sait quel phalanstère, mènent notre pays à la catastrophe. Je vais vous en apporter la démonstration à partir de votre propre réflexion. Vous dites « j’habite dans une région ou le vent en devient gênant, tant il est présent, et je me pose encore la question de savoir pourquoi nos politiques locaux n’ont pas fait le choix d’une plus grande part de l’éolien ». Pourquoi, alors, les trois quarts des Français, habitant peu ou prou non loin de l’eau qui court d’un ruisseau, d’une rivière ou d’un fleuve ne se poseraient-ils pas la même question… « légitime » ? Après tout, il serait peut-être possible d’installer d’innombrables retenues sur toute la longueur des cours d’eau de France et de Navarre… Hélas, cher Monsieur, ne vous en déplaise, quoi que l’on fasse désormais sur le territoire national, notre production électro-hydraulique ne pourra plus jamais être supérieure à 10-15 % de la production totale. Dieu sait pourtant que la houille blanche est une énergie renouvelable infiniment moins diffuse que l’énergie éolienne. C’est bien dommage, car la première est aussi infiniment moins onéreuse que la seconde.
En définitive, vous proposez à vos compatriotes de se poser beaucoup de questions idéologiques et existentielles, sans leur suggérer la plus élémentaire piste de réponse concrète. Le drame, c’est que vous êtes très nombreux dans ce cas et que, contrairement à ce que vous affirmez, la validation parlementaire d’un Grenelle de l’Environnement non censuré risque de consacrer votre triomphe. J’espère que nous serons suffisamment nombreux pour le compromettre.
L’auteur, André Pellen
@ André PELLEN
Ca m’embête un peu de faire l’idéologue après une réponse si bien construite et argumentée, mais ça me semble important : si on divise par trois la production électrique nationale, la part de l’hydro-électrique peut passer de 10 à 30 %.
Ceci-dit, l’hydro-électrique a lui-même ses inconvénient. Je veux juste faire remarquer qu’éluder l’hypothèse de la décroissance peut très bien être un choix idéologique. N’est-ce pas ?
Actuellement, la production hydro-électrique française se trouve dans l’impossibilité définitive de fournir plus de 14 à 15 % de la production totale. Tous les spécialistes s’accordent à considérer que le gisement hydraulique français est aujourd’hui quasi-épuisé... Comment pensez-vous possible d’aller jusqu’à 30 % ?!
"Je veux juste faire remarquer qu’éluder l’hypothèse de la décroissance peut très bien être un choix idéologique.".. Ca peut l’être, en effet, mais ça n’est pas mon cas. Je veux simplement que tout le monde mange dans ce pays. C’est pourquoi je demeurerai franchement hostile à la décroissance, aussi faible soit-elle, tant que l’on ne m’aura pas démontré qu’une activité économique qui décroît continue d’être capable de produire suffisamment de richesses pour tout le monde. Je concède qu’il est question là de niveau de vie tolérable ou décent.
Je crois que vous n’avez pas identifié correctement le vrai défi posé à l’humanité. Le vrai défi est celui de la diminution de l’intensité énergétique : considérant que la croissance est une exigence intangible - sauf à faire décroître sensiblement la population humaine - nous sommes condamnés à trouver le moyen de consommer toujours moins d’énergie par unité de PIB produite en toujours plus grand nombre.
Vous voyez que problématique ne se trouve pas principalement du côté de la production énergétique, mais que la balle est surtout dans le camp de tous les process de la consommation. Ce qui démontre, si besoin était, que notre salut se trouve bien dans les mains de la science et non dans l’organisation d’on ne sait quelle société frugale.. que l’Afrique connaît déjà bien...
En tout cas, levez-vous de la tête que les éoliennes sont capables d’une quelconque contribution à la diminution de l’intensité énergétique. Sa seule contribution est déjà à mettre au crédit de l’organisation d’une société frugale : ça, je vous l’accorde !
L’auteur, André Pellen
C’est bien dommage que vous ne soyez pas en mesure de comprendre tous les aspects techniques des propos de M PELEN. L’Europe, et les Allemands notamment, ne les comprennent peut-être pas mieux, par contre ils se souviennent sûrement de la grande panne électrique causée par un incident sur le réseau électrique allemand. Cet aléa qui a plongé l’Europe du nord dans le noir durant de longues heures, a été agravé par la nature du réseau allemand et de l’incapacité de sa production éolienne significative, à contribuer à récupérer le réseau à temps. Vous le dites vous même votre opinion en faveur de l’éolien est avant tout une position idéologique... Alors bien sûr cela laisse peu de place au simple bon sens technico-économique. Je préfère finalement le discours scientifique donc rationnel de M PELEN, pour répondre aux problématiques techniques du futur. A propos combien de victimes lors de cette grande panne générale ? On essaiera pas de le savoir pour ne pas contrarier des idéologues pour qui, il n’y a que le nucléaire qui peut tuer... Alors que le nucléaire français n’a fait aucune victime connue en 40 ans et qu’il a dû sauver des centaines ou milliers de terriens, en évitant des rejets de CO2 et autres pluies acides. Une pollution atmosphérique qui tue tranquilement pendant que des idéologues s’agitent...
@ André Pellen
Vous n’avez pas saisi ma boutade, mais ce n’est pas très important. J’affirme juste que l’on peut augmenter la PART de l’hydroélectrique en réduisant les autres part. On ne travaille plus sur le numérateur, mais sur le dénominateur !
Pour le reste, je respecte votre point de vue, mais je ne peux pas vous laisser dire que ce n’est pas idéologique. Par soucis de concision, je vais m’en tenir à l’essentiel :
La notion de niveau de vie tolérable ou décent est extrêmement subjective ; pour certain, elle ne peut pas se concevoir sans 2 plats de viande par jour et un voyage en avion tous les ans. D’autres considèrent qu’ils peuvent vivre très décemment et heureux sans électricité et sans viande. Alors qui va fixer le seuil de décence pour qui ?
En Inde, un hectare de terre permet de faire vivre une famille de paysans. En Europe, 100 hectares y suffisent parfois à peine. Théoriquement, 500m² pourraient suffire à nourrir une personne toute l’année. La question n’est donc pas "Combien produire de richesses ?", mais "Comment produire ces richesses ?".
Vous citez l’Afrique comme exemple de société frugale. Ce faisant, vous vous référez plus ou moins au cliché d’ éthiopiens affamé grattant avec désespoir un sol stérile. Il serait plus jusque de vous les représenter cultivant les champs de café d’une multinationale qui ont remplacé leurs cultures vivrières, en échange d’une aide alimentaire internationale.
Vous affirmez avoir identifié correctement le vrai défi posé à l’humanité. Ne craignez-vous pas d’être un peu présomptueux ? Sincèrement, vous êtes libres de penser ce que vous voulez, mais soyez bien conscient des présupposés idéologiques que vous faites et du contexte qui vous a fait les adopter. Ou cessez de taxer les autres d’idéologistes.
Cordialement
"...La notion de niveau de vie tolérable ou décent est extrêmement subjective ; pour certain, elle ne peut pas se concevoir sans 2 plats de viande par jour et un voyage en avion tous les ans. D’autres considèrent qu’ils peuvent vivre très décemment et heureux sans électricité et sans viande. Alors qui va fixer le seuil de décence pour qui ?
En Inde, un hectare de terre permet de faire vivre une famille de paysans. En Europe, 100 hectares y suffisent parfois à peine. Théoriquement, 500m² pourraient suffire à nourrir une personne toute l’année. La question n’est donc pas "Combien produire de richesses ?", mais "Comment produire ces richesses ?".
Vous citez l’Afrique comme exemple de société frugale. Ce faisant, vous vous référez plus ou moins au cliché d’ éthiopiens affamé grattant avec désespoir un sol stérile. Il serait plus jusque de vous les représenter cultivant les champs de café d’une multinationale qui ont remplacé leurs cultures vivrières, en échange d’une aide alimentaire internationale."
...J’entends bien : cette antienne ne m’est que trop familière. Mais vous !.. Car c’est de vous qu’il s’agit : quels mode et niveau de vie seriez-vous disposés à accepter, pour vous et les vôtres... parmi tous ceux, extrêmement enviables, que vous suggérez ou citez ? C’est ça qui intéresse nos lecteurs.
André Pellen
@ André Pellen
Il y a de quoi écrire de nombreux livres sur le sujet !
Je ne prétends pas donner l’exemple, ni imposer mes goûts au reste de la France, mais je suis enclin à un retour à la terre, à l’adoption d’outils low-tech au quotidien, et à l’utilisation au mieux des connaissances contemporaines pour contourner les plaies auxquelles ont pu être confrontés nos ancêtres ruraux.
Je suis plus généralement favorable à l’abandon de tous les moyens disponibles qui ont été acquis au pris d’une injustice vis-à-vis d’humains vivants, morts, ou à naître. Je vous laisse faire les comptes et voir ce que je suis prêt à changer dans mon mode de vie pour mieux vivre...
veuillez m’excuser d’avoir soulevé des questions dont vous connaissiez déja la réponse,
mais, le fait de vouloir profiter d’une énergie très présente dans ma région ne me semble pas être de la pure idéologie, mais bien une proposition très concrète. certaines communes (très peu nombreuses) ont déja fait ce choix dans mon département (pyrénées orientales)de l’éolien il y a une vingtaine d’années. Pourquoi leur nombre est-il si limité alors que nous avons du vent au moins 8 mois par ans ? et je ne vous parles même pas du soleil...
de plus, le fait de se poser la question de nos besoins (énergétiques ou autres) ne me semble pas être juste une idée de baba cool illuminé. alors je repose la question : avons nous besoin de consommer autant ? cette question me parait être des plus concrètes et j’ai le sentiment que bientôt nous serons tous ammenés à nous la poser, mais par la force des choses...
j’ai l’impression, de par l’exemple de ma région, que le choix de l’énergie nucléaire, lui, n’est que économique et financier, et n’a laissé aucune place à l’idéologie (il en faut tout de même un peu) et aux problèmes qu’il souleve à long terme et donc, il n’a laissé aucune place aux autres types d’énergie très présents à certains endroits.
je ne suis pas un idéaliste candide, je suis quelqu’un très ancré dans la réalité, et j’ai peur qu’un jour, cette réalité nous dépasse tout simplement.
cordialement
@Pellen
Merci pour votre article qui appuie là où ça fait mal : l’éolien est très cher et ne sert pratiquement à rien.
