Article publié le 19 juin 2009
Constatant que notre climatomètre semblait pour l’instant stabilisé
autour des +0,5°C, nous avons essayé d’estimer à quelle vitesse les
conséquences majeures du changement climatique, telles que décrites par Mark Lynas, allaient se concrétiser.
Si le réchauffement poursuit
donc sa progression linéaire, on note qu’aucune personne vivant en 2009
ne connaîtra les phénomènes réellement catastrophiques à l’échelle de
l’humanité : ceux-ci ne surviendront que vers la fin du siècle. En
supposant que vous ayez un/une enfant aujourd’hui même et que celui-ci
vive les 80 ans d’espérance de vie moyenne pour un Occidental, vous
remarquerez que même lui/elle ne vivra sans doute pas les conséquences
redoutables du réchauffement, qui ne battront son plein qu’au... 22ème
siècle.
Notre méthode prédictive, essentiellement fondée sur la prolongation de
droites et la simplification à outrance, est bien entendu
scientifiquement discutable. Des gens plus compétents - des
climatologues comme Jim Hansen ou Valérie Masson-Delmotte, par exemple
considèrent que nous sommes proches d’un point de basculement qui
ferait brutalement s’accélérer le réchauffement et nous mettrait bien
plus proches de la quasi-disparition des stocks de poisson océanique ou
de l’effondrement de la production céréalière mondiale.
Le problème est, qu’en toute rigueur scientifique, ils ne peuvent pas
tracer une courbe plus inquiétante, ne disposant pas aujourd’hui de
suffisamment de faits pour cela.
Nul doute que de nombreux décideurs sur la planète ont fait également
construire de telles chronologies... et en ont froidement tiré la
conclusion qu’il est urgent de faire un petit quelque chose pour ne pas
ensuite être mal jugé par l’Histoire, mais certainement pas de
sacrifier ses acquis pour éviter une menace plus lointaine d’aujourd’hui que l’explosion de la première bombe atomique.
Voilà pourquoi il ne faut pas s’attendre à quoi que ce soit de majeur à
l’issue des déjà fameuses négociations de Copenhague.
Thèmes
ils ne peuvent pas tracer une courbe plus inquiétante
Cà ne fait rien !! C’est le but de la manoeuvre !! Créer et surfer sur l’inquiétude. C’est ce qui rapporte aujourd’hui.
ne disposant pas aujourd’hui de suffisamment de faits pour cela.
Quand on n’a pas suffisamment de faits d’une part et de faits établis d’autre part, on s’abstiens tout simplement de pondre ce genre de prédictions vaseuses et on commence d’abord par accumuler et vérifier des faits et lorsqu’on en a assez on fait des courbes.... C’est la démarche scientifique honnête. Tout le reste n’est que spéculations ridicules.







