Article publié le 20 mars 2009
Les forêts tropicales du bassin du fleuve Congo, deuxièmes plus importantes forêts anciennes après l’Amazonie sont aujourd’hui en grand danger. L’occasion pour Greenpeace de rappeler que l’avenir de notre climat se joue aussi en Afrique.
En cause notamment,
l’exploitation souvent illégale du bois qui engendre la destruction de
la faune et de la flore. À ce rythme, en 2050, la forêt y aura
complètement disparu ! Il faut par tous les moyens stopper la
déforestation qui contribue pour 20% au rejet des gaz à effet de serre
et donc à l’accélération des dérèglements climatiques mondiaux...
Depuis
son implantation en Novembre 2008, Greenpeace a déjà contribué à la
préservation de 10 millions d’hectares de forêts, soit l’équivalent de
l’Islande en maintenant la pression auprès du gouvernement Congolais
afin d’annuler des contrats avec de grands groupes forestiers.
Jusqu’à un quart des émissions totales mondiales de gaz à
effet de serre est imputable à la déforestation tropicale, souvent en
vue d’une transformation en pâtures ou terres agricoles. On
estime que d’ici à 2050, la déforestation en République démocratique du
Congo (RDC) pourrait libérer jusqu’à 34,4 milliards de tonnes de CO2,
soit à peu près l’équivalent des émissions de CO2 du Royaume-Uni au
cours des soixante dernières années. La RDC risque de perdre plus de 40
% de ses forêts...
415 espèces de mammifères, 11 000
espèces de plantes, 1 117 d’oiseaux et près 1000 de poissons d’eau ont
été recensés pour la seule RDC. Éléphants de forêt, gorilles, bonobos
et okapis sont parmi les espèces les plus emblématiques de cette
extraordinaire biodiversité. Ces forêts sont aussi le cadre de vie de
centaines de centaines de milliers d’habitants des communautés «
pygmées » et jouent un rôle essentiel dans l’équilibre du climat.
Wengé,
afromosia, sapelli, iroko... Le butin de ce pillage se retrouve en
partie dans nos magasins et sert à construire nos parquets, fenêtres ou
escalier. La France est le 1er importateur européen de bois d’Afrique centrale.
Les
solutions existent : mise en place d’aires protégées, promotion
d’usages moins destructifs de la forêt, mais la volonté politique se
fait attendre...
WWF, les Amis de la Terre (Friends of
the Earth) et Greenpeace unissent leurs efforts, au niveau européen et
français, pour obtenir une loi ambitieuse garantissant que seul du bois
d’origine légale entre sur le territoire européen. Les députés du
parlement européen et les ministres qui participeront au Conseil de
l’Agriculture, respectivement le 23 avril et en juin, devront se
prononcer sur les recommandations de la commission environnement du
Parlement.
En savoir +
Le pillage des forêts du Congo (Rapport Greenpeace)
Source : Greenpeace
Thèmes
Un message, un commentaire ?