Par contre, je ne peux vous suivre quand vous rejetez en bloc la décroissance. Je suis comme vous, je n’aime pas ce mot de décroissance. Mais il y a décroissance et décroissance !
Ce qu’il faut absolument faire décroître, ce sont les gaspillages. Et c’est possible !
Par un effort constant, j’ai réduit ma consommation d’électricité de 34% et compte bien arriver à 50%. Nous consommions à deux environ 7000 kWh/an dans notre maison chauffée au fuel, (mais eau chaude électrique). Nous sommes descendus à 4400 kWh cette année et devrions arriver à 3500 quand toutes les mesures prises auront porté leurs fruits.
Il y a une part de sobriété (ne pas laisser les lumières allumées inutilement, ne pas gaspiller l’eau chaude), mais cette réduction résulte surtout d’une meilleure efficacité (frigo A+, surisolation du ballon d’eau chaude, neutralisation des veilles, ampoules basse conso, PC portable à la place d’un PC de bureau).
Economie annuelle : 385 Euros (3500 kWh à 0.11 Euros), pour un coût assez faible (Le frigo et l’ordi arrivaient en fin de vie) et sans perte de qualité de vie !
Si j’ai trouvé des gisements d’économie chez moi, on devrait en trouver chez tout le monde, surtout chez les employés d’EDF qui paient le kWh un prix dérisoire.
Je ne peux donc que rallier le manifeste de negawatt (http://www.negawatt.org) :
- Sobriété
- Efficacité
- Renouvelables
Les renouvelables (l’éolien) en dernier, une fois que les gains de sobriété et d’efficacité auront été faits !
Bien à vous
Cher Monsieur, Non seulement, on ne peut qu’être d’accord avec ce que vous exposez, mais ça n’est pas en contradiction avec ma conception d’une politique énergétique souhaitable pour notre pays. Aussi, à l’appui de mes dires, je ne peux que vous resservir ce que je répondais à un précédent intervenant :
"...Je crois que vous n’avez pas identifié correctement le vrai défi posé à l’humanité. Le vrai défi est celui de la diminution de l’intensité énergétique : considérant que la croissance est une exigence intangible - sauf à faire décroître sensiblement la population humaine - nous sommes condamnés à trouver le moyen de consommer toujours moins d’énergie par unité de PIB produite en toujours plus grand nombre. Vous voyez que problématique ne se trouve pas principalement du côté de la production énergétique, mais que la balle est surtout dans le camp de tous les process de la consommation..."
Bien cordialement,
André Pellen
Non, l’éolien ne doit s’affranchir ni de son coût d’installation, ni de sa production. Pour que l’éolien soit "crédible", il convient qu’il produise un maximum pour un coût aussi bas que possible. L’éolien ne constitue pas un choix idéologique qu’il suffirait de voir dans un symbolisme pur et dur, qui n’aurait finalement aucun sens. Faut-il admettre qu’il suffirait alors de voir tourner les éoliennes pour se rassurer . . . Il ne faut pas en faire de trop dans ce genre de déviance qui ne pourrait apporter à court terme que de nombreuses désillusions. Il faut savoir qu’un éolien digne de ce nom pourrait "PRODUIRE" 3 à 4 fois plus, voire 5 fois plus en utilisant des pales qui ne soient également que de surface symbolique. Si vous voulez en savoir plus, tél. au 09 53 21 26 68, ou par courriel "associationeolpro@free.fr". François Carré.
" il n’est pas bien difficile de deviner que la variable d’ajustement de la production de base française soit exclusivement la production nucléaire "
Sauf si l’éolien est exclusivement réservé aux régions venteuses ou aux bouts de lignes. Mais, l’idéal serait un éolien quasi privatif tel celui qui serait installé sur le toit des immeubles de banlieues voire, chez soi, bien que chez soi, l’éolien pourrait être attribué au pompage de l’eau que le photovoltaïque pourrait chauffer...
Oui, enfin pas le photovoltaïque, mais le solaire :)
à lisa sion qui a écrit : « l’idéal serait un éolien quasi privatif tel celui qui serait installé sur le toit des immeubles de banlieues »
oui, oui, l’idée est séduisante, mais pas neuve : le savant Alphonse Allais avait déjà proposé, vers 1902 dans Le Sourire, qu’on installe des éoliennes partout sur la tour Eiffel.
On se demande encore pourquoi sa proposition est restée sans écho…
Peut-être parce que la tour Eiffel se trouvait en plein Paris.
Une autre de ses propositions restées sans suite, était de récupérer l’énergie dépensée par le bras gauche des troupes en marche pendant les défilés.
Quel dommage que les idées d’un tel génie se soient heurtées au mur d’incompréhension de la société conservatrice et sans imagination qui faisait la pluie et le beau temps à cette époque.
Heureusement, vous arrivez à point nommé pour remédier à ce désordre.
Il serait effectivement utile que les tenants de la mouvance hulotienne suivent des stages de gestion des réseaux.
L’Eolien est économiquement aberrant, il est surtout techniquement totalement inopérant.
Les dérives de la "démocratie citoyenne" sont très inquiétantes. Pas étonnant quand on sait que "ces auto proclamés citoyens people" sont ignares des lois physiques de l’électricité.
Juste un petit avertissement :
A sortir ici de telles vérités aussi évidentes allant à l’encontre du courant bêlant vous allez vous faire copieusement insulter, mon ami.Les éco-citoyens vont vous tomber dessus à bras raccourcis pour ainsi ébrécher le dogme.....
Vous dites : "L’Eolien est économiquement aberrant, il est surtout techniquement totalement inopérant."
On peut même aller plus loin en affirmant que produire 500 TWh d’électricité par an en France relève de la science-fiction, si l’on veut respecter certaines contraintes environnementales, sociales, économiques et techniques.
le système financier actuel, que tout le monde a cautionné, a produit l’abérante situation que nous connaissons...pourtant, personne n’a remis en cause ce système et nous allons encore continuer a fonctionner avec.
ce que je veux dire c’est qu’on ne peut pas tous être spécialiste en énergie mais que l’on en est pas à une abération près. Et entre nous , celle-ci est bien moins dangereuse que certaines autres...
au lieu de piller les ressources naturelles des pays du sud de la mediterranée,il serait tellement plus simple d’installer ,chez eux, des centrales solaires :
soleil-vapeur-generatrice-electricité !!
le soleil est gratuit et non polluant pas comme le nucléaire avec enfouissement sauvage des dechets contre l’avis des autochtones(on en parle beaucoup moins que pour l’eolien)et dont les dix generations qui nous suivent devront s’en depatouiller !!!
le solaire et l’eolien sont des energies independantes qui permettent de se passer du monopole de l’etat et c’est surtout ça qui gène...
à TSS qui a dit : « le soleil est gratuit »
oui, le soleil est gratuit, mais c’est son exploitation qui coûte cher, jusqu’à dix fois le prix du nucléaire.
D’autre part, on ne sait pas recycler plus de 30 % d’une pile photovoltaïque, donc le solaire n’est pas exempt de toute pollution.
À la différence des autres industries, la production d’électricité par le nucléaire confine soigneusement tous ses produits, parler de pollution à son propos relève de la simple désinformation.
Il ne faut pas sous estimer l’impact social du prix de l’électricité.
Si le prix de l’électricité augmente, il s’ensuivra une hausse des produits, qui tous l’utilisent plus ou moins, et donc une baisse du pouvoir d’achat.
L’augmentation du prix de l’électricité fera augmenter également le nombre de ceux qui ou bien ne pourront plus l’utiliser, ou bien seront obligés de se priver d’autre chose pour en avoir.
Ce qui précède n’est en rien une condamnation de l’énergie solaire que j’ai eu l’occasion de voir utilisée à bon escient. Mais il ne faut pas faire croire qu’elle peut remplacer à la fois les fossiles et le nucléaire, même avec l’appui, toujours intermittent et imprévisible, de l’énergie éolienne ;
@l’écolo
D’un côté j’aurais tendance à être d’accord sur les points négatifs du solaire que vous citez, mais de l’autre, vous avez l’air de sous-estimer certains points négatifs du nucléaire :
Les déchets nucléaires : les accidents du Tricastin montrent qu’il suffit de gratter un peu sous la couche de com’ pour voir que la pollution est effective. Pourquoi parler de désinformation ?
La pollution nucléaire : elle ne concerne pas que les déchets, mais aussi en grande partie l’extraction de l’uranium, ainsi que la construction des centrales, le transport, etc. Qu’il n’y ait pas de malentendu : je ne prétends pas ici que c’est mieux ailleurs.
Le coût de l’électricité nucléaire : encore faudrait-il prendre en compte le coût de démantèlement des centrales nucléaires dans la facture EDF, mais celui-ci n’est pas connu. Le coût dépend aussi des effets de marché, et des grands écarts salariaux entre les pays de production et les pays consommateurs.
Voilà, je ne veux pas accabler l’électricité nucléaire, mais juste comparer ce qui est comparable. Je suis d’accord avec vous sur le fonds.
