Planktos veut répandre du fer dans les océans.
On l’a vue dans un autre article la société Planktos, sise en Californie, a décernée au Vatican une médaille écologique et veut faire commerce de crédits carbone. Pour cela Planktos se propose de reboiser l’Europe et de répandre de la poudre de fer dans les océans. Cette opération a démarrée le 6 novembre.
Cet article reprend et résume un excellent article de Science actualités.
Le WeatherBird II , navire de Planktos devrait répandre plusieurs centaines de tonnes de fer, dans l’océan Atlantique pour Favoriser la multiplication d’algues planctoniques. Selon Planktos, « ceci devrait permettre de capturer le dioxyde de carbone responsable du réchauffement planétaire et restaurer les écosystèmes océaniques. Chaque tonne de fer répandu pourrait piéger entre 110 et 180 000 tonnes de CO2 atmosphérique. » Un « prix de revient » de 5 euros et une revente à 70 euros la tonne sur le marché, faites le calcul.
Petit problème pour Planktos : la compagnie n’a pas l’autorisation de procéder à l’épandage. Il est en effet interdit de déverser des substances dans les océans, même dans les eaux internationales. Toutefois, la Convention de Londres en charge de la prévention de la pollution des mers, autorise certaines dérogations à condition d’obtenir un permis spécial du pays du pavillon avec lequel le bateau navigue ainsi que du pays à partir duquel la substance en question est chargée. Les Etats-Unis refuse de délivrer ce permis à Planktos… Mais qu’à cela ne tienne Planktos chargera ailleurs.
L’équipage de Planktos s’est dirigé donc vers l’Europe. La société pourrait faire appel à un pays non signataire de la Convention de Londres, ce qui réglerait le problème légal.
Outre l’aspect légal, la mission ne fait pas l’unanimité du côté scientifique. Car si les océans absorbent effectivement chaque année environ 30% des émissions humaines en carbone, on ne sait toujours pas recréer artificiellement ce que la mer sait faire naturellement. Pour les détails techniques sur le puit naturel de carbone, reportez-vous à l’excellent article de Science actualités.
Douze expérimentations de fertilisations artificielles ont ainsi été menées depuis 1993. Mais les résultats sont assez mitigés. Si elles ont toutes abouties à une explosion d’algues planctoniques, et donc une augmentation de l’absorption de dioxyde de carbone en surface, on ne sait toujours pas avec certitude quelle quantité de ce carbone ingéré est effectivement piégée au fond des océans. Il semblerait que seule une très faible quantité de CO2 soit réellement piégée à long terme. La majeure partie serait restituée dans l’atmosphère quelques jours ou quelques semaines plus tard par les bactéries qui dégradent en surface les matières organiques.
Les effets secondaires de ces expériences n’ont guère été étudiés. Ainsi, la prolifération d’algues pourrait entraîner une augmentation de la production de certains gaz, comme le protoxyde d’azote dont l’effet de serre est 300 fois plus puissant que le CO2 ! D’autre part, une prolifération d’algues à grande échelle pourrait également entraîner un appauvrissement en oxygène dont les conséquences sur le reste de la faune marine pourraient être dramatiques. Enfin, doper les algues d’un côté de l’océan pourrait finir par les affamer ailleurs, estiment certains spécialistes.
Planktos ne nie pas ces incertitudes mais plaide pour une expérience à large échelle afin d’étudier l’efficacité du processus et ses effets secondaires. Pour cela Planktos veut lancer une série de six expériences d’environ 100 tonnes de fer chacune. « C’est peut-être 10 fois plus que ce qui a été fait jusqu’à présent mais c’est aussi 20 fois moins que ce qui est apporté naturellement par les vents sur les mers ! » disent-ils.
Le problème c’est que Planktos est une entreprise à but lucratif qui prétend avoir des scientifiques derrière elle mais ces scientifiques sont bien silencieux. Peut-être prient-il en silence au Vatican.
J’ai posté cet article, totalement pompé sur SA, pour donner un éclairage sur celui-ci :
http://www.naturavox.fr/article.php...
qui parlait de l’implication du Vatican dans le "trafic" des droits à polluer et le rachat d’indulgences écologiques.
JoelP... expliquez nous ce que vient faire le fer dans l’océan...pour faire de l’oxide de fer faut il decomposer le co2... ?en ce cas pourquoi ne pas jeter de la limaille de fer dans les nuages au dessus de paris ! ! ! !
A Judel.
En effet l’auteur de l’article n’explique pas le rôle du "fer".
Il ne s’agit pas de fer métallique mais d’un sel ferrique, par exemple sulfate ferreux ou ferrique, sous forme de particules sub micronique, voire nanmétriques, qui joue un simple rôle de catalyseur de développement des microorganismes qui absorberont le CO2 pour faire des molécules organiques compexes (procédé ressemblant un peu à la photosynthèse (où le rayonnement solaire ultra violet joue le rôle de catalyseur).
Par contre l’efficacité à long terme de la capture du CO2 n’est pas démontrée, à ce jour, par manque d’expérimentation (1 seul essai pas convainquant).
Bonne journée.










