Article publié le 3 août 2009
Enerzine,
toujours bien renseigné, nous relaie une étude réalisée par la France,
les États-Unis, la Norvège et l’Espagne au sujet du Co2 d’origine
humaine dans l’Océan Atlantique. Cette missions appelée CARBOOCEAN
révèle que ce sont plus de 54 giga-tonnes (c’est à dire 54 milliards de
tonnes – une voiture en émet comparativement 1 tonne par an) de Co2 qui
sont imputables à l’activité de l’homme.
Les océans, nous l’avions vu ici, absorbent une partie importante du Co2 de la planète, à tel point que l’on envisage d’en faire un réservoir de Co2 (les puits de carbone, le stockage du Co2 y font référence, entre autres), mais quand il y en a tant, c’est la couche supérieure de l’eau qui sature rapidement, ne laissant passer que peu de lumière, et réduisant donc la capacité de photosynthèse du plancton. A partir de ce point, c’est l’ensemble de la chaine alimentaire qui est remise en question.

Car les océans ont déjà absorbé la moitié de nos émissions de Co2 depuis la révolution industrielle (fin 18e / début 19e), sans quoi nous atteindrions des taux de Co2 dans l’air (le fameux taux de ppm) beaucoup plus élevés qu’ils ne le sont déjà (passés de 280 ppm en 1800 selon the New Scientist à près de 380 aujourd’hui). Mais utiliser l’océan comme « filtre » à Co2, c’est également l’acidifier, le Co2 se dissout dans l’eau en acide carbonique, un agent qui à sont tour dissout les récifs coralliens, menaçant encore une fois l’équilibre alimentaire des océans.
Bref,
il ne faut pas prendre les océans pour une poubelle bienvenue qui
accepterait sans broncher le Co2 d’origine humaine, et commencer à
penser sérieusement à la dépollution de la Grande Bleue.
TechnoPropres