à sobriquet qui a écrit : « Les déchets nucléaires : les accidents du Tricastin montrent qu’il suffit de gratter un peu sous la couche de com’ pour voir que la pollution est effective. Pourquoi parler de désinformation ? »
La désinformation, dans le cas précis du Tricastin que vous évoquez, se trouve sur plusieurs plans, ne serait-ce qu’en ne signalant pas que le niveau de radioactivité de la nappe phréatique se trouve en dessous de celui d’eaux en bouteille qui se vendent, for cher pour de l’eau, en magasin.
Je me souviens d’un politicien célèbre du parti Les Verts qui déclarait un jour que toute chose irradiée une seule fois et même faiblement devrait être considérée comme un « déchet nucléaire » et traitée comme tel. Et pourtant, bien qu’il soit connu que tout être vivant est constamment irradié et contaminé par tout ce qu’il ingère, inhale ou touche et que, par surcroît, il est aussi irradiant, cette digne personne ne s’est pas précipitée dans une poubelle adéquate et continue de pérorer à tort et à travers sur son sujet de prédilection.
Le coût du démantèlement, nous le payons, par avance, dans notre facture d’électricité.
Stricto sensu le coût du démantèlement n’est pas connu, dans le sens où il est impossible de connaître avec certitude le coût d’un chantier avant l’achèvement des travaux. Mais, comme pour tout chantier, des estimations et des provisions sont effectuées et ajustées au fil du temps.
L’exploitation de l’énergie nucléaire n’est pas arrivée au point de perfection. Mais, en l’état, c’est ce qui permet d’obtenir, actuellement, une énergie propre, fiable, abondante et peu chère.
Pour en revenir à l’éolien, ses gros handicaps sont ses coûts, sa production aléatoire et insuffisante à la fois pour subvenir aux besoins d’une civilisation industrielle.
Il faut utiliser l’éolien, comme toute source d’énergie, à bon escient, c’est-à-dire en tenant compte de ses avantages et aussi de ses inconvénients.
J’ai toujours traité les militants anti nucléaires bas du front par le mépris. Je vais adopter la sage même habitude pour les militants anti éolien pro nucléaire bas du front.
Zalka
À Zalka qui a écrit : « J’ai toujours traité les militants anti nucléaires bas du front par le mépris. Je vais adopter la sage même habitude pour les militants anti éolien pro nucléaire bas du front. »
Pour autant que j’en aie pu juger, il n’y a pas ici de personnes qui méritent d’être qualifiées « anti éolien », mais seulement des gens qui demandent qu’on donne à chaque source d’énergie la place qui lui revient en tenant compte aussi bien de ses qualités que des inconvénients qu’elle présente, et qu’aucune source d’énergie ne soit favorisée, ni exclue, a priori sous des prétextes idéologiques ou politiques.
Un peu d’espoir ou de réflexion pour apporter des solutions, par exemple http://www.techno-science.net/?ongl...
ou le solaire photovoltaïque organique.
Je suis tout à fait de votre avis (implicite) que la science n’est pas l’ennemie du beau, du sensible, de tout ce qui palpite ici-bas, en un mot de notre environnement naturel, qu’au contraire elle représente désormais l’unique salut de l’Humanité. Mais, la prégnante question sociale, qui se pose aujourd’hui, c’est "combien de KWh, pour combien de personnes, dans combien de temps ?"
L’auteur, André Pellen
M. Pellen
Tout d’abord, merci d’intervenir sur ce sujet qui pourrit la vie de beaucoup de français actuellement.
Je vous ai mis sur le site de la FED pour que chacun des adhérents de cette association comprennent les raisons techniques de la non justification de cette source de production.
Cependant, quelques questions me posent soucis !
1) La loi impose une marge de sécurité de 1500MW en cas de problème sur un groupe (ilotage ou autre). Je parle du réseau 400KV. Comment est calculée cette marge ? doit-elle ce justifier à n’importe quel endroit du réseau ?
2) Lors de l’attribution de permis de construire de ZDE dans un département, on pourra avoir plusieurs GW d’éoliennes (cas du Languedoc et plus précisément de l’Hérault ou l’Aude), dans le cas d’arrêt des éoliennes par trop de vent (c’est souvent le cas), cette marge de sécurité sera t’elle respectée ? ou doit-on allé au délestage pour assurer la sécurité du réseau ?
3) La majorité des éoliennes actuelles sont sur le réseau MT. Les ZDE doivent se construire sur le réseau HTB. Quelle sera le temps de réalimentation des abonnés depuis les centrales du réseau 400Kv sur arrêt quasi simultané des éoliennes (donc après délestage en considérant la puissance éolienne installée à environ 4 GW au niveau d’un département) ? Quel est le temps de réaccelération (relestage) depuis ce réseau ?
4) Comment se comporte les sécurités si une partie du réseau sur lequel se trouvent des éoliennes est isolé et que celles ci continuent à produire (ce qui n’est normalement pas possible mais…). Existe-t-il des sécurités « fréquence » au niveau de la distribution ?
5) Les promoteurs éoliens nous rabâchent que les champs venteux étant décorrélés, si on perd les éoliennes du sud de la France, celles du nord fonctionnent et que par conséquent, l’alimentation éolienne est maintenue ...
Un électron, lorsqu’il est produit dans un alternateur, doit parcourir au maximum combien de Km pour rester « rentable » ?
D’avance, merci pour vos réponses.
Votre article reflète l’exacte vérité, et vous aidez les citoyens à en prendre conscience, l’électricité éolienne n’est pas une bonne solution, ce n’est même pas une solution du tout. Pas assez de vent, tout s’arrête, trop de vent tout s’arrête aussi, et même en imaginant un réseau éolien à l’échelle continentale (à plus forte raison à l’échelle nationale), le régime des vents sur l’Europe est à la fois bien trop irrégulier et bien trop homogène, l’anticyclone "des Açores" ayant une fâcheuse tendance à s’éterniser au dessus de nous de l’Atlantique à l’Oural... Je voudrais préciser que s’il ne tenait qu’à l’EDF, les expériences éoliennes seraient des plus réduites, et c’est bien l’Etat Français qui impose une politique de diversification, et c’est bien l’Etat qui a fixé le prix auquel l’EDF est contrainte d’acheter les kilowatts/heure d’origine éolienne (un prix très au dessus de ce que coûtent les KWH issus d’autres sources d’énergie). D’autre part, les éoliennes s’avèrent très perturbantes pour l’environnement et singulièrement les oiseaux et chauves-souris... je ne dis pas que ça et là on ne puisse avoir quelques éoliennes, mais leur multiplication serait sûrement une calamité. Il est évident que pour de nombreuses années encore, les citoyens, les collectivités et les entreprises doivent se préparer à faire un très gros effort dans le sens des ECONOMIES D’ENERGIE, et ce jusqu’au jour assez éloigné où nous maitriseront la fusion. Je vous suggère d’ailleurs d’écrire prochainement un article sur ce sujet. Merci et salutations.
Et c’est reparti pour le lobby pro-nucléaire !
Pas un jour, désormais, sans qu’un des petits télégraphistes d’Areva ne vienne faire la promotion et la pub du nucléaire ; une énergie, comme on ne le sait pas assez ; propre, sans déchets, dans problème d’extraction de l’uranium (allez en parler au Niger), sans problème de sécurité des centrales, sans problème de stockage des déchets ; bref, le paradis arevien ....
On se répète, mais il faut vraiment qu’Areva ait senti le vent du boulet suite aux diverses fuites et pollutions récentes de Tricastin, pour lancer, comme ça, tous ses petits lobbyistes sur tous les médias.
Eolien pas bien, solaire trop cher ; irradions de bonheur avec le nucléaire... Et fêtons ensemble le "Public eye global award" accordé à Areva : http://leplancherdesvaches.net/2008...
:-)
Tiens ; à propos....l’info est toute fraiche ...
ISERE Une usine évacuée après la détection de colis radioactifs http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
Le stockage de l’énergie (grâce à des bassins hydrauliques par exemple) ne permet-il pas de s’affranchir des problèmes liés à la production éolienne ?
En France, le réseau électrique est dit “bouclé” ou “maillé”, selon les terminologies (schématiquement, un vaste bassin dans lequel débitent tous les producteurs et dans lequel puisent tous les consommateurs). Une caractéristique capitale qui m’amène à affirmer que, chez nous, tous les instruments de production, constamment couplés électriquement, se secourent déjà les uns les autres au travers du réglage secondaire “fréquence-puissance”, principalement. En termes d’aptitudes technologiques, l’éolien est le plus secouru de tous et l’hydraulique de barrage le plus “secourant” de tous, qui peut mobiliser dans ledit réglage jusqu’à 25 % de sa puissance nominale en quelques minutes. Sur le plan de la sécurité immédiate du réseau – conférée par le réglage primaire – l’hydraulique de barrage est encore plus performant.
Pour répondre très clairement à votre question, dans notre pays, le seul couplage éolien-hydraulique, qui ne souffrirait aucune contestation, serait un couplage exclusif de cet éolien avec des STEP (stations de transfert d’énergie par pompage) dédiés. Car, il faut savoir qu’un tel couplage existe déjà, dans notre pays, mais pour l’ensemble de sa production électrique, notamment d’origine nucléaire, en heures creuses.
Dans l’hypothèse évoquée, outre qu’on ne peut pas construire indéfiniment des STEP dans notre pays (pour les réserver exclusivement à l’éolien !), il subsisterait plus que jamais l’énorme problème de l’acceptabilité économique et environnementale d’un éolien qui se verrait tout-à-coup décerné un brevet de légitimité et d’aptitude technique. Songez, en effet, aux longueurs de réseaux "Haute Tension", induites par l’explosion d’un programme éolien plébiscité par une population que les médias ne manqueraient pas d’achever de circonvenir.
L’auteur, André Pellen
oui mais si on imagine deux minutes que Metéo France prévois à 8 jours les baisses et hausses de température , les régimes de vent . les modèles deviennent de plus en plus fin , voir les sites comme windguru pour ne citer que celui là .
ensuite leurs bases de données leurs offrent des possibilitées de recoupement dans le temps . pour distinguer l’offre industrielle et privée .
faisons leur confiance .
les accidents sont rares . heureusement .
et l’avènement des nouveaux compteurs qui renvoient des infos . des réseaux qui pourraient renvoyer les informations .
votre vision semble déjà dater !
@ L’auteur
Votre schéma fonctionne si les "tuyaux" sont correctement dimensionnés ! Il semble que RTE parle plus de saturation du réseau que de capacité d’accueil confortable ! Que la régulation fonctionne correctement, je n’en doute pas, mais quid des temps de réaction ?
C’est la raison pour laquelle j’ai posé plus haut des questions pour lesquelles j’aimerais avoir votre avis.
Si vous avez travaillé à la centrale de Martigues, à celle d’Aramon ou de Marcoule (?), fait des stages à Bugey, au milieu des années 80, je crois vous reconnaître... vous êtes même venus chez moi, à Cruas ! Cela dit, je crains que ma réponse à toutes vos questions ne soit longue... et incomplète, car je suis en retraite depuis assez longtemps déjà. Tout d’abord, un parc éolien actuel de 2,5 GW, qui n’en maintient en permanence que 0,5 à 0,6 sur le réseau n’est pas encore de nature à poser des problèmes de "tuyaux" à RTE ; beaucoup s’en faut. En revanche, il est indéniable que, à terme, un parc éolien pléthorique finira inéluctablement par poser se genre de problème, jusqu’à le rendre quasi-insoluble, comme en Allemagne ou au Danemark.
Les 1500 MW de sécurité, maintenant, sont-ils requis en tout point du réseau ? J’ai tendance à dire que la question ne se pose pas vraiment comme ça, en tout cas pour l’instant, en présence d’une puissance éolienne négligeable. Car, le réseau national de 400 kv est quasi-solidaire, sauf, peut-être en PACA et en Bretagne extrême. En tout cas, pour ce qui concerne sa mise en oeuvre, je peux dire ceci : À 16 heures du jour j-1, la pertinence des outils prévisionnels de RTE, pour la gestion de l’équilibre « production-consommation » du lendemain, n’est pas infailliblement assurée. C’est pourquoi non seulement EDF et les autres opérateurs se doivent contractuellement de mettre à disposition du CNES trois types de réserves : primaire, secondaire et tertiaire (réserve tournante). Mais les uns et les autres tiennent à disposition du gestionnaire une offre commerciale supplémentaire destinée à « l’ajustement ». Ce sont des réserves contractuelles
Ces réserves contractuelles se déclinent ainsi : une réserve de 1500 MW disponible dans les 15 ou 30 minutes, une seconde réserve rassemblant toutes les possibilités de production complémentaires du parc, et une troisième - exceptionnelle - seulement sollicitable en situation de dégradation avancée du réseau (tempêtes de 1999). On aura compris que, dans cette dernière situation, non seulement la totalité des moyens opérationnels de production du parc national est appelée sur le réseau, mais bien d’autres moyens, plus ou moins obsolètes, peuvent être requis, quels que soient les motifs de leur indisponibilité opérationnelle ou leurs délais de démarrage.
Quant aux éoliennes raccordées au réseau de distribution, elles ne semblent pas représenter plus du quart de la puissance installée. Mais on peut être assurés qu’elles posent au gestionnaires de ces réseaux des problèmes techniques qui leur font arracher les cheveux. À ma connaissance, il n’existe pas de régulation de fréquence sur les réseaux MT-BT, régulation que, seuls, les générateurs peuvent fournir et dont les éoliennes sont dépourvues. En revanche, ce que je sais, c’est que ces dernières se dérobent du réseau, sans crier gare, sur des creux de tension tout à fait ordinaires ! Au point qu’un système complexe de contrôle-commande a dû être mis au point pour contraindre les aérogénérateurs à ne se retirer que graduellement du réseau...
Enfin, le lissage de l’aérologie, et donc de l’énergie éolienne, au plan national. Croyez bien que, sur ce plan, les "éophiles" prennent leurs rêves pour la réalité. En France, les gisement aérologiques authentiques sont au nombre de 3 : Languedoc-Roussillon, moyenne et basse vallée du Rhône, ouest-cotentin des côtes de la Manche. Tout le reste, c’est de la foutaise : l’échec retentissant du site de Bouin, dans les charentes, est là pour le prouver. Si nous devions avoir, sur notre sol, jusqu’à 20 GW de puissance éolienne - ce qu’à Dieu ne plaise ! - on donne RV, dans 10 ans, à tous ceux qui se seront rendus coupable de cette forfaiture nationale : pour le coup, ils auront tout le loisir d’observer - et de contrôler à leurs dépens ! - les problèmes de tuyau dont vous parlez.
André Pellen
Bonjour André
Merci pour vos réponses.
Concernant ma venue à Cruas, ce n’est pas moi... J’ai effectivement travaillé pour SPX mais aux Renardières (GES) et à Chatou ou j’ai réalisé les robotisations de 2 unités de purification Sodium (l’une pour la boucle d’essais en tenue, grandeur réelle, des échangeurs primaire et secondaire, l’autre pour les essais de bouchage par les hydrures de Sodium, des barres de combustibles au niveau de leur supports). Donc je ne suis ni un spécialiste du nucléaire ni un spécialiste du Réseau. (Si elles n’ont pas été mises à la poubelle, vous devriez lire en bibliographie EDF, le résultat de mes travaux, conjoint avec R. Aussangé d’EDF).
Pour répondre à Jovial, de toute façon, une centrale nucléaire EPR peut très bien faire du suivi de charge pour les éoliennes, pas besoin de bassins hydrauliques qui saccagent le paysage naturel (d’ailleurs, on est en France au taquet pour ce qui exploitation hydraulique ce qui fait qu’on est parmi les premiers en matière de renouvelable, l’Allemagne par exemple, qui se fait passer pour plus vert que vert ne nous arrive même pas à la cheville sur ce plan).
Seulement, construire des éoliennes + des capacités de backup de même puissance (car la production éolienne même lissée sur tout le pays, peut tomber à zéro pendant plusieurs jours, il n’y qu’à voir la courbe de production éolienne annuelle de l’Allemagne), c’est construire une double infrastructure, avec ce que ça implique en coût d’investissement, de foncier, de fonctionnement, d’impact sur le territoire. Ca revient à construire une maison secondaire au Sud de l’Espagne sous prétexte d’y aller en hiver pour économiser le chauffage. C’est bien mais c’est à éviter quand on est fauché comme le blé mûr.
L’éolien, c’est de l’impôt aux pauvres pour donner aux (quelques) riches. S’il était si bien que ça, le business privé aurait saisi l’occasion de se faire de l’argent avec sans les aides massives de l’Etat.
par miniTAX (IP:xxx.x0.27.176) le 8 octobre 2008 � 17H38 de toute façon, une centrale nucléaire EPR peut très bien faire du suivi de charge pour les éoliennes, pas besoin de bassins hydrauliques qui saccagent le paysage naturel
C’est vrai que les centrales nucléaires, elles, ne saccagent pas le paysage naturel : on pourrait même dire qu’elles l’embellissent... Non ? http://matthieulasvenes.files.wordp... :-)
Le monde a investit 150 milliards de $ en 2007 pour les énergies renouvelables (combien déjà pour le nucléaire ?...) l’angleterre prévoit que 35 à 40% de son électricité en 2020 viendra de sources vertes (pas mal d’éolien), les allemands ont fait beaucoup d’éolien et ont encore de grands projets, et le DoE aux USA a déclaré que l’éolien pourrait fournir 20% de l’électricité US en 2030 sans problème. Ne parlons pas des Danois. Récemment l’IEA déclarait que l’éolien pourrait fournir au monde 5000 TWh/an en 2050 (17% de la production électrique mondiale dans leur scénario). Si l’éolien est la foutaise que vous semblez décrire, tous ces gens ne semblent pas au courant. Je vous laisse le leur dire...
J’aimerai bien qu’on me montre où est-ce que vous avez pu trouver que Hulot exige toujours plus d’éoliennes ?
Le contenu de son pacte est un peux mieux pensé que le discours de greenpeace à se que j’ai pu lire.
NH à eu la présence d’esprit de s’entourer de personnes compétentes pour écrire son pacte, on est très loin des beuglement des écologistes religieux.
Encore des gens qui critiquent sans avoir lu ...
Il y a ce qu’il a écrit, certes, qui porte la marque évidente de la pression consensuelle de certains de ses collaborateurs comme Jean-Marc Jancovici - opposant notoire à l’éolien industriel -, mais il y a aussi et surtout ce qu’il dit ou laisse sous-entendre lors de ses nombreuses interviewes. De toute façon, Nicolas Hulot n’a rien a exiger du Parlement : c’est déjà un déni de démocratie qu’il soit parvenu à circonvenir le gouvernement à l’aide ses faux-nez associatifs, car il n’a ni légitimité démocratique, ni légitimité scientifique.
André Pellen
a @l’ecolo de 14 h
je parle de centrale solaire et non de photovoltaïque,ce ne sont que des miroirs qui concentrent(type odeillo).
il en existe une,actuellement,dans le sud de l’espagne qui fonctionne parfaitement !!
quand à ceux qui arguent de la pollution des eoliennes que pensent ils des tours de refroidissement d’une centrale ?
que pensent ils des rouleaux de barbelés de 4 m de haut avec chemin de ronde (type avoine) ?
que pensent ils des avaries permanentes de centrales qui ne devraient plus fonctionner, dont la durée de vie a ete prolongée arbitrairement,la gravité de ces avaries etant systematiquement minorée ?
je pense que leur perception de la pollution et pour le moins ideologique !!
à TSS qui a écrit : « je parle de centrale solaire et non de photovoltaïque,ce ne sont que des miroirs qui concentrent(type odeillo). il en existe une,actuellement,dans le sud de l’espagne qui fonctionne parfaitement !! »
Bien sût que ce type de centrale fonctionne et qu’il ne faut pas s’en priver.
Il faut quand même se rendre compte que :
> ce fonctionnement est soumis aux caprices de la météorologie, ce qui le rend peu fonctionnel dans bien des régions.
> la production est faible par rapport aux besoins d’une civilisation industrielle
> les coûts réels, en Espagne, ne sont pas connus car l’État subventionne
Ce type de production, bien qu’il possède des qualités évidentes, ne peut pas à lui seul produire tout ce dont notre société à besoin.
Il est indispensable de pouvoir compter sur une base fournissant une électricité abondante, peu chère et sans à-coups, ce que seules les énergies provenant des fossiles ou du nucléaire peuvent assurer.
Nous sommes obligés de diversifier le plus possible nos sources d’énergie, tout en évitant les plus polluantes (comme charbon, gaz dit « naturel », pétrole, lignite) et celles qui se substituent à l’agriculture alimentaire (la vogue des agro-carburants, appelés malencontreusement « biocarburants » est heureusement en régression).
Il serait aberrant de privilégier ou d’exclure certaines sources d’énergie sur des critères idéologiques, politiques ou religieux.
Évidemment, en plus du « bouquet d’énergies » dont nous avons besoin, il faut ajouter la nécessité d’économiser les énergies autant que cela est raisonnablement possible.
à TSS qui a écrit : « quand à ceux qui arguent de la pollution des eoliennes que pensent ils des tours de refroidissement d’une centrale ? »
Les tours de refroidissement des centrales ne sont pas à considérer comme des œuvres d’art que tout le monde se doit d’admirer, cependant, il faut bien admettre que, à production effective égale, elles occupent énormément moins de paysage et de surface que les éoliennes.
Vous me faites penser que c’est un bon point écologique en faveur des centrales nucléaires auquel on fait bien rarement référence.
Sait-on qu’il faut 100 tonnes de béton en sous-sol pour tenir une éolienne ?
à TSS qui a écrit : « que pensent ils des rouleaux de barbelés de 4 m de haut avec chemin de ronde (type avoine) ? »
que si certains anti-nucléaires n’avaient pas un comportement aussi agressif et dangereux, ils n’auraient pas été installés
à TSS qui a écrit : « que pensent ils des avaries permanentes de centrales qui ne devraient plus fonctionner, dont la durée de vie a ete prolongée arbitrairement,la gravité de ces avaries etant systematiquement minorée ? »
Il se produit des incidents dans toutes les usines et dans toutes les industries. Il faut noter que les conséquences des incidents qui se produisent dans les centrales françaises sont remarquablement bénignes.
Les centrales nucléaires sont soumises à l’inspection d’organismes indépendants et d’organismes internationaux (Aiea qui dépend de l’Onu). Il n’y a pas de « durée de vie » d’une centrale nucléaire. Il y a un temps au bout duquel son fonctionnement est systématiquement mis en cause.
Lorsque ce temps arrive, l’autorisation de continuer l’exploitation n’est délivrée que si aucune anomalie n’est relevée.
Il n’y a aucun arbitraire possible sous la multiple surveillance d’organisations indépendantes françaises et internationales.
à TSS qui a écrit : « je pense que leur perception de la pollution et pour le moins ideologique !! »
eh bien, non !
la perception de la pollution est quelque chose tout à fait technique.
Il se trouve seulement que les plus acharnés parmi les groupuscules anti-nucléaires, même ceux qui prétendent savoir tout contrôler, n’ont jamais pu mettre en évidence une pollution dangereuse provenant d’une centrale nucléaire.
Des suppositions, des accusations vagues, des assertions non prouvées, cela ne manque pas. Mais de preuves scientifiques, point.
@ Ecolo
Avec 100 tonnes de béton vous êtes loin du compte. Pour les 2MW c’est plutôt 300m3 soit 600 tonnes de béton qui sont installés pour ....l’éternité et les générations futures.. @+
@ l’écolo
Quand vous dites "Il serait aberrant de privilégier ou d’exclure certaines sources d’énergie sur des critères idéologiques, politiques ou religieux.", vous n’avez pas peur d’aller un peu loin ?
Si les critères techniques sont souvent les premiers à prendre en compte, on ne peut pas faire l’impasse sur des critères plus idéologiques. Pas forcément en employant des "idéologues", mais simplement en se référant à des consensus ou à des lois aux fondements idéologiques.
L’esclavage serait un moyen de production intéressant si la loi ne l’interdisait pas. Des guerres ont été déclenchées sur la base de froids calculs de coûts et de rentabilité ; devrait-on ignorer les idéologistes anti-guerre au nom de l’efficacité technique ?
Une partie des arguments anti-nucléaires ont une base idéologique ou politique ; doit-on les ignorer parce qu’ils ne relèvent pas du domaine technique ? D’ailleurs, affirmer qu’il est nécessaire de produire 500 Twh d’électricité par an pour la France, ne repose-t-il pas sur un postulat politique ?
à Sobriquet qui a m’écrit : « Quand vous dites "Il serait aberrant de privilégier ou d’exclure certaines sources d’énergie sur des critères idéologiques, politiques ou religieux.", vous n’avez pas peur d’aller un peu loin ? »
Pas du tout.
Vous prenez les exemples les plus extrêmes, et ils m’intéressent parce qu’ils viennent à l’appui de ce que j’essaie de faire comprendre.
L’esclavage et la guerre nuisent aux humains, c’est facile à démontrer, et, au moins pour cela, ils ne peuvent pas être des sources d’énergie exploitables. Il n’y a aucune idéologie là-dedans, seulement le constat de dégâts causés aux populations (1).
Les anti-nucléaires, pour amener les populations à rejeter le nucléaire, font croire à des catastrophes impossibles, parce que leur point de vue est strictement idéologique et politique et qu’il ne repose pas sur des données scientifiques.
Dernièrement encore, à propos des incidents du Tricastin, les anti-nucléaires ont trouvé à propos de raviver le souvenir de Tchernobyl. Or, que la catastrophe de Tchernobyl puisse se produire en France est absolument impossible puisque il ne s’y trouve aucun réacteur Rbmk (2). C’est ce qui m’amène à dire que l’anti-nucléarisme n’est qu’une idéologie et qu’une idéologie ne doit pas être prise en compte pour décider du choix d’une énergie.
1.- je laisse volontairement de côté les considérations morales et autres qui ne concernent pas l’énergie,
2.- l’exploitation d’un Rbmk en est une condition essentielle, quoi que pas forcément suffisante ; en France, un accident de la même gravité technique peut éventuellement se produire (bien qu’il soit improbable, il serait dangereux de croire l’événement impossible) mais, comme à Three Mile Island, les conséquences pour les travailleurs, la population et l’environnement en seraient négligeables.
P.S. : désolé de répondre si tardivement, mais je n’étais pas disponible
L’énergie du vent est très aléatoire car tributaire de la météorologie. Les éoliennes en récupèrent très aléatoirement à coût très élevé une toute petite partie et ce de facon asynchrone et très inégale...
La probabilité pour que cette énergie soit maximale au moment ou tous les récepteurs d’énergie (utilisateurs industriels, ménages, etc..) connectés au moment où ils en ont besoin est minimale. Avec l’éolien, Cette proba ne peut pas etre corrélée avec le besoin... Le TGV de la SNCF, quant à lui, roule en horaires prévisibles face à une fourniture d’énergie qui serait alors imprévisible.... Imaginons un RER arrêté dans un tunnel avec des centaines de pax attendant que le vent se remettre à souffler du côté de Quimper parce que l’anticyclone des Açores vient de remonter pour 3 semaines ?
Et que dire de la compensation d’énergie réactive de ces générateurs éoliens ? C’est techniquement "indémerdable" !
Cette génération éolienne, vis à vis des utilisateurs connectables, procède du même modèle que pour la capacité optimale du central téléphonique. Central qui doit être en théorie capable de servir tous ses récepteurs sans perte d’information pour toutes les sollicitations d’appel en entrée sans en laisser un seul de coté...
Les partisans de l’éolien, agissent d’une façon dogmatique vis à vis de ce moyen de transformation de l’énergie naturelle et ne se rendent pas bien compte qu’en fait elle sera incapable par nature (car aléatoire) de satisfaire aux besoins d’énergie d’une société aux besoins linéaires et prédictifs en majeure partie.
C’est aussi le même problème que celui de la navigation à voile par rapport à cette utilisant l’énergie mécanique ! Le capitaine du bateau préfère tracer sa route d’une facon sure en évitant tous les aléa de navigation pour arriver à bon port !... A la voile, ce n’est pas sur du tout !
Pour moi, la génération nucléaire bien maitrisée est actuellement la meilleure. J’en suis persuadé depuis très longtemps ! Et en plus c’est une énergie naturelle car elle procède de la Nature elle-même. Et au lieu de perdre son temps avec des conneries d’écolo, on ferait bien mieux de travailler à fond sur la fusion en remettant en état les installation de Granat, cela éviderait aux Laboratoires Sandia de débaucher nos physiciens... Et cet aspect est honteux.
Décidément nos politiques sont des "poëtes" !
L’éolien, le solaire et le micro-hydraulique sont tellement utopique que certains autonomistes arrivent à subvenir à leur besoin en étant totalement déconnecté du réseau EDF. Ce qui déplaît fortement à nos hommes politiques car un homme libre est un homme incontrôlable, sur lequel on a pas de moyen de pression. C’est aussi la raison de l’interdiction d’éolienne de moyenne taille, qui montrerai très rapidement la possibilité de se rendre autonome sans faire d’effort de décroissance. C’est pas compliqué, il suffit de chercher les restrictions/limitations dans tous les textes récents pour repérer les anguilles sous roche.
Le texte ne fourni pas d’explication, mais des affirmations, des embrouilles et des jeux de mots. Connaissant de l’intérieur l’industrie nucléaire civile, j’attends impatiemment le premier gros dérapage (p-e tricastin dans qq jours d’ailleurs ...).
à Atlantis qui a écrit : « Connaissant de l’intérieur l’industrie nucléaire civile, j’attends impatiemment le premier gros dérapage (p-e tricastin dans qq jours d’ailleurs ...) » :
Je trouve que le fait de se réjouir de la possibilité d’un accident qui pourrait mettre des vies en danger, afin de l’exploiter à des fins de propagande, a quelque chose de particulièrement ignoble.
Je suis également attristé, mais pas particulièrement étonné, qu’aucun des nombreux anti-nucléaires qui participent à ce forum, ou seulement le lisent, n’aient manifesté le dégoût qu’ils auraient normalement dû éprouver à la lecture de votre déclaration.
article remarquable mais mais mais serez vous entendu.....les parlementaires sont laches et se disputent les voix ecolo.....et chez les ecolos il y a tellement tellement d’illuminés irréalistes incompétents et grandes gueules...
merci pour cet article tout ce que vous soutenez est vrai.....
Des millions de batteries de voitures électriques (EV ou PHEV) en charge pendant les heures de pic de production éolienne permettent de stocker l’énergie. En période de pic de consommation, les batteries chargées d’énergie d’origine éolienne peuvent injecter de l’électricité sur le réseau (concept V2G, Vehicule to Grid) et en heure creuse de consommation, par exemple la nuit, les batteries se chargent. Le groupe danois DONG Energy concrétise actuellement ce concept en partenariat avec le groupe israelo-californien BetterPlace. Le Danemark produit 20% de son électricité à partir de l’éolien, une production décentralisée sur tout le pays, une technologie qui ne produit aucun déchet. Le rendement de "la prise à la roue" d’un véhicule électrique est de 86%, contre 20% pour un moteur thermique (essence, agrocarburant, etc.).
L’éolien offre donc clairement à l’Europe la possibilité de réduire à la fois sa dépendance petrolière (dont la facture est lourde) et ses émissions de gaz à effet de serre dans les transports.
L’énergie éolienne peut être également stockée en recourant au pompage/turbinage (Station de Transfert d’Energie par Pompage, STEP, rendement : 70%), ceci permettant un lissage de la production. D’après l’association très pro-nucléaire Sauvons le Climat (elle devrait vraiment s’appeler "Sauvons le nucléaire", cela serait plus clair !) : "Depuis 1990, EDF exploite quatre STEP avec une puissance globale de 4 GW. Des plans existent depuis des années pour en créer quatre autres soit encore 4 GW ; de plus, les sites repérés permettraient d’ajouter encore au moins 4 GW portant de quatre à 12 GW la puissance des STEP." (Source, page 18) - Ces 12 GW de STEP peuvent être alimentées par 40 GW d’énergies renouvelables (mix énergie éolienne, énergie solaire et énergie des vagues), ce qui permettrait une baisse de la puissance nucléaire installée en France de 63 à 51GW (élimination progressive des centrales arrivant en fin de vie).
La connexion des fermes éoliennes via un réseau HVDC (3% de perte pour 1000km de transfert) permet d’assurer une génération électrique en base (Voir par exemple cette étude de l’Université de Stanford). Il y a en effet toujours du vent quelque part en Europe.
- L’éolien est complémentaire aux autres énergies renouvelables. Par exemple, en Europe, il y a beaucoup de vent mais peu de soleil l’hiver, l’inverse en été (idem en Afrique du nord).
Le potentiel mondial de l’éolien est de 72 TW (Source : C. L. Archer and M. Z. Jacobson J. Geophys. Res. 110, D12110 ; 2005). La production électrique mondiale en 2007 : 18000 TWh (ce qui correspond à 40% de l’énergie totale consommée dans le monde), ce qui correspond à une puissance de 2 TW avec un facteur de capacité de 100%, soit 6 TW avec un CF de 33%.
L’impact surfacique des éoliennes est nul : il est possible de cultiver au niveau des fermes éoliennes.
Le temps de retour énergétique de l’éolien est de 6 mois. L’éolien est une énergie très propre.
L’énergie éolienne est une énergie renouvelable, vraiment durable.
En Europe, et en France, nous avons besoin de l’éolien pour construire une économie durable
Le crédo de l’ADEME récité mécaniquement, qui ne repose sur aucune réalité technique vérifiable, voire vraisemblable, en matière de gestion centralisée de l’énergie électrique. Je n’en veux pour preuve que ce cher Danemark, parangon de l’idéal éolien que vous avez sans cesse à la bouche, qui s’est récemment résolu, la mort dans l’âme, à supprimer tout subventionnement à l’éolien terrestre. Résultat : là-bas, on ne construit quasiment plus aucune éolienne terrestre. Vous allez, sans doute, expliquer pourquoi à nos lecteurs.
Comme vous allez leur expliquer comment le couplage des éoliennes danoises avec les STEP norvégiennes est un marché de dupes, pour les Danois, consistant à recycler l’énergie hydroélectrique norvégienne de base (c’est-à-dire pas chère) - remplacée le plus clair du temps par l’éolien danois - en une énergie hydroélectrique norvégienne de pointe, très chère, exclusivement refilée à ces même Danois, à des moments où ils ne peuvent s’en passer !
Au risque de vous surprendre, je ne suis pas contre une gestion décentralisée de l’énergie électrique, permettant à chacun ou à tel groupe de "chacuns" de TENTER de s’auto-suffire avec son éolienne couplée à sa STEP et avec son champ de panneaux photovoltaïques. Mais, à une seule condition : que tous ces chacuns prennent leurs responsabilités, notamment financières, et ne cherchent pas à en imposer la dilution à la collectivité.
André Pellen
"Le Danemark produit 20% de son électricité à partir de l’éolien, une production décentralisée sur tout le pays, une technologie qui ne produit aucun déchet"
Regardez la production de CO2 par habitant avant de mettre en avant un pays comme le Danemark.
Danemark : 8,9t par hab par an
France : 6,2t par hab par an.
Je pense que chacun devrait avoir en tête ces chiffres.
Manifestement, vous maitrisez le sujet...
A quels couts estimez vous vos solutions ?
Comme tous les prophètes, vous sélectionnez soigneusement les chiffres qui servent votre prêche. Mais, cher Monsieur, il n’est question ici que d’électricité ! Et, en la matière, j’ai d’autres chiffres à votre service, que vous aurez beaucoup de mal à contester :
La production d’un kWh électrique entraîne, en France, l’émission d’environ 78 grammes de CO2, 620 g aux Pays Bas, 670 g en Allemagne et... 870 g au Danemark !
Le protocole de Kyoto ? Il faisait obligation au Danemark de réduire de 21 % sa production globale de CO2. Eh bien, de 1990 à 2005, ce pays n’est parvenu à la réduire que de 7,2 %... Dans le même temps, la France se voyait assigner une réduction de l’ordre de 0 % et a réussi une diminution de 1,9 % !
Mes sources ? L’AFP, le 10/10/2008 à 12h22...
Alors faudra nous expliquer comment fait ce pays si vertueux pour polluer à ce point notre belle Europe. Probablement une contre-performance sans lendemain...
André Pellen
La réponse la plus exhaustive,néanmoins incomplète, que je puisse donner à une question aussi vaste c’est de vous reproduire ci-après le communiqué de l’association "Sauvons Le Climat" dont je vous engage vivement à consulter le site au lien http://www.sauvonsleclimat.org. En matière énertique, sa position est la mienne.
Cordialement, André Pellen
Pour éviter de futures grandes pannes en Europe, il faut d’urgence revoir notre politique !
La coupure de courant que viennent de subir une dizaine de millions d’européens dans la nuit de 4 au 5 novembre 2006 souligne le sous investissement dans le domaine de la production et de la transmission électrique en Europe malgré les cris d’alarme répétés du RTE, par exemple. Or des investissements considérables ont été faits au cours des dix dernières années, particulièrement en Allemagne (un total de 17 G€ investis en 2003 qui devraient atteindre 45 G€ en 2015), en Espagne et au Danemark, exclusivement sous forme d’éoliennes. Les éoliennes sont radicalement incapables de faire face à de brusques demandes de courant [note 1] (contrairement aux barrages hydroélectriques, aux centrales à gaz et aux centrales nucléaires modernes) et introduisent une fragilité accrue dans le réseau (citation du président du directoire d’E.ON Netz, : « je ne crois pas que cette déconnection explique à elle seule la panne de samedi soir. Il est probable que les nombreuses éoliennes de cette région à la frontière de la Basse-Saxe et des Pays-Bas y sont également pour quelque chose »).Il est clair que les investissements dans l’éolien industriel viennent en compétition avec ceux qui auraient pu être faits dans des moyens de production mobilisables et dans le réseau. L’exigence déraisonnable de l’Union Européenne d’atteindre 21% d’électricité d’origine renouvelable sert de justification à ces énormes investissements passés et prévus dans l’éolien. Il est encore temps de la revoir
Sauvons le Climat vient de publier sur son site une longue analyse sur ce sujet. Outre les aspects que nous évoquons plus loin, il faut souligner que l’énergie éolienne, quels que soient ses avantages du point de vue environnemental, ne répond pas au problème majeur posé par la grande panne que l’Europe vient de vivre : la sécurité électrique. Même si l’on poursuit son développement, l’énergie éolienne n’apportera jamais de réponse satisfaisante au besoin de sécurité du réseau, parce qu’elle est aléatoire par définition : on ne peut pas compter sur elle. Le programme éolien français : d’une utilité contestable, d’un coût pour la collectivité considérable mais très rentable pour certains
Qu’il n’y ait pas ici de malentendu : « Sauvons le Climat » n’est pas hostile à l’énergie éolienne, en particulier lorsque sa mise en oeuvre permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (par exemple dans les DOM-TOM et en Corse). Par contre, lorsque ce n’est pas le cas, comme en France continentale, nous ne saurions accepter que ses promoteurs trompent nos concitoyens en laissant entendre que ce l’est : les dépenses considérables envisagées pour le développement de l’éolien en France n’auront pratiquement pas d’influence sur le niveau de nos émissions, alors que les investissements correspondants feront défaut pour la mise en œuvre, au niveau requis, de politiques efficaces de réduction de celles-ci.
C’est dans cet esprit d’analyse critique mais non hostile a priori aux programmes éoliens que nous dénonçons ici une politique dispendieuse et inefficace à l’égard du dérèglement climatique et de la demande d’électricité.
Le détail des arguments du présent communiqué peut être trouvé sur le site de « Sauvons le Climat » à l’adresse : http://www.sauvonsleclimat.org/fr/d...[ref.1].
Le souci de réduire nos émissions de gaz à effet de serre s’est concrétisé, entre autres, par l’engagement du gouvernement Jospin d’amener la production d’électricité d’origine renouvelable à 21 % de la consommation totale d’électricité, dès 2010. L’énergie éolienne, la plus mature des énergies renouvelables, a donc focalisé toutes les attentions, en trois phases : d’abord le plan « Eole 2005 », vite remplacé par le « régime spécial » d’incitation, copié sur la « loi EEG » des Allemands. Ce régime, décliné par l’ « arrêté Cochet » du 8 juin 2001, a obligé EDF à acheter l’électricité produite dans les « fermes éoliennes », à un tarif unanimement jugé avantageux, voire juteux (plus de 2 fois supérieur au coût de production du kilowattheure nucléaire).
Suite au forcing opéré par le lobby éolien (le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et l’ADEME, notamment), le gouvernement actuel a pris une série de mesures :
La circulaire qu’adressèrent, le 19 juin 2006, le ministre de l’industrie et sa consœur de l’environnement aux préfets afin qu’ils facilitent la création de Zones de Développement de l’Eolien (ZDE) dans tous les départements.
L’ « arrêté PPI » du 7 juillet 2006 du même ministre de l’industrie, fixant la Programmation Pluriannuelle des Investissements de production électrique au travers des objectifs suivants de mise en service, d’ici à fin 2015 : 17 000 MW d’éolien (pour un prix égal à celui de 9 EPR, mais une production annuelle de l’ordre de celle de 2,5 EPR), dont 4 000 en mer (13 000 MW, dont 1000 offshore dès 2010) , 2 000 MW d’hydraulique, 3 250 MW d’autres énergies « douces », 6 100 MW de centrales fossiles( essentiellement pour faire face à la demande de pointe, mais émettrices de CO2) et les 1 600 MW de l’EPR de Flamanville.
L’« arrêté Jacq-Jacq »du 10 juillet 2006, modifiant les tarifs de l’obligation d’achat de sorte que les professionnels de l’éolien industriel bénéficieront de revenus en hausse d’environ 25 %. Le SER se trouve, de facto, au chômage, toutes ses revendications ayant été satisfaites.
L’arrêté Cochet a déjà conduit à la mise en service de quelque 800 MW éoliens fin 2005 (voir l’article du « Point » du 4 août 2005, « Massacre à l’éolienne »[ref. 2]). La batterie de mesures 2006 a lancé une véritable ruée vers l’or éolien hexagonal de tout ce que le monde compte de banquiers et investisseurs en quête de placements « productifs ». Et pour cause : les rentabilités attendues ont été qualifiées, dès 2001, de « rentes indues » par le président de la Commission de Régulation de l’Energie, instance indépendante mais inutile, en l’occurrence. Il y a donc tout lieu de penser que ce programme d’investissement se réalisera (voir le « Canard Enchaîné » du 9 août 2006[ref. 3]
Qu’en résultera-t-il ?
l’immobilisation d’environ 27 milliards d’euros pour la réalisation dudit programme, rendus indisponibles pour d’autres investissements plus éfficaces
l’érection d’environ 10 000 mâts de plus de 100 mètres de hauteur
un transfert de 4 milliards d’euros[note 2]par an au profit des opérateurs d’éoliennes, dès 2016, au détriment des consommateurs domestiques (qui verront leurs factures augmentées de près de 20% de ce seul fait) sans que ceux-ci en sachent rien, et, a fortiori sans qu’ils soient consultés.
Et encore :
ce programme considérable suscitera, évidemment, la colère dans les campagnes, malgré les largesses des promoteurs à l’égard des décideurs locaux (élus, fascinés par la taxe professionnelle afférente, et propriétaires fonciers, dont les loyers s’envolent) et les mesures de dissuasion envers les opposants (loi du 16 juillet 2006 modifiant le Code de l’urbanisme et stipulant qu’une association locale ne pourra ester en justice contre tout projet, notamment l’implantation d’éoliennes, qu’à condition d’avoir été créée avant la demande de permis de construire) ;
ce développement ne créera que de façon marginale des emplois permanents (4 000 pour la maintenance ), la plupart des machines venant d’Allemagne, Danemark, Espagne ou Etats-Unis, car la France n’a aucun constructeur à la hauteur des Enercon, REpower, Vestas, Gamesa ou General Electric
cet énorme parc éolien ne dispensera pas de construire d’autres moyens de production (centrales à base de combustibles fossiles ou centrales nucléaires) car, en France, le vent ne souffle qu’un jour sur quatre ;
et tout cela ne réduira pratiquement pas nos émissions de gaz à effet de serre puisque, actuellement, 95 % de notre électricité provient des centrales hydrauliques (13 %) et nucléaires (82 %) (voir les documents SLC [ref.4] et [ref.5]).
L’objectif gouvernemental sera peut-être atteint, en termes de pourcentage d’énergie renouvelable produite. La qualité de notre air n’en sera pas améliorée pour autant.
C’est ainsi qu’une louable intention écologique donne(ra) lieu à une discrète mais énorme extorsion de fonds.
Sauvons le Climat » appelle à un moratoire sur la mise en œuvre de l’Obligation d’Achat pour les nouvelles éoliennes, dans l’attente de l’organisation d’un débat national sur ce sujet. Bien entendu, il devrait rester possible de construire des éoliennes mais sur une base purement volontaire, leur production étant vendue dans les conditions normales du marché. Un tel débat permettrait, en outre, de rendre plus transparent ce secteur, particulièrement opaque.
Références : [1]Sauvons le climat, Points de vue des signataires, Opinions et Réflexions, Analyse économique critique du programme éolien français [2]Le Point du 4 août 2005 [3]Le Canard Enchaîné du 9 août 2006 [4]Sauvons le climat, Points de vue de Sauvons le Climat, Documents, Les Sources d’énergie, Eolien et Système de production d’électricité[5]Sauvons le climat, Points de vue de Sauvons le Climat, Documents, Les Sources d’énergie, Contribution des éoliennes aux émissions de gaz à effet de serre
Notes [1]Les « dispatchers » d’EDF qualifient l’énergie éolienne de « fatale » (à prendre quand elle vient), par opposition à l’énergie produite par d’autres centrales (fossiles, fissiles ou hydrauliques de réservoir) dite « dispatchable ». Dans l’équilibre production-consommation que RTE doit assurer à tout moment, quelles que soient les variations de consommation, l’éolien ajoute un aléa de production : il complique donc la donne, ce dont se plaignent d’ailleurs les gestionnaires de réseaux d’Europe Centrale, souvent envahis par les électrons excédentaires des « fermes » danoises ou allemandes. [2]Calcul effectué sur la base d’une production annuelle de 46 TWh, dont 33 d’éolien terrestre payé 84 €2007/MWh et 13 d’éolien offshore au prix de 133 €2007/MWh. Nous avons déduit du prix d’achat forcé de l’électricité éolienne le coût du combustible nucléaire évité soit 0,5 G€.
Le scenario des cerveaux de Google (Clean Energy 2030) comprend 380 GW d’éolien :
Sur le blog officiel de Google : http://googleblog.blogspot.com/2008...
Et sur knol, l’encyclopédie collaborative de Google : http://knol.google.com/k/-/-/15x31u...
Eric Schmidt, PDG de Google : "L’éolien a un potentiel formidable ! Il y a toujours du vent quelque part aux USA ; avec un super-réseau électrique, on transforme une ressource intermittente en une ressource continue "
à Olivier Daniélo qui a écrit : « Il y a toujours du vent quelque part aux USA »
c’est probablement exact.
Cependant, peut-être pour respecter un certain principe de précaution, les Américains font principalement confiance au charbon et au nucléaire pour assurer leur production d’électricité.
Parce que si « il y a toujours du vent quelque part aux USA » il n’y en a jamais toujours assez pour faire tourner toutes les éoliennes à leur plein rendement.
Ils ne sont pas fous, ces Américains !
D’autre part, en France, il se produit quelques journées sans vent suffisant pour faire tourner les éoliennes. En 2003, ces journées ont formé presqu’un mois continu pendant l’été caniculaire.
Stanford University :
Connecting Wind Farms Can Make A More Reliable And Cheaper Power Source http://www.sciencedaily.com/release...
à Olivier Daniélo qui a écrit : « Connecting Wind Farms Can Make A More Reliable And Cheaper Power Source. »
Cela veut seulement dire que la mise en réseau des « fermes de vent » peut constituer une source d’énergie plus fiable et moins chère qu’elle ne l’est actuellement.
Cela dit clairement qu’en l’état les « fermes de vent » constituent une source d’énergie qui n’est pas fiable et qui est chère.
Cela ne signifie nullement que les « fermes de vent », même mises en réseau, peuvent constituer une source d’énergie fiable et bon marché.
[NREL, US Department of Energy]
"An NREL study shows that plug-in electric vehicles acting as a storage resource on the grid would help the penetration of intermittent renewable energy generation resources such as solar and wind."
à Olivier Daniélo qui a écrit : « An NREL study shows that plug-in electric vehicles acting as a storage resource on the grid would help the penetration of intermittent renewable energy generation resources such as solar and wind. »
Oui, c’est une possibilité, à condition de s’organiser pour que les véhicules dépendant de ces batteries puissent être immobilisés pendant un temps suffisamment long pour tenir compte des intermittences de la production éolienne.
Et encore faudrait-il que cette électricité ne coûte pas trop cher à l’utilisateur.
Et il faudrait aussi qu’il y ait suffisamment de véhicules électriques pour que l’opération soit viable. Or, en France, les anti-nucléaires s’opposent à la voiture électrique.
Beaucoup de conditions à remplir avant que cela puisse fonctionner.
Et en attendant, c’est le contribuable qui paie…
suite a votre article je m’ intérroge sur la réouverture des centrales thermiques (et qu’ appelle-t-on thermiques) qui palieront la production d’ électricité des éoliennes ? en effet, dans ma région (Aveyron,sur le site du Lévézou, entre Bouloc et Rodez) il y a un projet de construction de 150 éoliennes qui a débuté depuis un peu moins d’ un an, et on entend de tout et de rien. Donc j’ aimerais avoir de plus amples informations sur la réouverture des centrales thermiques qui, à mon sens, sont beaucoup plus polluantes ,du moins en rapport avec le rejet de CO2 qui reste le problème numéro 1 pour moi ,car si nous ne pouvons plus respirer à quoi bon se poser la question du recyclage des déchets nucléaires. pourriez vous me répondre sur mon adresse internet, merci d’ avance
à Tite, qui a écrit : « centrales thermiques qui, à mon sens, sont beaucoup plus polluantes ,du moins en rapport avec le rejet de CO2 qui reste le problème numéro 1 pour moi » :
les rejets de CO2 constituent, en effet, le problème numéro 1 non seulement pour vous, mais pour l’immense majorité des gens, tant il semble que l’humanité soit victime d’un effet de mode.
L’effet de mode, qui consiste à ne tenir compte que du CO2, est tellement puissant qu’il a fini par occulter quelques réalités assez sombres qui furent pourtant bien connues, même du Grand Public, il y a quelques années, car elles nous concernent directement.
Les centrales thermiques qui brûlent du charbon, du pétrole, du gaz dit « naturel » ou du lignite (1) rejettent, en plus du CO2, du CO (2), des dioxydes d’azote – NOx –, des dioxydes de soufre – SOx (3) –, du méthane – CH4 (4) – ainsi que des particules pathogènes (certaines peuvent provoquer des cancers).
Bien entendu, les quantités varient selon le combustible considéré.
Pour compléter le tableau, précisons que les centrales au charbon rejettent plus de particules radioactives qu’une centrale nucléaire, principalement sous forme de carbone 14.
Le plus gros problème que posent ces déchets de combustion, qu’il s’agisse du CO2 ou des autres, tient au coût de leur rétention et de leur confinement.
Alors, tous les gouvernements et tous les partis politiques du monde (même les plus verdâtres), pour une fois unanimement d’accord, les laissent se répandre dans la nature et dans notre organisme puisque nous sommes obligés de les manger et de les inhaler.
Nul doute que, si les centrales thermiques à flamme étaient tenues à autant de propreté que les centrales nucléaires, et avec une surveillance aussi pointilleuse, leurs coûts de production deviendraient nettement moins attractifs.
...
1.- ça aussi, on l’a perdu de vue, mais certains pays, dont l’Allemagne-parée-de-toutes-les-vertus-écologiques, exploitent encore des centrales au lignite, combustible terriblement polluant, mais tellement moins cher que les autres… il faut bien tenter de rattraper, même dans une faible mesure, les coûts faramineux engendrés par l’utilisation massive et sans discernement des énergies éolienne et solaire,
2.- en petites quantités, comme toute combustion, mais c’est un gaz qui peut être mortel, l’oxyde de carbone,
3.- les SOx ont été reconnus responsables de la destruction d’énormes superficies de forêts dans toute l’Europe de l’est – le lignite étant le combustible dont la combustion en diffuse le plus,
4.- le méthane – particulièrement diffusé pendant le transport du gaz dit « naturel » – est un gaz dont les propriétés d’amplification de l’effet de serre sont vingt fois plus fortes que celle du CO2, mais durent moins longtemps
Une précision préalable : par thermique, on entend thermique à flamme (THF) - charbon, fuel, gaz - par opposition au thermique nucléaire.
Fin 2006, outre les projets encore flous d’un GDF-Suez producteur d’électricité, l’Espagnol ENDESA, majoritaire dans le capital de la SNET, arrivait sur notre territoire avec ses 4 centrales à charbon et se proposait d’entrer en lice avec un projet de 7 cycles combinés à gaz de 400 MW. Une possible OPA sur ENDESA, émanant de l’Allemand E.ON, devait également introduire la filière gazière, "gaz RUHRGAS", de ce dernier dans la compétition hexagonale. Par ailleurs, avec ses 1200 MW de cycles combinés à gaz, l’Autrichien VERBUND s’apprêtait à enrichir la concurrence française par le truchement du courtier POWEO. De son côté, EDF est sur le point d’achever la remise en service de 3100 MW THF à Porcheville 1 et 2, à Cordemais, à Aramon, à Vaires-sur-Marne et à Vitry-sur-Seine.
Mais dites vous bien que toutes ces convoitises sont concentrées sur une production de pointe en constante croissance, donc très lucrative par la force des choses, POUR LAQUELLE L’ÉOLIEN NE PEUT STRICTEMENT RIEN ! RTE EST DONC OBLIGÉ D’ACHETER À PRIX D’OR CES PRODUCTIONS ET L’ON CONTINUE DE SE RUINER DANS LA CONSTRUCTION D’UN PARC ÉOLIEN UBUESQUE QUI, POUR L’ESSENTIEL, REMPLACE UNE PRODUCTION NUCLÉAIRE NON ÉMETTRICE DE CO2.
Songez : la puissance THF évoquée ci-dessus est de l’ordre de 10 GW. Si l’on voulait leur substituer une production éolienne - si tant est que ce soit techniquement possible, ce qui n’est pas le cas ! - il faudrait construire, en France, 20000 éoliennes de 2 MW chacune, soit 134 parcs comme celui qui se monte près de chez vous... Avec, en prime, des problèmes d’exploitation du réseau électrique insurmontables, dont les usagers ne manqueraient pas de souffrir.
Je vous laisse, méditer sur l’intérêt qu’il peut y avoir à couvrir, à grands frais, le pays de ces machines publicitaires qui ne semblent là que pour faire passer le message "plus écolo que moi, tu meurs."
André Pellen
André Pellen informe ses lecteurs de la parution, le 28 mai 2009, de son dernier ouvrage, « La solidarité n’est qu’affaire de lucidité et de discipline sociales », aux Éditions Edilivre Aparis (1).
L’idée d’une civilisation planétaire cohérente – à défaut de fraternelle – demeure plus que jamais une vue de l’esprit. Même si d’aucuns veulent encore croire que les conséquences logiques de la crise actuelle sonnent le glas de l’ère prédatrice de l’économie mondiale, le caractère intrinsèque des conflits d’intérêts qui, depuis la nuit des temps, jalonnent l’histoire des sociétés animales de disettes et d’affrontements meurtriers n’est, une fois de plus, que trop souligné. Non seulement le vivant cognitif n’échappe pas à ce tropisme, mais rien n’indique qu’il soit un jour capable de juguler son puissant instinct d’appropriation au nom d’une idée supérieure de l’Humanité. N’en déplaise aux disciples de Vernadski, l’entendement humain s’accommode parfaitement d’une mentalité primaire de l’homo sapiens, immuable depuis l’origine de sa socialisation.
Les héros de cette fresque contemporaine en tirent la conclusion que la garantie d’un niveau de vie élémentaire ne peut désormais plus reposer que sur la capacité des ressortissants nationaux à veiller eux-mêmes sur leur intérêt collectif, quitte à composer avec les préceptes politiques et les règles du jeu économique en vigueur. Ainsi, du choix sélectif des comportements grégaires à celui des biens de consommation, une intelligence sociale inédite découvre-t-elle le vrai périmètre d’un humanisme débarrassé de l’hypocrisie et de la démagogie du discours théologique. Elle révèle que la solidarité universelle est un leurre idéologique auquel la conscience ordinaire du concept caritatif reste indifférente. Elle a surtout fini par décomplexer ceux qui qualifient de funeste irresponsabilité le fait d’en appeler à la conscience de citoyen du Monde pour structurer une vie nationale.
Plus que leurs enfants, les seniors d’aujourd’hui s’identifieront à ces deux existences emportées par la tourmente sociale, dont le caractère chaotique fut assez commun au siècle dernier. Les joies, chagrins et émotions intimes structurant leurs vies affectives n’en transcendent pas moins les générations, y compris cette exaltation toute historique, tirée de leur aventure, rapidement muée en une poignante désillusion. Fidèle à la vérité établie des faits, la relation d’un des évènements ayant inspiré cette fiction ne craint pas d’y décliner l’identité réelle des protagonistes ; celle des responsables du sabordage du surgénérateur Superphénix, victime sacrificielle de la conquête du pouvoir, en 1997. Témoin de son temps, parmi les moins austères, le roman reste le plus sûr moyen de faire mieux connaître cette trahison préméditée de l’intérêt national, au plan économique comme au plan écologique.
(1) Accessible dès maintenant sur le site des Éditions Edilivre, au lien http://www.edilivre.com/doc/12002 Disponible dans 45 jours auprès des partenaires traditionnels – Amazon, Alapage… – et sur le réseau DILICOM des libraires.










